La vie dans le monde d’Harry Potter

1 an et demi après mon article sur « La vie dans Pokemon », qui est l’un des plus vus de ce site, j’avais envie de reprendre le concept (étudier les différentes facettes d’un univers) et de l’étendre à d’autres univers de fiction. Et étant donné que j’avais trouvé ya un moment une image sur Pinterest de « diagramme général de fonctionnalisme structurel » avec différentes catégories, ça va être plus simple.

Cet article se base surtout sur les livres Harry Potter, mais aussi sur les films, les jeux et un peu le film « Les animaux fantastiques », car il se passe dans le même monde (mais je l’ai pas encore vu et je veux pas me spoiler, donc ce sera juste quelques trucs). Je n’ai pas non plus lu le 8ème livre, « l’Enfant Maudit », mais il n’apporterait sûrement pas grand-chose de plus.

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Pas sûr qu’on les fasse tous, mais on va essayer d’en faire un maximum (sauf la sécularisation (= le processus historique dans lequel la religion perd de l’importance au niveau social et culturel), vu que c’est trop spécifique et compliqué, et même absent du monde sorcier).

Commençons par les races et ethnies : même s’ils sont présents sur tous les continents, il n’y a pas de « races » de sorciers à proprement parler. Ce sont des humains tout à fait normaux, mis à part leur capacité à contrôler la magie. Quant aux ethnies, il est difficile d’en établir un portrait, étant donné le peu d’information que nous avons hors des sorciers de Grande-Bretagne. Nous savons néanmoins qu’il y a des sorciers dans tous les pays du monde, et qu’ils partagent donc plus ou moins la culture de leur pays, tout en se différenciant des Moldus par certains aspects (la plus importante différence étant l’utilisation de la magie plutôt que de la science) et qu’ils ont des contacts internationaux entre eux (même si cela est assez compliqué par l’absence sus-nommé de technologies scientifiques). C’est sûr que se parler d’un pays à l’autre, ça va plus vite avec le téléphone ou Skype qu’avec des lettres échangées par hiboux…

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La famille Kardashian a bien changé…

Les classes sociales sont globalement les mêmes que chez les Moldus : pauvres, classes moyennes et riches. Si les familles de Sang-Pur sont généralement aristocratiques et pleines aux as, la famille Weasley échappe à cette règle (mêmes si de toutes façons, ils ne sont désormais plus des Sang-Purs, mais une famille de Sang-Mêlé et certains de ses descendants ont même du sang de Vélane).
Le Statut de Sang, qui range les sorciers selon la « pureté » de leur sang (par rapport à leur généalogie). Même si ce statut est basé sur des croyances racistes et sans fondement, il est utilisé par les intégristes pour se considérer supérieurs aux autres. Cela donne, du plus « noble » aux plus « impurs » : Sang-Pur ; Sang-Mêlé ; Nés-Moldus ou Sang-de-Bourbe (sorciers d’origine moldue) ; Cracmols (sorciers sans pouvoir magique) ; les Moldus ; les Hybrides (parent ou ancêtre non-humain).

Les genres sont, outre Dumbledore, totalement absents. Lesbiennes, gays, bi et trans ne sont pas représentés. Néanmoins, un certain nombre de personnes ont critiqué J.K.Rowling pour la révélation de l’homosexualité de Dumbledore, l’accusant de vouloir « endoctriner » les enfants. Mais il s’agit de conservateurs arriérés ou de religieux casse-couilles enfermés dans leur homophobie et tentant de la discréditer tout ça parce qu’elle enseigne la tolérance et l’éducation.

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Une famille de roux

Rien à dire sur la famille, c’est la même chose que pour les Moldus : les parents bossent, les enfants vont à l’école, etc. Il y a des familles nombreuses et des enfants uniques. Certains ont des animaux de compagnie, d’autres ont des elfes de maison comme esclaves serviteurs. Le sens de la famille semble être courant, mais pas toujours (certains gosses se font renier par leur parents nazis, comme Sirius Black). Bref, rien de spécial.

