Egalité homme-femme, liberté sexuelle et prostitution – Nous n’étions pas prêts

Aujourd’hui, nous abordons des sujets assez sensibles dont j’avais envie de parler depuis un certain temps. J’ai vu plusieurs reportages sur le sujet, et ça m’a fait réfléchir.
Pour chacun de ses thèmes, il y a des gens pour et contre. C’est la vie. Mais pourquoi ? Pourquoi dérangent-ils autant ? Pourquoi les réactions sont-elles si extrêmes ? Pourquoi n’arrive-t-on toujours pas à trouver de compromis ?

Commençons par l’égalité homme-femme. On peut déjà définir 3 termes dans ce sujet :
– Le sexisme : c’est l’idée selon laquelle les hommes et les femmes ne peuvent pas faire les mêmes choses dans la société selon de quel sexe ils sont. C’est une attitude discriminatoire, basée sur l’apparence.
– Le féminisme : un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales qui veulent une égalité entre homme et femmes sur tous les plans (économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique).
– Le machisme : la tendance de certaines personnes à mettre en avant à tout prix la virilité des hommes et de penser que les femmes leur seraient inférieures dans tous les domaines ou du moins dans les domaines prestigieux, pensant ainsi qu’il est logique qu’elles soient reléguées aux tâches subalternes / inférieures.
(Il y a aussi l’hominisme (ou masculinisme), mais c’est chiant à expliquer. En gros, ce sont des féministes, mais version hommes, « cherchant à obtenir pour les hommes l’égalité des droits déjà quasiment obtenue par les femmes ». Ils sont favorables au féminisme et à l’égalité des genres mais « préoccupés par certaines problématiques liées spécifiquement aux garçons ».)

On voit donc que le sexisme existe depuis longtemps (même s’il n’a été nommé que dans les années 1960 avec le nouvel essor du féminisme), puis que le féminisme et machisme ont dérivé de celui-ci, le premier étant contre cette oppression, le second pour.
Ces derniers se livrent depuis une bataille acharnée afin de faire pencher l’opinion publique pour eux, les féministes pensant qu’il est normal que les femmes aient (enfin) droit à des droits, avantages et aides (droit de vote, mariage, divorce, droit au travail, à l’avortement…), et les machistes affirmant que cela va mettre en péril la société, amenant au final une supériorité féminine, des matriarchies, voire la fin de notre espèce (le pire, c’est que je n’invente rien).

Les féministes ont plusieurs objectifs : en France, c’est la lutte pour conserver le droit à l’avortement, l’émancipation complète des femmes et la totale égalité entre femmes et hommes. Ainsi, elles tentent de mettre fin à la construction de genre qui perpétue le modèle de la domination masculine.
Ailleurs le féminisme lutte toujours pour le droit à l’éducation des filles (comme en Afghanistan où les filles sont officiellement exclues de l’école, mais aussi parce que près de 60 % des enfants non scolarisés dans le monde sont des filles), pour l’acquisition de leurs droits politiques, pour la libre disposition de leurs corps, etc.

La peur / haine du féminisme a provoqué, le 6 décembre 1989, la tuerie de l’École polytechnique de Montréal, au Québec, qui est le pire massacre en milieu scolaire de l’histoire du Canada. Marc Lépine, homme de 25 ans prétendant « combattre le féminisme », ouvre le feu sur 28 personnes, tuant 14 d’entre elles et en blessant 14 autres (10 femmes et 4 hommes), avant de se suicider. Les crimes ont été perpétrés en moins de 20 minutes à l’aide d’une carabine semi-automatique obtenue légalement.

