L’Infernal Remake Dantesque ! – Chant III – ♪ Ohé Ohé, Capitaine abandonné ! ♫

« Située sous la légendaire ville de Jérusalem, place centrale des religions juive, chrétienne et musulmane, l’Enfer (aussi appelé Shéol ou Hadès) a été créé à l’aube de l’humanité par la chute de Lucifer sur Terre.
Ce lieu chargé d’Histoire et d’histoires a adopté au fil des siècles un style unique, dû au fait que les meilleurs artistes (l’ayant rejoint au fil du temps) ont contribué à l’embellir de plus en plus ; les aménagements intérieurs remarquables réalisés lors de son agrandissement dans les années 1750 (conséquence de l’accroissement rapide de la population à partir de ce moment) ont d’ailleurs profité de leur savoir-faire et leurs différentes techniques artistiques.
Classé monument historique depuis plus de 4000 ans, le site ne cessera de vous surprendre, par son ambiance atypique et solennelle. Le bâtiment, le décor authentique et les collections vous font vivre un voyage impressionnant à travers le temps. Le guide vous fera découvrir ses neufs cercles, tous différents, et vous parlera de ses résidents les plus célèbres.

> Infos pratiques
– Capacité : à partir de 1 personne et jusqu’à 10 personnes (à partir de 12 ans)
– Validité : du lundi au samedi, sauf jours fériés (sous réserve de disponibilité du site)
– Langues : français, anglais, latin, grec (supplément de 15 € pour une visite en langues étrangères)
– Durée de la visite : 48 h environ
– Tarifs : à la tête du client à déterminer avec le guide avant la visite
Pour plus d’informations, adressez-vous à l’office du tourisme de Sodome ou Gomorrhe(1)
Nous vous prions de suivre les instructions du guide, de ne pas vous écarter du (droit) chemin, et de ne pas nourrir les damnés.
Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir d’être remboursé. »

Ces mots étaient placardés sur une porte massive en ébène sculptée(2), encastrée dans la roche d’une sorte de cairn.
« – Qu’est-ce que c’est que ce zouf ? » lançais-je à Virgile après avoir lu cette inscription inattendue.
« – Oh, eh bien… c’est Dieu qui a pensé que ça serait bien de rentabiliser un peu tout l’installation, parce qu’avec le contexte économique et l’augmentation exponentielle de la population depuis quelques siècles, il y a de plus en plus de monde dans les 3 royaumes supra-terrestres(3), et on commence à avoir un peu de mal pour financer tout le bouzin : l’entretien des pompes pour les différents fleuves infernaux (surtout pour le Phélégéthon, qui a tendance à les faire fondre, et le mithril ça coûte bonbon à faire réparer), acheter le charbon magique qui brûle sans faire de fumée, payer le staff qui gère le matériel (comme la poix ou les manteaux en or et plomb du malebolge, les climatiseurs au 9ème cercle, etc.), mais aussi pour les festins qu’organise souvent le Barbu là-haut, à grands renforts de nectar, d’ambroisie, d’hydromel, de viande des meilleurs animaux… Tout ça pour dire que le fric pousse pas sur les arbres, et que yen a qui doivent bosser pour les autres. »

Le laissant à ses grommellements, je relisais l’affiche.
« – Eh, mais attendez ! Je peux pas rentrer, vu que j’ai pas d’argent pour payer le voyage ! C’est dommage, hein… »
« – Ne t’en fais pas, Dame Margarido a payé d’avance. » répondit-il avec un sourire.

Damned, elle avait pensé à tout !… Bon, tant pis.

Mon regard rencontra ensuite un bouton à tourner sur le côté de la porte. Il y avait ces mots écrits à côté :
« Turn right for Kanto ;
Turn up for Hyrule ;
Turn left for Hell ;
Turn down for what. »

En tournant le bouton, vers un côté ou l’autre, le message sur l’affiche changeait, vantant cette fois une contrée sauvage pleine d’innombrables créatures à admirer, ou un royaume prospère entouré de plaines verdoyantes et de temples anciens. Mais la dernière option m’intriguait.
Je tournais donc le bouton vers le bas. A cet instant, une voix sortie de nulle part cria « TURN DOWN FOR WHAT ! » et une musique stupide à base de basse et de bruits répétitifs commença à se jouer à fond la caisse.