La religion est, elle aussi, quasi absente de la vie des sorciers. Les seuls exceptions que j’ai trouvé sont le Moine Gras, fantôme de la maison Poufsouffle à Poudlard, moine qui vécut entre la fin du 10ème et le début du 11ème siècle (ses apparitions de lapins dans des calices et guérisons miracles le firent remarquer par l’Eglise, puis exécuter) ainsi que Anthony Goldenstein, qui est juif. On peut aussi se demander pourquoi les sorciers utilisent le calendrier julien puis grégorien (dont l’an 0 est la naissance de Jésus) alors que non seulement ils sont quasiment tous athées, mais ils furent en plus pourchassés et cramés par l’Eglise pendant longtemps. On peut penser que c’est simplement dans un souci de simplicité (pour ne pas devoir se référer à 2 calendriers à la fois et risquer de se faire griller par les Moldus).

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Avoir un prof fantôme, c’est d’un ennui MORTEL

La culture (càd la façon de vivre et les connaissance) des sorciers est… VRAIMENT ancrée dans le passé. Je veux bien qu’ils soient moins nombreux que les Moldus, mais quand même : il n’y a qu’à voir à quel point l’histoire de la magie est la matière la plus chiante du monde pour s’apercevoir qu’il ne s’est pas passé grand-chose de formidable dans leur monde. Le livre Histoire de la magie, qui parle de la période allant jusqu’à la fin du XIXème siècle, parle apparemment surtout de la vie des sorciers en parallèle de celle des Moldus, des conseils de sorciers visant à déterminer une série d’articles visant à cacher le monde magique des Moldus (par rapport aux persécutions que ces dernier leur faisaient subir, comme les crémations de sorcières), les infractions de (groupes de) personnes à ces articles, ainsi que des sanglantes révoltes de gobelins et les guerres de géants. Quant à Histoire de la magie moderne, ça n’a pas l’air bien plus passionnant.

On distingue généralement trois grandes formes de manifestation de ce domaine très vaste qu’est la culture : l’art, le langage et la technique.
Pour le langage, c’est assez simple : les sorciers parlent logiquement la langue de leur pays (pour des raisons de patriotisme, traditions et simplicité face aux moldus) et l’anglais est la langue internationale (comme le montre le 4ème livre et les élèves français de Beauxbâtons et scandinaves/russes de Durmstrang venant à Poudlard, en Ecosse). Mais il existe d’autres langues magiques, comme le Fourchelang pour parler aux serpents (qui ne s’apprend pas, mais est héréditaire), la langue aquatique des êtres de l’eau et le Gobelbabil des gobelins.

La technique, c’est plus compliqué. Les sorciers utilisent de nombreux moyens pour créer/utiliser des trucs (travail manuel, magie, potions, alchimie…), mais ce n’est pas toujours bien clair ; par exemple, quand il est dit « Machin(e) a inventé tel truc en telle année », bah, on a pas trop d’indices sur le pourquoi du comment. Les sorciers non plus, d’ailleurs, comme le montre l’exemple de la « Cheminetta Falsa », l’expression créée pour qualifier les accidents très fréquents arrivant après que des sorciers tentent de créer leur propre poudre de cheminette. Sa fabrication est strictement contrôlée et le seul producteur autorisé à fabriquer cette substance magique en Grande-Bretagne est une société appelée Poudchem. Et sérieusement, comment on crée un sort ? On fait des mouvements avec sa baguette au pif en disant des formules au hasard ? Ou pour les potions ? Rappelez-vous ce que Slughorn disait à propos de Felix Felicis : « Horriblement difficile à préparer et désastreuse quand elle est mal faite. » Et saviez-vous que cette potion complètement crackée prend SIX MOIS pour la préparer ? Impossible que ce soit de la chance, justement, car les probabilités de la découvrir sont infiniment faibles. Mais du coup, s’il n’y a pas un « catalogue universel et existant depuis toujours et sans qu’on le sache de tous les sorts/potions possibles », comment ça se fait que le sort contre la chute des cheveux inventé par Monsieur Bidule au fin fond de sa cabane moisie puisse être utilisé n’importe où dans le monde à partir du moment où on connaît le mouvement à faire et la formule ? Bref, c’est un mystère pour nous, pauvres moldus. (et au passage, les sorciers n’ont pas de « droits d’auteurs » ni de SACEM de merde sur les sorts créés, et ils ont bien de la chance).

