Critique à chaud du film Zootopie (garantie sans spoilers)

Eh ben, ça faisait longtemps que j’avais pas eu envie de faire une critique express après un bon film ! (mes notes sur les films Pokemon traînaient depuis des mois…) Mais là, fallait que je vous en parle. Pas que le film soit méconnu, évidemment, mais parce qu’il est vraiment super ! (y)

On va essayer de faire ça rapidement et sans (trop) de spoilers. J’ai même pas fait de notes, c’est de l’impro, comme font les vrais.

280851Je vous dit pas le bordel pour les ingénieurs pour designer des trucs utilisables à la fois par les girafes, les cochons et les souris…

 

Scénario : Zootopia est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde a sa place à Zootopia !
Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, Judy s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque …

 

Pour être débarrassé parlons vite fait des petits défauts :
– Les 12 différents écosystèmes autour de la ville (correspondant aux biomes tropical, polaire, désertique, etc.) ne sont délimités que par des murs. Il n’y a même pas de « serre » autour pour créer un climat particulier, c’est juste comme si ça restait ainsi par la magie de la volonté ;
– Dommage qu’on n’en voit que 3, aussi :/ (mais ç’aurait eu l’air forcé s’ils avaient voulu en montrer d’autres, et ça a dû représenter un boulot monstre rien que pour représenter les décors immenses et super détaillés de ces 3 biomes et de la ville) ;
– Il y a aussi des centaines de caméras dans les biomes, alors que ça doit être une galère pas possible de faire courir des câbles dans la forêt tropicale (et de protéger les caméras de l’humidité) ;
– La ville campagnarde de « Lapinville » que quitte Judy, peuplée principalement de lapins, compte 81.435.818 habitants au moment où elle part (soit presque 2 fois la population de Tokyo). Et ce chiffre augmente d’environ 4 HABITANTS PAR SECONDE. Instaurez la politique de l’enfant unique avant de faire imploser la planète sous votre nombre ! (RIP les indigènes de Dinaro… #AventuriersDuSurvivaure) ;
– Pourquoi n’y a-t-il personne dans les rues la nuit ? Pourtant, bon nombre de mammifères sont des espèces nocturnes… ;
– Comment ça se fait qu’il n’y ait jamais aucun gros animal qui écrase par inadvertance un plus petit ? Ils doivent être soit ultra-chanceux, soit au taquet en permanence… ;
– Le coup du paresseux ultra-lent est marrant, mais les blagues les plus courtes sont les meilleures, et on rejoint très rapidement l’avis de Judy… ;
– Nick est un poil (*rires*) trop le genre « le-mec-trop-cool-qui-dose-la-life-tavu » à certains moments (il me fait un peu penser à Lupin III), mais ça va quand même ;
– Enfin, le truc qui rend les animaux « sauvages » est VRAIMENT terriblement efficace : même si c’est du concentré, il agit en quelques secondes alors que seule une petite dose est appliqué sur la peau, et les effets restent indéfiniment.
Mais après tout, la plupart de ces points ne sont basés que sur de la logique, et on peut les balayer d’un revers de la main assez simplement avec le fameux : « Ta gueule, c’est magique ! ».

 

Bref. Outre ces petits inconvénients, le film fourmille de bonnes idées et a de bons gros messages casés ni vu ni connu quant à notre société ou pour nous-même :

« Croyez en vos rêves » et « Ne vous découragez pas » : les deux messages principaux du film, illustrés dès le début. La chanson principale du film, « Try Everything » (de Shakira), continue dans ce sens : dans la vie, il ne faut rien lâcher et persévérer, tout en restant curieux et en continuant à tout expérimenter, même si on risque de se louper. L’échec et les erreurs font partie de la vie, il ne faut pas en avoir peur. Ce n’est pas grave de se planter, car c’est grâce à cela qu’on apprend. (« Birds don’t just fly, they fall down and get up | Nobody learns without getting it wrong » -> soit en français « Les oiseaux ne volent pas comme ça, ils tombent et se relèvent | Personne n’apprend sans se tromper »)
(C’est quand même plus instructif et utile que la chanson principale de La Reine des Neiges qui, je le rappelle, parle de la joie de fuir ses responsabilités, d’être rebelle, de se lâcher, et d’autres YOLOïsmes)
Même si les parents de Judy tentent de la faire changer d’avis en la décourageant, elle continue à vouloir devenir le premier lapin flic, et s’entraîne très dur pour cela. Et malgré ses désillusions en arrivant à Zootopie, elle continue à se donner à 200 % dans son boulot, même si au début, c’pas la joie. Pis les gens sont des cons, on se croirait à Paris.

« Il ne faut pas juger sur les apparences »: Parfois, les méchants ne sont pas ceux que l’on pourrait croire. Les raisonnements trop hâtifs amènent souvent à des conclusions faussées. Les préjugés et les stéréotypes sont des pièges vicieux dans lesquels ils ne faut pas tomber.

« Le racisme, c’est mal » : Dans le même genre, on a l’idée de racisme qui est assez importante dans le film. Celui des proies envers les prédateurs, et des prédateurs envers les proies. Malgré le temps passé depuis l’époque de la « loi de la jungle », ce « racisme ordinaire » est toujours transmis par l’éducation (« ils ont ça dans leur ADN ») et les parents (le spray anti-renard) ; la distinction proie-prédateur semble si naturelle aux yeux de tous qu’ils ne la remarquent presque plus. L’utilisation politique de cette peur de l’autre est aussi représentée (KOFKOFLePenKOFKOF), tout comme les règlements de compte entre les 2 camps.

« Le sexisme, c’est mal aussi » : La petite lapine, seule dans un monde de gros animaux flics mâles, n’a pas eu la vie facile. Malgré ses énormes efforts et le fait qu’elle ait réussi à être major de sa promotion, elle n’est pourtant pas prise au sérieux par ses collègues, et relayée à des tâches subalternes, alors que ces derniers sont pourtant loin d’être aussi doués qu’elle (l’enquête qui piétine, et le chef qui fait mumuse avec son appli téléphone dans son bureau au lieu de bosser).

On pourrait aussi rajouter « Parfois, il faut savoir prendre du recul sur ses problèmes pour les résoudre », et « Tout vient à point à qui sait attendre ». Les Fusils de Tchekhov (élément apparemment anodin devenant utile au scénario par la suite) sont légions, mais ce n’est pas très grave, et on peut s’amuser à deviner l’utilité future de tel ou tel truc (ce que j’ai réussi à quelques moments, et j’étais fier de moi).

 

Mi-polar mi-fable, variété énorme d’espèces animales, vannes, gags visuels, casting, références, action, course-poursuite, drama, réflexions philosophiques, messages profonds… Aucun doute : Disney nous a encore apporté une petite merveille ! Il est fort probable qu’il devienne carrément un classique dans le futur.
Oserais-je espérer une suite ? Mon coeur dit oui, mais d’un autre côté, mon cerveau me dit qu’on aura du mal à égaler le 1er opus, et que les suites Disney ne cassent généralement pas des briques… Un court-métrage supplémentaire, alors ? Pliz ?… ‘^’

Et aussi, Judy et Nick… ils vont faire des bébés comment ?… ô_ô

 

 

Voilà, j’espère que cette critique rapide vous aura plu ! 🙂
Laissez un p’tit commentaire sur ce que vous avez pensé de ce film (ou autre chose, hein), un pouce vert, et surtout, partagez cet article avec vos amis ! ^^
Allez, tschaw ! o/

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