Les genres masculins et féminins sont inculqués aux enfants dès le plus jeune âge, que ce soit consciemment ou pas, par le biais des parents, des livres/dessins animés/etc. (où l’on voit par exemple le papa qui lit le journal pendant que la maman fait la cuisine, ou le patron et la secrétaire, le garagiste et la caissière…), ou des autres enfants. D’ailleurs, les écrivains/éditeurs de ce genre de livres se défendent en disant que de toute façon, « c’est la vérité de la société ». Bah oui, vous êtes gentils, mais ça fait un cercle vicieux : les enfants lisent ces livres qui leur apprennent les concepts de genre, ils grandissent, et écrivent des livres pour enfants avec ces concepts…
Ainsi, il est très difficile (voire impossible) d’y échapper ; on demande aux petits garçons de jouer avec des jouets de garçons et de s’habiller avec des vêtements de garçons (même chose pour les petites filles), et pour les rares enfants qui ont le malheur de demander quelque chose de l’autre sexe, les réactions des adultes vont de l’étonnement ou la négociation (« Tu es sûr(e) que tu ne veux pas t’habiller comme ça, plutôt ? ») à l’incompréhension totale et le rejet pur et simple de cette idée (« Un garçon avec une robe ? C’est quoi encore cette connerie ? »), accompagné en option de violence verbale.
De toutes façons, même si l’enfant obtient miraculeusement le jouet/vêtement de l’autre sexe, tous les autres gamin(e)s vont tellement se foutre de sa gueule h24 qu’il/elle aura vite fait de retourner dans le rang pour y échapper (souvenez-vous de mon article sur la violence des enfants : ces petits cons sont toujours au taquet pour trouver LA chose blessante à dire/faire, car s’il y a un bouc émissaire, ils se diront « Si ce n’était pas lui, ça pourrait être moi »).

Et ces petits enfants éduqués par les concepts de « les hommes doivent faire ci et les femmes doivent faire ça », que se passe-t-il parfois lorsqu’ils arrivent à l’adolescence et/ou qu’ils deviennent majeurs ? Eh bien, ils peuvent se rendre compte qu’ils sont gays/lesbiennes/bi. Evidemment, ça n’arrive pas du jour au lendemain… Mais, ils sont partagés entre leur psyché et leur éducation à coup de « C’est pas bien », « Ça se fait pas », « Fais comme les autres ». Et là, 3 cas de figures peuvent se passer :
– Soit l’ado fait son coming out et tout se passe bien. C’est l’idéal, mais c’est loin d’être systématique. (seuls 14 % des gens en France ne seraient pas gênés si cela arrivait, selon ce sondage)
– Soit l’ado fait son coming out et ses parents réagissent mal (ce qui va de l’acceptation plus ou moins forcée à l’opposition formelle).
– Soit l’ado a trop peut/honte de faire son coming out et vit en secret avec son homosexualité, qu’il n’assume pas, voire refoule, certains allant même jusqu’à se marier bien qu’ils eussent préféré le faire avec quelqu’un de l’autre sexe (20 % selon le sondage d’au-dessus).
Du coup, la liberté sexuelle est peut-être légale (enfin, ça dépend des pays…), mais ce n’est pas pour autant que la communauté LGBT n’a pas de problèmes. Déjà, on a vu que ce n’est déjà souvent pas facile à vivre pour soi-même et sa famille. Mais en plus, il y a ça :
L’homophobie : désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l’être. Il existe aussi, de façon plus ciblée, la lesbophobie, la biphobie et transphobie.

Petite précision pour la confusion habituelle entre « genre sexuel » et « sexe ». Le sexe est défini par les organes génitaux (pénis ou vagin) et le genre sexuel est l’identité sexuelle à laquelle on s’identifie (agender / trans / androgyne etc). L’idée comme quoi il n’y a que deux genres (donc : homme et femme) s’appelle le « binarisme », issu d’un mouvement de pensée dit binaire. On peut être un homme, mais se sentir, au fond de soi, comme étant une femme. C’est ce qui peut amener en partie l’étape du changement de sexe, qui permettra à une personne mal dans sa peau ou qui estime être née dans le mauvais corps de devenir ce qu’elle considère être. Quand on change de sexe, on s’identifie comme étant du genre transsexuel.
De même, il ne faut pas confondre Transsexuel et Transgenre. Un transsexuel a eu recourt à la médecine (hormonothérapie et chirurgie) pour coordonner genre et sexe. Un transgenre, par ex, se considère comme étant un homme (mentalement) alors que c’est une femme (physiquement). Il y a toutes sortes de genres existants (32 selon cette image), mais nous y reviendrons tout à l’heure.