Parlons rapidement des arts (car qui dit culture dit patrimoine) :
Architecture : Les écoles (Poudlard, Durmstrang, Beauxbâtons…), les stades de Quidditch, la banque Gringotts, la prison d’Azkaban, le Ministère de la Magie… Outre ces énormes et remarquables bâtiments, certains autres endroits plus modestes représentent mieux l’architecture du monde sorcier, surtout le Chemin de Traverse et ces petites boutiques d’apparence moyenâgeuse, l’Allée des Embrumes (la version magie noire) et Pré-au-lard, seul village sans moldu de Grande-Bretagne. Le Terrier et la maison des Lovegood sont assez spéciales, car les autres maisons de sorciers ressemblent plus à des maisons moldues (comme le 12, square Grimmaurd ou la Chaumière aux coquillages).
Sculpture : Au moins 18 statues sont évoquées/montrées dans les livres et/ou jeux (source + statue de l’architecte de Poudlard) dont les 2 sculptures de l’atrium du Ministère de la magie à Londres : la fontaine de la Fraternité magique (détruite) remplacée par le Monument « La Magie est puissante » lorsque le ministère était sous le contrôle des Mangemorts. Les Gargouilles peuvent être considérées aussi comme des statues, je pense, comme les coupes (de Feu, d’Helga Poufsouffle, des Quatre Maisons, des tournois de Quidditch…), même si ces dernières ont sûrement été plus ou moins créées avec de la magie.
– « Arts visuels » (peinture et dessin) : Les tableaux sont un élément très courant du monde sorcier, et les personnages/animaux représentés sont animés, pouvant bouger, parler, et se déplacer dans d’autres tableaux adjacents (s’ils apparaissent dans plusieurs portraits, ils peuvent également s’y rendre, permettant de faire passer rapidement des messages). Les personnages n’ont pas de conscience propre et ne peuvent pas tenir de vrais discussions, sauf les portraits d’anciens directeurs de Poudlard, à qui ces derniers leur ont appris à se comporter et à agir comme eux, leur confiant parfois même des souvenirs importants à révéler plus tard. Certains cachent des passages secrets et demandent un mot de passe pour s’écarter. 55 sujets de tableaux sont recensés dans les livres/jeux (lien + portrait peint par Dobby où Harry ressemble à un gibbon). 250 tableaux entourent les escaliers mouvants dans les films.  ;  En 3ème année, les étudiants font des dessins de cartes du ciel, et en 5ème année, ils doivent faire un dessin très précis de toutes les parties du corps d’un Botruc. Rogue affiche de nombreux dessins monstrueux dans sa salle de défense contre les forces du Mal, dont un représente les résultats d’une attaque d’Inferius. Dean Thomas est très doué pour le dessin. Flambios est un sort faisant jaillir une intense lueur rouge de la baguette permettant de dessiner une marque enflammée.