Heureusement, j’eus rapidement le réflexe de tourner le bouton de nouveau.(4)

Après cet intermède inutile, Virgile me demanda si on pouvait y aller, ou si on allait encore rester admirer cette porte longtemps. « Nous sommes arrivé à l’endroit où il n’est plus permit de douter. Ici sont enfermés des hommes dont la peine est de perdre le bien de l’intellect, et aussi de souffrir atrocement pour l’éternité, mais c’est quand même pire de perdre l’intellect, n’est-ce pas ?… » termina-t-il en riant.
Puisque de toute façons je serai obligé de rentrer à un moment ou à un autre, je respirais un grand coup, puis j’ouvris la porte et entrais.

Là, je fus frappé par les cris de douleur, les pleurs, les râles de toutes sortes, qui semblaient venir de toutes les directions, émis par des milliers de voix à chaque instant, dans tous les langages créés depuis Babel(5). On aurait dit que tous ces malheureux tentaient de crier toutes les souffrances qu’ils enduraient, la colère et la peine qu’ils ressentaient, et cela me fit me sentir mal.
De plus, il faisait noir comme dans le c*l d’un nègre un four, et je dus attendre quelques minutes pour que mes yeux commencent à s’adapter à la pénombre qui régnait ici.

« – M’sieur Virgile ! Où sommes-nous ? Qui sont tous ces gens ? » hurlais-je à Virgile pour qu’il m’entende malgré ce boucan infernal.
« – Vois, dit-il d’un ton grave, le Vestibule de l’Enfer, où sont regroupé toutes les âmes qui ont vécu sans mérite ni péché. Ce sont tous les lâches, les neutres, les indécis, les indolents, et autres personnes sans volonté, qui ont fui les responsabilités et n’ont pas voulu prendre parti. Ils sont rassemblé ici, avec les anges qui n’ont pas su choisir leur camp pendant la première rébellion(6)Le Ciel ne veut pas d’eux, car ils ne sont pas assez purs, et l’Enfer non plus, car ils ne sont pas assez mauvais. »
– Mais, cela n’explique pas pourquoi ils crient aussi fort ! Quelle est la raison de leur peine ?
– Ils ne peuvent plus attendre que la mort les libère de leurs tourments, et sont condamnés à cette existence pitoyable sans espoir de pitié ou de miséricorde. Et en bonus, ils sont harcelés par des mouches et des guêpes qui les piquent sans cesse, et avancent sur un tapis de vers immondes qui boivent leurs larmes et leur sang. Une foule d’entre eux court après un étendard lâché au vent, symbole ironique de leur vie passée où ils ont fui les causes au lieu de les rejoindre, et personne ne veut d’eux alors qu’ils le demandent, alors que c’était également l’inverse auparavant. Mais cessons de parler d’eux, ils sont foutus, et on a du chemin ! »

Examinant les damnés, j’en reconnus un certain nombre, grâce aux recherches de l’auteur qui s’est emmerdé pendant des heures à chercher des damnés potentiels : les habitants de ce pays qui préfèrent vivre tranquillement dans leurs montagnes à manger du fromage plutôt que de rejoindre les autres nations(7) ; cet ordre de moines, reclus dans leur temple en haut de la plus haute montagne du pays, qui ne s’occupent que d’étudier l’art de la Voix, et surtout pas de politique(8) ; les habitants de cette planète, presque aussi bornés que les précédents(9) ; cet abruti de capitaine qui cumula stupidité, incompétence et couardise(10), avec son collègue aussi doué que lui(11) ; ce chevalier qui ne fut blessé que par des rameaux(12) ; cet autre chevalier qui avait peur de tout, y compris des faisans et des lapins adultes(13) ; les époux qui furent plus mous l’un que l’autre, le mari étant un mouton apathique, tandis que sa femme était une mélancolique névrosée(14) ; cette fille de baron qui était aussi énergique que la précédente(15) ; ce grand enfant qui ne savait que se plaindre de sa condition et se faire victimiser par les autres (en particulier par son collègue aux nombreux penchants déviants)(16) ; ce champignon qui n’a jamais été foutu de protéger sa princesse(17) ; ce Sarrasin qui a préféré se cacher plutôt que d’affronter les représailles dûs à ses actes de haute volée(18) ; celui-ci, aussi, qui porte son fardeau comme le disait son nom, et qui est le reflet de son créateur(19) ; enfin, cet homme qui préféra s’enfermer dans ses illusions plutôt que d’affronter ses peurs, et de reconnaître son crime(20).