En France, les opposants les plus farouches à la loi rendant légale le mariage entre personnes du même sexe (validée en 2013) sont « la Manif pour tous » (et pas mal de membres d’extrême-droite). C’est un collectif d’associations, qui sont progressivement passés de l’opposition au mariage homosexuel et à l’homoparentalité (adoption, PMA, GPA), à la défense de la « famille traditionnelle » et au rejet de l’enseignement de la « théorie du genre ». Sérieux, yen a qui sont vraiment coincés dans leur époque de vieux…
Et le plus marrant (enfin, si on peut dire), c’est que le journal Libération nous raconte que « l’homophobie [des opposants] semble aussi refoulée que l’homosexualité devrait l’être à leurs yeux », et les personnes interrogées assurent ne pas être homophobes. Sans oublier évidemment les scandales racistes (attaques contre la ministre Christiane Taubira), l’utilisation d’enfants pour défendre les intérêts politiques de leurs parents, et même les mauvais traitements contre animaux (avec un lâcher de poules qui tourne au fiasco)…

Pour le monde en général, eh bien… Voici la carte des états des législations nationales concernant l’homosexualité dans le monde (désolé, j’ai pas les couleurs pour la légende) :

carte

Pour l’homosexualité légale, nous avons en bleu foncé les états autorisant le mariage homosexuel (une vingtaine) ; En bleu normal, c’est un autre type de partenariat (ou concubinage) ; En cyan, le mariage est reconnu mais non célébré ; Et en gris clair, les unions de personnes de même sexe ne sont pas reconnues (neutres, donc).
En revanche, pour l’homosexualité illégale, il y a en premier lieu des restrictions sur la liberté d’expression, en beige foncé (seulement la Russie, on dirait) ; En jaune, les sanctions sont théoriques, mais non appliquées ; En orange, les homosexuels sont condamnés à des peines de prison ; En rouge, ces peines vont jusqu’à la prison à vie ; Et finalement, en marron, ce « crime » est passible de la peine de mort.
L’Amérique est donc plutôt favorable (légalement) à l’homosexualité, puis l’Europe (de l’Ouest) et l’Océanie. Par contre, la Russie, l’Afrique et le Moyen-Orient (jusqu’à la Birmanie…) sont des zones où il ne fait pas bon vivre pour les gays.

Enfin, dernier point : la prostitution, sujet tabou depuis longtemps. J’avais vu un reportage très instructif ya plusieurs mois, et j’avais pris des notes (en vue d’un futur article).
Petite expérience : si je vous dit « prostituée », à quoi pensez-vous tout de suite ? En vrac, « exploitation », « argent sale », « bimbo stupide », « proxénète », « pays de l’Est »…
Verdict ? Stéréotypes. Bien sûr, il y a des prostituées amenées de pays pauvres vers d’autres plus riches afin de gagner plus d’argent pour leur mac et qui font ça dans des conditions très précaires ; MAIS, il y a également des femmes (et hommes, d’ailleurs) qui font ce métier par choix et qui l’assument parfaitement.

Une des prostituées interviewées, qui n’avait pas sa langue dans sa poche, expliquait clairement les avantages et inconvénients de son métier.
Les inconvénients viennent surtout de l’Etat et de la société elle-même : c’est l’activité la plus stigmatisée dans les sociétés. Tous les enfants apprennent qu’une prostituée, c’est le bas-fond de la société, le grade le plus avilissant qu’une femme puisse atteindre. Devenir avocat, ingénieur, puéricultrice, c’est normal, mais jamais un enfant ne dira qu’il voudra devenir gogo dancer ou stripteaseuse. En revanche, toutes les filles/femmes veulent être sexy (et ça tourne parfois à l’obsession…). Egalement, on peut se prostituer dans la société (envers son patron, son associé, etc.), et personne ne dit rien. Mais se prostituer parce qu’on le veut, ouh là là, quelle horreur, Sainte Marie, protégez-nous de cette hérésie…