– « Arts de la scène » (théâtre, mime et cirque) : seules 2 pièces de théâtre sont mentionnées : La Triste métamorphose de mes pauvres pieds écrite par le sorcier français Forbien Narré, au début du 15ème siècle. Il y a aussi un ancien professeur de botanique de Poudlard et adepte du théâtre amateur, Herbert Beery, qui tenta d’adapter le célèbre conte « La Fontaine de la bonne fortune » de Beedle le Barde en pièce de théâtre pour Noël. Mais la créature qui devait jouer le rôle du Ver (un Serpencendre sous sortilège d’Empiffrement) explosa et mit feu à la Grande Salle. On apprend grâce à son départ qu’il existe une Académie d’art dramatique des sorciers. Aucun mime ou cirque sorcier évoqué.
Danse : Pas grand-chose. Lors du Bal de Noël du Tournoi des Trois Sorcier, les champions et leurs partenaires débutent la première danse de la soirée ; ils sont ensuite suivis par d’autres couples. Le sortilège de Danse Endiablée (Tarantallegra) fait danser frénétiquement la personne touchée. Harry et Hermione dansent ensemble à un moment dans la tente lors de leur fuite sur les routes (après que Ron soit parti), même si c’est un mélange de « valse », de « tango » et de slow un peu au pif, juste pour s’occuper 10 min.
Musique : 2 groupes sont évoqués : Croque-Mitaines et les Bizarr’ Sisters (Weird Sisters), un groupe de rock très populaire dans le monde des sorciers. Ils ont animé le bal de Noël à Poudlard en 1994. Côté chanteurs, il y a Lorcan d’Eath (en partie vampire), Célestina Moldubec (dont les chansons semblent niaises) et le baryton Blodwyn Bludd (alias le Vampire des vallées). Musidora Barkwith a composé la Suite enchantée, avec tuba explosif, œuvre inachevée mais interdite à cause de sa dangerosité.
– Cinéma (longs/moyens/courts métrages, séries télévisées et téléfilms) : Les sorciers n’ont techniquement pas la télé, et à part tourner des films au schnaps sur super-8 et les projeter avec la lumière d’une lanterne sur une toile, je vois pas trop comment ils pourraient faire.
– « Arts médiatiques », qui regroupent la radio, la télévision et la photographie : La seule station de radio évoquée est la Radio Indépendante à Transmission Magique (RITM), qui passe les émissions Salut les Sorciers et Sorcellerie-Info, et des chansons de groupes sorciers. L’émission résistante Potterveille fut instaurée pendant le régime de Voldemort. ; Pas de télévision. ; Les personnages sur les photos du monde sorcier sont animés, un peu à la manière d’un .gif (recommencent la même action en boucle, comme sur l’avis de recherche de Sirius). Bozo est un photographe de La Gazette du sorcier. Les appareils utilisés semblent assez anciens, et utilisent souvent un énorme flash circulaire (le diamètre de celui de Colin Crivey est égal à la longueur de son appareil).
Bande dessinée : Aucun cas de BD de sorcier n’est connu.
Multimédia (développement web, infographie, jeux vidéo, synthèse sonore, montage audio et/ou vidéo, etc.) : que pouic, vu qu’ils ne connaissent pour la plupart pas l’électronique (ou s’en foutent), et qu’elle fait très mauvais ménage avec la magie.