Laissant tout ce petit monde à leur triste sort, j’arrivais avec Virgile près d’un fleuve.

« – Bon, qu’est-ce qu’on fait ? On y va à la nage ? » demandais-je, d’un ton à la fois interrogatif et ironique.
« – Malheureux ! As-tu perdu l’esprit ? se scandalisa le poète. Sache que personne n’est assez fou pour tenter de traverser sans permission l’Achéron, le profond et noir fleuve de la douleur, dont l’eau empoisonne les mortels ! Seul Charon, le nocher(21), est autorisé à faire franchir aux âmes ce triste affluent, l’un des quatre principaux du monde souterrain. »

Nous attendîmes donc l’arrivée du dénommé Charon, en compagnie d’un nombre incalculable d’âmes qui souhaitait également pouvoir atteindre l’autre rive.

Quelques minutes plus tard, effectivement, un bateau arriva et s’amarra contre le rivage. D’une trentaine de mètres de long, la barque était si longue et large qu’on aurait dit une petite péniche, toute noire, usée par le temps. Un vieillard voûté en descendit, aux cheveux blancs et aux yeux de feu, en pagne blanc, tenant une rame sur laquelle il s’appuyait comme si c’était une canne.

« – En voiture, Simone ! dit-il d’une voix sénile et un peu tremblante(22). Allez, bande de jeunes délinquants, embarquez ! On a pas toute la journée ! Vous avez pas honte de m’faire crier, à mon âge ? Z’aviez qu’à pas faire les cons là-haut, ‘spèce de ramassis de hippies ! »
Il frappait à grands coups de rame les pauvres hères qui se hâtaient de monter dans la cale du bateau, pressé à la fois de ne plus avoir à attendre sur la berge, et également de ne plus entendre les beuglements du vieux gâteux.

Virgile s’approcha de lui pour lui parler :

« – Eh, grand-père ! J’ai besoin que tu me fasses passer avec mon clien… euh… jeune ami ! »

Charon s’approcha de moi et me dévisagea.

« – J’embarque pas les vivants, moi ! Déjà que je dois parfois ramener des zigotos de l’autre côté jusqu’ici alors que c’est interdit…
– Et Psyché, Orphée, Énée et Hercule ? Ils étaient pas vivants, p’têt ? répliquais-je.
– Non, mais la jolie demoiselle et le gamin ont payé pour passer ! Le musicien m’a joué un air magique avec son flûtiau, et la grande brute voulait me frapper !…
– Bon, me dit le poète. On a donc 3 moyens différents pour passer : lui filer des thunes, l’amadouer par la musique, ou le brutaliser.
– Comme je vous l’ai déjà dit, je n’ai pas d’argent. Pour les instruments de musique, j’ai seulement joué du pipeau au collège, mais je pense que ça va davantage l’irriter que l’adoucir si je joue…
– C’est ce que je pensais… » soupira Virgile.

Il passa derrière le vieux, lui ceintura le ventre avec ses bras. Puis il cabra son dos en arrière.

« – Mais qu’est-ce que tu fabriques, espèce de fantôme de… AAAAAAAAHHH !! » dit Charon avant de s’éclater la nuque par terre.

Virgile venait d’exécuter un splendide German Suplex(23) sur le vieux croûton, ce qui fit trembler le sol.

Mon guide se releva ensuite en époussetant sa tunique.