Il y a 3 sortes de systèmes par rapport à la prostitution :
– Le système réglementariste (Pays-Bas, Allemagne, Suisse) : des lois sont faites pour encadrer la prostitution. La prostituée est une citoyenne comme les autres, avec des droits et devoirs.
– Le système abolitionniste (Belgique, France) : il est pour l’abolition de toute réglementation sur la prostitution. Les prostituées peuvent exister mais n’ont aucun droit (sauf celui de payer des impôts, bien entendu).
– Le système prohibitionniste : il n’accepte aucune forme de prostitution. Elles sont obligées de se déclarer, mais avec le métier qu’elle veulent (femme de ménage, coiffeuse, toiletteuse pour chien…, peu importe). #Hypocrisie

Le 1er gros argument contre la prostitution est le marchandisation des corps, et le 2ème est l’esclavage. Mais quand on exploite des gens, par exemple dans le textile, le sport, la restauration… Personne ne dit qu’il faudrait tout arrêter parce qu’il y a des abus. S’il y a des abus, il faut les combattre.

On pourrait penser que les lois contre le racolage qui sont mises en place par certains pays (France, Suède) sont faites pour lutter contre la victimisation/exploitation des prostituées. Mais en réalité, le problème, ce sont les mouvements migratoires (cela sert à les limiter). C’est même plus problématique qu’autre chose : la prostituée, craignant d’être attrapée en flagrant délit, n’a plus le temps de discuter quelques temps avec le client, histoire de voir s’il n’est pas louche, pas violent… avant de venir avec lui ou pas (car la prostituée PEUT refuser un client ! Elle est libre de prodiguer des services à qui elle le souhaite !). Pire : la pénalisation des clients en Suède a renforcé les réseaux de proxénètes (de la mafia) faisant travailler des prostituées sur des bateaux dans les eaux internationales, dans des
conditions inconnues.
La répression amène le proxénitisme. La légalité protège la prostituée.

Une travailleuse du sexe déclarée ainsi reçoit 62,51 centimes d’euros par mois de retraite. Les prostituées à la retraite sont parfois extrêmement pauvres, devant reprendre leur activité à 70/80 ans, si elles ne se suicident pas…
Et pour lutter contre ça, heureusement, il y a des gens ! Oui…  La société, les partis politiques, certaines groupes féministes… ils débattent de la prostitution, mais la prostituée, elle, personnellement, on s’en calice doucement. Elle peut juste venir illustrer les mauvais exemples. Si tu dis que tu vas bien et que ton métier te convient, tu les gênes plus qu’autre chose. Elles n’interrogent que celles qui ne vont pas bien, travaillent dans d’horribles conditions, se droguent…
Leur combat contre la prostitution est devenu une guerre contre les hommes. Elles ne veulent plus l’égalité, mais détruire le machisme. Certaines disent même que tout acte sexuel, même dans le cadre du mariage est un viol. Et que toutes celles qui ont été attouchées enfants deviennent des putes (et inversement).

Mais passons maintenant aux bons côtés du métier de prostituée ! (car oui, il y en a)
Pour commencer, elles permettent souvent à leurs clients de discuter avec elles. Simplement discuter, tranquillement, que ce soit de leur vie ou d’autres choses, peu importe. Ils ont là une oreille attentive et une épaule sur laquelle s’appuyer : on peut presque dire qu’elles servent de psy. Entre ceux qui ont simplement besoin de réconfort dans un monde où les hommes (les mâles) se doivent de toujours être forts, ceux qui ont eu des expériences malheureuses avec des femmes (perte de confiance en soit, ou éduqués par une mère psycho-rigide, par ex) qui peuvent être aidés sans se faire moquer d’eux, ou ceux qui ont simplement envie de faire l’amour sans se taper à chaque fois tout le tintouin de la drague, elles sont disponibles pour tous. Elles sont aussi souvent le seul moyen des personnes handicapées d’avoir une sexualité.
Certains clients peuvent apprécier d’y aller : plutôt que d’avoir une maîtresse, ce qui entraîne trop de complications, on va tout simplement voir une prostituée. C’est plus simple et tout le monde est content. Ils peuvent devenir des habitués, puis des amis. C’est un espace où on peut oublier le quotidien stressant/frustrant.

Il n’y a pas de sentiment de soumission : l’une obtient l’argent pour payer ce qu’elle veut, l’autre a du plaisir. Tout le monde est content. Et d’ailleurs, celui qui a l’argent a besoin de la prostituée (pour du sexe) mais elle n’a pas besoin de lui (ya de l’argent ailleurs).
-> Les prostituées existent pour répondre à un besoin/marché existant.

