L’amour : un mécanisme de survie de l’évolution

L’amour : un sentiment universel et ancestral, que la majorité des gens considèrent comme étant l’une des émotions les plus agréables. De tous temps, les hommes (et femmes) ont parlé, écrit, chanté, sculpté, dessiné, etc… sur ce sujet. Chacun a sa définition et sa manière d’aimer, car elle dépend de la psyché et de l’expérience de l’individu, qui est donc unique.

C’est bien gentil tout ça, mais… pourquoi l’amour ? Comment qu’ça se fait-il que ça existe ?

 

I) L’amour dans la nature

Quand on regarde dans la nature, les espèces d’animaux monogames sont très peu nombreuses : notre ami Wikipédia a listé une douzaine de mammifères (orque, castor, souris des champs…), une quarantaine d’oiseaux (cygne, manchot, albatros…), et quelques autres insectes (termite…) ou poissons (hippocampe, poisson-clown…). (lien)
Mais attention ! Ne confondons pas amour et monogamie. Le fait de n’avoir qu’un seul partenaire est plus pratique, dans le sens où les 2 individus s’entraident, que ce soit pour élever leurs petits que dans la recherche de nourriture ou la surveillance des prédateurs. Mais ce n’est pas pour autant qu’on peut affirmer qu’ils s’aiment. Parce que bon, si on me dit que « Ces deux orques sont amoureux », ça ne me semble pas impossible vu leur intelligence ; mais si en revanche, on me dit « Ces deux pigeons sont amoureux » ou encore pire « Ces deux vers plats sont amoureux », ça me paraît tout de suite beaucoup moins crédible.

Les humains et leur cerveau surdéveloppés ont peut-être réussi à comprendre et mettre des mots sur ce phénomène, allant jusqu’à avoir appris à le manipuler (surtout les femmes…), mais pour des animaux beaucoup moins avancés intellectuellement, ça doit juste être des sortes d’émotions basiques, comme « Je suis avec mon/ma partenaire, je me sens plus en sécurité que tout seul » ou « Mon/ma partenaire va venir prendre le relais pour surveiller les petits, je vais pouvoir me reposer tranquillement, je suis content qu’il/elle soit là ».

Pour comprendre la monogamie animale, il faut aussi savoir qu’il y a 2 stratégies principales dans la nature pour la reproduction :
– faire plein de bébés sans s’en occuper -> seul un petit nombre réussira à survivre aux nombreux dangers de la nature.
– faire peu de bébés en s’en occupant -> le pourcentage de survie sera beaucoup plus important.

La première stratégie est la plus courante, utilisée surtout par les poissons, insectes, reptiles et amphibiens. Il suffit de bourrer la quantité d’oeufs et d’espérer que les nouveaux-nés seront suffisamment nombreux (et débrouillards/chanceux) pour qu’un nombre suffisant survive jusqu’à l’âge adulte. Pendant ce temps, les adultes font leur vie, et n’ont absolument rien à battre du sort de leur descendance.
La seconde stratégie est plus rare, et généralement préférée par les espèces plus intelligentes, c’est-à-dire les oiseaux et les mammifères. Au lieu de laisser les jeunes se démerder dans un monde qui ne veut que leur mort, leurs parents s’occupent d’eux jusqu’à ce qu’ils puissent survivre par eux-mêmes. C’est évidemment beaucoup plus exigeant pour lesdits parents, qui doivent nourrir, protéger et éduquer leurs rejetons, mais payant au final, car les jeunes ont bien plus de chances de parvenir à leur maturité ainsi.

 

Mais revenons à nos mout… euh, humains.
Quand on compare notre espèce aux animaux, on voit que nous sommes ceux qui avons la plus longue durée de dépendance envers nos parents (et celle qui est le plus longtemps totalement incapable de se défendre). Par exemple, les poulains « sont réputés pour leur capacité à se dresser très vite sur leurs jambes après la naissance, et à pouvoir galoper dans les heures qui suivent. Cette particularité est héritée de leurs ancêtres les chevaux sauvages, qui étaient la proie de nombreux prédateurs et qui devaient donc fuir rapidement. »
Quand on compare à ça qu’un nourrisson peut déjà se noyer dans 20 cm d’eau en très peu de temps ou risque de s’étouffer avec un élément de son lit s’il est couché sur le ventre… Et beaucoup d’autres risques d’accidents graves voire mortels menacent chaque jour un enfant, surtout avant l’âge de 6 ans : chute, intoxication, étouffement, brûlure, noyade, électrocution, circulation automobile…
Dans ce cadre de besoin permanent de surveillance, la présence de 2 adultes au lieu d’un est déjà une double protection.

Mais l’amour est, vous vous en doutez, une chose bien trop complexe pour ne servir que de moyen à un couple pour rester ensemble afin de servir de garde-fou aux enfants.