« – Eh bien, voilà qui devrait lui faire repenser à notre proposition. »

Après que l’ancêtre ait remis ses vieux os en place, nous pûmes embarquer nous aussi, vers l’autre rive de l’Achéron…

Enfer chant 3

1) Référence aux deux villes détruites au temps d’Abraham par une « pluie de feu » venant de Dieu, en raison des mauvaises mœurs de ceux qui y vivaient.
2) Référence à la porte de l’Enfer de Rodin.
3) L’Enfer, le Purgatoire et le Paradis sont les 3 royaumes (ou règnes) supraterrestres (du latin supra qui signifie « au-dessus »).
4) Désolé, j’avais tellement envie de placer cette vieille blague de Vine de marde que je me suis dit que si je ne la mettais pas, j’aurai des remords après x)
5) Référence à la légende de la Tour de Babel. Pour empêcher les hommes de bâtir une tour qui arriverait aux cieux, Dieu a fait que tout le monde parle des langages différents, au lieu de la langue universelle jusque là, afin qu’ils ne puissent plus se comprendre, et donc plus se coordonner pour continuer à construire. Quel coquin, ce Dieu…
6) La rébellion de Lucifer contre Dieu. Celui-ci, très orgueilleux, n’a pas apprécié que Dieu crée et aime les humains, alors qu’il est « meilleur » qu’eux ; dans une autre version, il était aussi orgueilleux, mais enviait les autres dons qu’il n’avait pas reçu de Dieu. Dans tous les cas, il a envoyé chier Dieu, a tenté de le renverser avec l’aide d’autres anges, mais s’est fait poutrer la face et envoyer en Enfer ; les anges déchus sont devenus des démons.
7) Les Suisses, célèbres neutres.
8) Les Grises-Barbes, du jeu « The Elder Scrolls V – Skyrim », un ordre ancien de moines qui vivent reclus au Haut-Hrothgar, sur la plus haute montagne de Tamriel, passant la totalité de leur temps à méditer et à étudier le Thu’um, en sauvegardant cette connaissance pour l’humanité. Malgré cela, ils refusent absolument de participer à toute crise qui menace le monde ou utiliser leur maîtrise du Thu’um pour intervenir, même si cela signifie que des vies seront perdues.
9) Les Neutres, originaire de la planète Neutralia (dans la série d’animation Futurama), est un peuple ne prenant jamais parti, et ne se prononçant jamais sur le moindre sujet.
10) Francesco Schettino, le capitaine du Costa Concordia : le 13 janvier 2012, il a fait effectuer au navire un périlleux «salut» à la côte en s’approchant en-deçà de la limite réglementaire de 500 mètres. Après l’échouement du bateau, Schettino est aussi accusé d’avoir donné l’alerte avec une heure de retard et quitté le navire au milieu de l’évacuation de ses quelques 4 252 occupants, au mépris du code d’honneur des marins ; il y eut environ 32 morts.
11) Yiannis Avranas, capitaine du MTS Oceanos, qui coula le 4 août 1991 près de la côte est de l’Afrique du Sud. Il abandonna le navire et ses centaines d’occupants pour fuir en hélicoptère.
12) Le Chevalier Couard, qui avoue, dans le livre Perlesvaus (roman du XIIème siècle qui se veut être une suite de l’inachevé « Perceval ou le conte du graal »), aimer la tranquilité, et préférant la fuite ou la reddition plutôt que le combat ; il n’a jamais été blessé, si ce n’est par des rameaux dans la forêt.
13) Bohort, dans la série Kaamelott, qui est une vraie chochotte (dat suite de rimes), et qui prend soin d’éviter tout combat.
14) Charles Bovary, et sa femme Emma Bovary (née Rouault), du roman de Gustave Flaubert paru en 1856 : « Madame Bovary ». Charles est un être absolument passif, qui laisse les autres choisir pour lui, et n’agit jamais par lui-même. Emma rêve d’une vie mondaine comme les princesses des romans à l’eau de rose dans lesquels elle se réfugie pour rompre l’ennui, mais après son mariage avec Charles, elle se fait chier comme pas permis, mais ne fait rien pour améliorer sa situation.