Il n’y a pas de responsabilité, pas de problèmes par la suite, pas de peur de souffrir, ni de s’engager dans une relation. Aucun chichi, ni de gêne. On n’est pas jugé, pas traité de pervers/bizarre, on peut se laisser aller. C’est comme une autre relation, très simple, pour changer, avec le sexe en bonus. Cela peut servir de substitut d’amour, pour ceux en manque d’affection.
Bien souvent, les hommes ne sont jamais aussi gentils qu’avec une prostituée. On leur dit qu’elles sont belles, on les complimente, peu importe leur âge, alors qu’à côté, il y a des jeunes super bien foutues à côté, qui se refont faire les seins/lèvres/corps, et qui se font insulter (de pute, ironiquement).

Souvent on ne commence pas par choix mais par nécessité, mais cela permet un revenu en attendant de trouver autre chose si on ne supporte pas. Et mine de rien, c’est un métier qui nécessite des qualifications (savoir parler plusieurs langues, entretenir une conversation, savoir négocier, se vendre, etc.).
La prostitution suisse est encadrée. Une femme peut devenir prostituée pendant un certain temps, afin de se faire de l’argent exceptionnellement si elle a un gros truc à payer. Car ça peut rapporter gros, surtout dans les institutions de luxe.

Donc voilà, on a présenté les sujets. Et maintenant ? Eh bien, ils ont tous un point commun. J’aurai aussi pu parler de la légalisation de la drogue, ou des jeux vidéo, le résultat aurait été le même.
Ils sont tous victimes d’une intense polémique pour une raison simple : nous sommes encore trop cons.
Oui, bon, c’est peut-être un peu cru dit comme ça, mais faut l’avouer.

Etudions cette frise chronologique :

préhistoire

Certains clameront « Ouais, mais ils ont inventé des trucs vachement intelligents, genre le travail des métaux, l’agriculture, la poterie, la domestication des animaux, etc. ». Ok, peut-être, mais en plusieurs centaines de milliers d’années, et sur des millions d’individus, j’ai envie de dire que c’est normal que ça arrive à un moment. Il suffit qu’un type un poil plus intelligent que les autres se disent « Tiens, et si on faisait ça ? ». C’est comme la théorie de l’évolution des espèces, sauf qu’ici, c’est l’évolution des techniques. Quand quelqu’un trouve quelque chose de mieux/plus efficace qu’avant, tout le monde finit par adopter ça… jusqu’à la prochaine amélioration.

Année

-100 000

Population mondiale

0,5 million

-10 000 1 à 10 millions
-6 500 5 à 10 millions
-5 000 5 à 20 millions

On a vu pour la Préhistoire, voici maintenant l’Histoire :

préhistoire2

« Mais, tu t’éloignes complètement du sujet ! T’es parti dans une critique globale de l’humanité depuis ses débuts ! » …Oui et non.
En fait, je pense que nous arrivons à une période charnière de l’humanité : elle est encore les pieds dans son Histoire, aux règles, idéaux et croyances fixes, mais les mentalités commencent doucement à s’éveiller, à se dire « Ok, on avait pas remarqué avant, mais ya bien un truc qui va pas là » (on a bien attendu 1884 pour inventer la poubelle). Enfin, quand je dis « les mentalités », c’est loin d’être pour tout le monde ; Et là est le problème : comme par hasard, la grande majorité des membres du gouvernements, et ceci dans tous les pays, sont des vieux.
Après le renouvellement de septembre 2014 au Sénat, la moyenne d’âge est de 61 ans : il y a 165 sénateurs entre 61 et 70 ans (soit 47,4 %), contre 9 sénateurs (2,6 %) de moins de 41 ans. Il y a même 4 sénateurs de plus de 81 ans !
Pour les députés, c’est pas mieux : 0,35 % des députés ont moins de 30 ans quand les 20-30 ans représentent 12,4 % de la population. Et la moyenne d’âge des députés augmente sans cesse depuis 1981, arrivant à 54,6 ans en 2012.