 

II) L’utilité de l’amour chez les humains

Les préférences envers l’autre sexe sont (plus ou moins) dictées par des raisons logiques et pratiques au niveau de l’évolution.
Les femmes préfèrent les hommes virils (beaux, grands, musclés, sains de corps et d’esprit, voire poilus ; dominant, sûr d’eux, etc.), et les hommes préfèrent les femmes féminines (grosse poitrine et hanches larges, prenant soin d’elles tout en restant naturelles ; soumise, sachant s’occuper de la maison et des enfants, etc.).

Ne me traitez pas de sexiste ou de machiste, c’est tout à fait normale si on transpose ça il y a quelques milliers d’années. Au temps des hommes des cavernes, mesdames, ça vous aurait servi à quoi d’avoir un mari tout gentil et mignon, mais qui pèse 60 kilos tout mouillé et qui serait donc incapable d’aller à la chasse ? Bah à pas grand-chose, sauf si vous aimez les régimes à base de baies. Et vous, messieurs, vous auriez voulu une femme rebelle et sans formes, alors qu’elle est supposée s’occuper de la famille et allaiter pendant votre absence ? Bah si ces couples ont effectivement existé, ils n’ont pas dû faire long feu.

Ça, c’était la première étape : la Nature nous a disposé instinctivement de ces critères de sélection afin d’aider nos ancêtres (pas très fute-fute) à trouver un partenaire efficace pour leur survie. Les animaux ont eux aussi ce raisonnement ; c’est pour cela que la femelle choisit le mâle le plus fort, viril et en bonne santé pour la féconder, afin de donner à ces petits les meilleurs gènes. Et la preuve de l’efficacité de ce système, c’est que la plupart des animaux l’utilisent.

Maintenant que notre homme viril préhistorique a trouvé chaussure à son pied, la deuxième étape commence : l’attachement. Parce que contrairement aux saumons, aux coccinelles ou aux coucous, la femme ne peut pas simplement se reproduire puis laisser son gosse se démerder. D’autant plus que pendant ses 9 mois de grossesse, il lui est de plus en plus difficile de se déplacer. Le système de couple attaché l’un à l’autre (par l’amour) sert à ce qu’ils restent fidèles l’un à l’autre, afin que l’homme ne se casse pas comme un malpropre en abandonnant la femme enceinte. Au contraire : il va continuer à l’aider, prendre soin d’elle, la protéger, tout ce que vous voulez, jusqu’à ce que le grand jour arrive et PAF, ça fait des Chocapics ! le polichinelle sort du tiroir !
Et là, rebelote, l’amour empêche (en théorie) monsieur d’aller voir ailleurs, et il continue d’entretenir madame et sa nouvelle famille pendant les longues années de croissance et développement de l’enfant.
Je pense que même le chagrin du deuil et le souvenir du mari défunt sert à ce que la femme préserve davantage ses enfants, et ne se mette pas en couple tout de suite avec un autre homme, qui pourrait leur nuire (par jalousie ou par manque d’affection).

 

(Ah, et pour la polygamie / les harems… A mon avis, c’est juste qu’on trouve ça pas naturel parce que ç’aurait juste été impossible pour un seul homme préhistorique de subvenir à l’époque aux besoins de plusieurs femmes et de nombreux enfants (au-delà des rivalités entre épouses que cela pourrait en plus provoquer).
Et si on suit la même logique évolutive, la friendzone serait donc une zone de test, où les hommes pas assez virils, pas « dignes » de la femme, seraient rangés (même si c’est pour sortir avec des connards… u_u »).
Enfin, ça explique pourquoi les femmes sont + basés sur les sentiments, et les hommes sur la raison. Cela permet qu’elles soient encore plus attachés à eux lorsqu’elles sont amoureuses, encore une fois pour garder une famille soudée.)

 

 

Ce système de « homme qui bosse, femme au foyer » a perduré des centaines de milliers (voire millions) d’années, mais il a grandement évolué depuis quelques siècles.
Déjà, l’homme n’est plus un singe évolué qui ne fait qu’agir par instinct pour la survie de son espèce. Il peut ne pas se sentir obligé de fonder une famille, et consacrer sa vie à autre chose.
L’argent, évidemment, a corrompu ce système (pension alimentaire, salopes attirés par les riches), ainsi qu’un recours de plus en plus fréquent au divorce (beaucoup moins mal vu qu’auparavant ; et pas de danger physique pour les enfants, car notre société n’est plus aussi dangereuse qu’aux temps préhistoriques). Le sexe « pour le fun » casse aussi le principe de sexe pour la reproduction (quoique pas toujours… #Accident #CétaitPasPrévu).

La très récente et progressive émancipation de la femme lui permet de faire autre chose de sa vie que de s’occuper de ses gosses (ce qui est une bonne chose, hein).
Quant à Internet… à vous de vous faire votre avis.

 

 

Voilà, j’espère que vous aurez trouvé ça intéressant et/ou instructif. N’hésitez pas à liker, commenter et partager cet article !
On se retrouve bientôt pour le résultat de mon marathon des films Pokémon. 🙂  Tschaw ! o/

Une réflexion au sujet de « L’amour : un mécanisme de survie de l’évolution »

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