15) Jeanne Le Perthuis des Vauds, un personnage du roman « Une vie ou l’Humble Vérité » de Guy de Maupassant. Jeanne est inspirée, aux dires de l’auteur lui-même, d’Emma Bovary. Jeanne est gentille, Jeanne est jolie, elle a tout pour plaire. Mais justement, elle est trop gentille et trop naïve : son mari est un monstre mais elle n’agit pas pour faire évoluer sa situation, et la voir s’apitoyer sur son sort sans jamais réagir la rend extrêmement agaçante.
16) Le Geek, dans l’émission « Salut les geeks » de Matthieu Sommet ; coincé au début de l’adolescence, il est naïf et assez innocent, mais aussi lâche, sans volonté, et assez pitoyable.
17) Toad, le serviteur attitré de la Princesse Peach dans la série des jeux Mario. Bien qu’il soit là pour assurer sa protection, il faut bien avouer qu’il n’est pas très utile… Lorsque la Princesse se fait enlever, Toad se retrouve bien souvent kidnappé lui aussi (ou bien il s’enfuit), mais il n’a jamais réussi à empêcher quelqu’un de mettre la main sur la Princesse… Encore un lâche sans volonté.
18) Oussama Ben Laden (1957-2011), islamiste apatride, chef spirituel du réseau djihadiste Al-Qaïda. Il a revendiqué la responsabilité et l’idée des attentats du 11 septembre 2001 commis aux États-Unis : lâche (s’est caché de 2001 à 2011 pour échapper à la traque menée par le FBI).
19) Ferdinand Bardamu, anti-héros de « Voyage au bout de la nuit » et « Mort à crédit » de Louis-Ferdinand Céline. Il est le double littéraire de Céline et son nom signifie « qui porte son fardeau ». Bardamu a participé à la Première Guerre mondiale, et ce qu’il y a vu met fin à son innocence. C’est un homme banal, ordinaire, qui subit les événements. Son comportement n’a rien de celui d’un héros puisqu’il tente d’éviter les difficultés plutôt que de les affronter. Il prône finalement la lâcheté comme moyen de survie, alors que sa vie n’est qu’un cycle d’événements malheureux.
20) James Sunderland est le protagoniste de Silent Hill 2, et sans doute aussi l’antagoniste principal. Alors que le jeu commence, James déclare que sa femme, Mary Shepherd-Sunderland, est morte depuis trois ans. Malgré cela, James reçoit une mystérieuse lettre avec l’écriture de Mary, indiquant qu’elle l’attend dans leur « endroit spécial », quelque part dans Silent Hill. Lorsque James arrive à la ville, il est pris au piège dans une série d’événements bizarres et cauchemardesques qui l’obligent à remettre en question sa santé mentale, sa mémoire et sa personnalité.
/!\ SPOIL D’UN JEU SORTI EN 2001 /!\ Il a tué sa femme qui était mourante, mais a eu tant de remords qu’il a fui ses souvenirs jusqu’à les oublier, jusqu’à croire qu’elle était encore en vie. Il s’est mis à croire qu’il pourrait la revoir à Silent Hill, là où il l’a rencontré la première fois, et où ils ont passé leurs premières vacances, et là où il l’a étouffé avec un oreiller. Il est devenu de plus en plus fou, à mesure qu’il refusait de se rappeler ce qu’il avait fait, jusqu’à imaginer une autre femme, et s’illusionner refaire sa vie. Silent Hill représente toutes ses peurs et tout ce qu’il fuit, que ce soit le sexe, sa solitude, ses fautes : chaque monstre représente ses erreurs et ses peurs. Plus il fuit l’évidence, plus il s’enfonce dans Silent Hill, dans une quête impossible pour retrouver sa femme, jusqu’à se retrouver en face de la vérité. Le jeu a différentes fins, il y en a une où il n’arrive pas à accepter et oublie de nouveau, se suicide, ou reste à Silent Hill dans les pires des cas. James a comme péché d’avoir fui toute sa vie la responsabilité de ses actes.
21) Le nocher est celui qui conduit une embarcation. Ce terme poétique n’est généralement plus utilisé, à part pour parler, justement, de Charon.
22) Faites-le parler avec la voix d’Abraham Simpson, le grand-père dans « les Simpson ».
23) Voir ce lien pour la théorie (lien) et ce lien pour la pratique -> lien

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