MAIS vous me répliquerez parce que vous êtes fatigants : « Ouais, mais osef des politiques, c’est la population globale qui est importante ». Ah oui ? Eh bien prenons l’exemple des USA. Outre un nombre de meurtres exceptionnel (dû à la merveilleuse constitution américaine et son 2ème amendement permettant au peuple de détenir et de porter des armes), un racisme très présent depuis toujours et d’énormes inégalités de revenus, il y a aussi l’histoire de la future élection présidentielle.

élection

Voici en abscisses le pourcentage d’intentions de votes en %, et en ordonnée les mois de l’année 2016. Trump et Clinton sont actuellement à 45,7 % et 44,6 % d’intentions de votes. Rappelons vite fait que le premier est une grande gueule homophobe, raciste, sexiste, mégalo, extrémiste, radical, auto-centré, primaire, vulgaire, diffamant, ignorant, détaché de la réalité, stupide, arrogant, intolérant et inhumain, tandis que la seconde est une incompétente, hypocrite, menteuse, malhonnête, corrompue, tentant de se faire passer pour branchée alors qu’elle ne l’a jamais été (et ne le sera jamais), traînant comme des casseroles tous les scandales dans laquelle elle et/ou son mari Bill ont été impliqué, et choisie à la place de Bernie Sanders (qui avait pourtant bien plus de chance de gagner contre Trump qu’elle, puisqu’il est globalement clean et transparent sur ce qu’il fait).
On peut aussi pointer le fait que 42 % des Américains pensent que le waterboarding (simulation de noyade à répétition) n’est pas de la torture, 10 % que les marées noires ont été provoquées par les écologistes, et 20 % (en 1999) que la Terre est au centre de l’Univers et que le Soleil tourne autour. On arrête là ?…

Jésus était connu pour ses paraboles (non, pas pour regarder la télé). En voici une pour tenter de résumer la situation :
Par exemple, imaginons quelqu’un qui vit dans une très vieille maison, appartenant depuis des générations à sa famille, où il y a un tableau de travers. Imaginons qu’on veuille le remettre droit, et qu’il se mette à s’agiter dans tous les sens en disant « Il a toujours été comme ça, ça fait des siècles qu’il est comme ça, pourquoi vouloir y toucher ? » Eh bien parce que c’est quand même mieux un tableau bien droit.
Pourquoi vouloir laisser telles quelles des choses qui ne vont pas juste parce que « ça a toujours été ainsi » ? Vous préférez vos petites habitudes bornées alors qu’on pourrait apporter un changement positif ?

Tout ceci est basé sur la société humaine en période de transition, entre son passé relativement récent animal, bestial (il y a encore quelques dizaines de milliers d’années, on était encore dans des grottes / huttes à chasser à la lance et cueillir des baies pour manger ; c’est très peu par rapport à l’échelle chronologique de la planète), l’évolution de la société très rapide (on est passé de tribus aux villages, puis aux villes, puis aux métropoles et mégalopoles en 2 ou 3000 ans), et avec elle la science et les moeurs.
D’un côté, on a donc encore le côté animal de l’Homme qui lui dit qu’il y a les mâles d’un côté et les femelles de l’autre. De l’autre, on a la culture, la logique, peut-être un idéal, qui voudrait une égalité entre hommes et femmes, une liberté de choisir sa sexualité et des droits pour aider les prostituées.
A mon avis, c’est pas pour demain…

Pourtant, on remarque que les mentalités changent. Il y a eu un énorme scandale par rapport à la demande de divorce d’Henri VIII avec Catherine d’Aragon (entre 1527 et 1532) qui provoque carrément un schisme religieux de l’Église d’Angleterre avec Rome, alors qu’aujourd’hui, un mariage sur deux en moyenne finit en divorce en France.

Mais en 2010, à l’AEE (« Adult Entertainment Expo  » / salon de l’érotisme), le premier robot sexuel, RoXXXy, a été présenté. Conçu par la société True Companion, elle dispose d’organes sexuels artificiels, de divers capteurs placés aux « endroits stratégiques » et d’un squelette articulé qu’il est possible d’animer comme celui d’un être humain. Elle ne peut marcher ou bouger seule, mais son intelligence artificielle lui permet d’adapter son comportement, de s’adapter aux goûts de son utilisateur, de lui dire ce qu’il veut entendre et de l’inviter à faire ce qu’il désire.
Il pourrait y avoir en 2050 des robots prostituées dans le quartier chaud d’Amsterdam, permettant des relations sans risque de MST/IST, ni de problèmes de trafic d’êtres humains. Le conseil municipal aurait un contrôle direct sur les travailleuses du sexe robotisées en contrôlant les prix, les heures d’ouverture et les services sexuels.
Et dans le jeu Remember Me, qui se passe à Paris en 2084, on voit à certains moments des robots prostituées. Elles ont des vitrines dans la rues, on en voit en train de faire le pied de grue dehors ou devant des chambres d’hôtel. Elles semblent donc relativement indépendantes.
On a déjà pas résolu en bien 5000 ans d’existence (je n’ai pas trouvé de traces de prostitution à la Préhistoire, mais les civilisations mésopotamiennes avaient des prostituées sacrées dévouées à la déesse Inanna / Ishtar, vers -2500 av. J-C, et peut-être déjà avant) que faire exactement des prostituées, et on va se retrouver maintenant avec des questions philosophiques d’éthique et autres pour savoir si c’est bien ou pas les prostituées robots. On est pas sorti des ronces…

En bref, pour conclure :

– L’égalité homme-femme, c’est pas gagné, parce qu’il y a d’un côté les féministes qui réclament toujours plus (allant pour les plus radicales jusqu’à vouloir « aller à la racine dans le but d’éradiquer le patriarcat », « lutter contre l’hétérocentrisme » ou encore « refuser tout rapport sexuel, même dans le cadre du mariage ») et de l’autre les machistes qui se braquent dès qu’on attaque leurs sacro-saints privilèges masculins qu’ils ont depuis toujours…
– La liberté sexuelle, c’est pas gagné non plus, parce qu’il y a d’un côté les gens ouverts d’esprit, qui acceptent le souhait des autres de pouvoir vivre autrement que ce que leur sexe les prédestinait à être (rappelons que George Sand était une femme qui se considérait homme et le Chevalier d’Eon était un androgyne, donc le problème ne date pas d’hier), d’un autre côté les vieux conservateurs bornés qui continuent d’affirmer qu’il n’y a que deux genres, et tant pis pour ces excentriques qui nous fatiguent avec leurs histoires de « je me sens mal dans ma peau » (quand ils ne vont pas manifester avec leur homophobie ordinaire pour le maintien d’une discrimination), et enfin les gamin(e)s sur Tumblr qui s’amusent à se revendiquer « agender », « transgender » ou « genderfluid : androgyne and female » pour pouvoir appartenir à une communauté alors qu’ils n’ont aucune idée de ce que ça veut dire…
– La prostitution, c’est encore une fois pas gagné, parce qu’entre les prostitué(e)s qui aiment leur métier (ou qui le font à l’occasion pour s’amuser tout en gagnant de l’argent), les prostitué(e)s qui sont obligé(e)s de faire ce métier, que ce soit à cause du manque d’argent, d’aide, ou venant d’autres pays (et tout les problèmes liés, comme le trafic d’êtres humains, le proxénétisme, le tourisme sexuel, la drogue…), les féministes qui viennent mettre leur grain de sel et qui veulent interdire la prostitution parce que c’est dégradant pour l’image de la femme, et tant pis pour celles qui font ça par plaisir et les politiques qui ne comprennent toujours pas que plus on tente d’interdire quelque chose, plus les gens trouvent de moyens pour outrepasser cette interdiction, ben on se retrouve avec plus de problèmes qu’avant pour les prostitué(e)s en France.

Voilà, c’est fini ! J’ai eu du mal à mettre tout ça en forme et en ordre, donc j’espère que cet article vous aura plu !
N’hésitez pas à mettre un petit J’aime, un commentaire et surtout, à partager cet article 🙂
(Et l’image du jardin en image de couverture, c’est pour montrer que la mentalité, c’est comme un jardin : on part de rien et on la cultive pour que ça soit utile. Belle métaphore, s’pas ?…)

On se retrouve bientôt pour la suite de mes critiques de Pokémon (normalement) ^^

Tschaw ! o/

 

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