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« C’est l’histoire d’un arabe qui utilise de la magie noire… »

La « déviance » pourrait être symbolisée par la magie noire, très puissante et interdite par le ministère de la Magie, souvent passable d’un petit (ou gros) tour à Azkaban. Si la magie blanche était utilisée depuis l’antiquité (comme pour les malédictions des tombes égyptiennes), la magie noire était déjà pratiquée dans la Grèce Antique. Par exemple : Herpo l’Infâme a créé le premier basilic ainsi que les Horcruxes.
Elle s’intéresse à des domaines tabous de la magie, en particulier la mort, d’où l’existence des Horcruxes, des Inferi, de la potion de régénération, etc. D’ailleurs, les objets dérivés de la magie noire (Main de la Gloire, le collier d’opale, la plume de Ombrage) sont tous destinés à de sombres desseins : voler, tuer, punir… Enfin, la potion que boit Dumbledore dans la grotte lui fait revivre le pire moment de sa vie, ce qui ressemble au pouvoir des Détraqueurs (qu’on soupçonne de faire partie d’une branche occulte de la magie, telle la magie noire ou une magie similaire).

La « déviance » peut aussi concerner des termes injurieux et racistes comme « sang-de-bourbe », une insulte destinée à un sorcier né-moldu, affirmant une impureté de leur sang par rapport aux sorciers de Sang-Pur, ou « traître à son sang », destiné aux Sang-Pur ou Sang-Mêlé qui ne considèrent pas les Moldus et les nés-Moldus comme des moins que rien ou qui ont même une affection particulière pour eux.
Ce premier terme, prononcé surtout par ce petit con de Malefoy, est parfois carrément dit juste à côté de profs sans qu’ils réagissent (comme lors de la découverte du message de sang sur un mur à côté de Miss Teigne pétrifiée, dans le tome 2). C’est comme si un gamin traitait un autre de « négro » ou de « gros fils de pute » oklm, sans que personne ne s’en scandalise.

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« It was at this moment Harry knew… he fucked up. »

Le monde des sorciers est très varié et pointilleux sur la loi, représentée par des décrets, codes, interdictions, législations et permis. Au fil des siècles, un grand nombre de lois furent fixées par rapport au Code International du Secret Magique, visant à cacher le monde magique aux moldus. Elles sont très variées, et concernent aussi bien le contrôle et la régulation des créatures magiques, les détournements d’objets moldus, la lutte contre les criminels sorciers, ou encore l’utilisation des baguettes magiques. Le Département de la Justice Magique, dont tous les autres départements du Ministère de la Magie dépendent, travaille à leur application et sont chargés des mesures nécessaires en cas de non-respect de celles-ci (comme les Oubliator,spécialisés dans le lancement de sortilèges d’Amnésie aux témoins Moldus). La moindre infraction est immédiatement détectée et fait l’objet d’un procès verbal envoyé par hibou, ce qui est assez flippant, quand on y pense. (#BigBrotherIsWatchingYou) (pis quand un gamin utilise un Patronus, ça se sait dans la seconde, mais quand un Mangemort utilise un Sortilège Impardonnable, comme par hasard, ya plus personne…)
De par leur solennité et la lourdeur de leur procédure, les tribunaux formellement institués que sont le Magenmagot (tribunal (aristocratique)) et le Conseil de justice magique s’occupent en principe des affaires particulièrement graves. Les infractions de moindre gravité, plus banales, semblent relever de la compétence du Directeur du Département de la Justice Magique. Le Magenmagot juge donc les contrevenants graves et décide de la sanction à appliquer, qui peut aller jusqu’à l’enfermement à vie à Azkaban ou la condamnation à mort pour un animal (tel l’hippogriffe Buck). Les criminels américains coupables de crimes graves sont quant à eux exécutés.
La justice magique fonctionne sur un modèle accusatoire : c’est le président de la juridiction, éventuellement assisté d’un ou plusieurs assesseurs, qui mène les débats et interroge l’accusé sur les charges portées contre lui. Les autres jurés écoutent et votent, n’ayant pas vocation à poser des questions. Et contrairement à un tribunal moldu, il n’y a pas d’avocat ni de procureur : l’accusé se défend seul, mais peut faire appel à des témoins à décharge et à une personne disposant de connaissances juridiques pour l’assister.
On peut également se dire que les procès sont loin d’être impartiaux : le Magenmagot fait partie du Ministère de la Magie (pouvoirs exécutif et judiciaire réunis ensemble, voire législatif, vu les décrets d’Ombrage, au mépris du principe de séparation des pouvoirs) -> du coup, le tribunal a dans son camp les individus qui dirigent les services d’enquête et de recherche responsables d’apporter la preuve des charges portées contre l’accusé (bon courage pour te défendre…) ; les officiels de hauts rangs du Ministère, comme Ombrage ou Fudge lui-même, peuvent venir s’improviser juges s’ils le souhaitent ; les procès sont expéditifs (Fudge ne voulait pas entendre le témoin de Dumbledore parce le Magenmagot n’aurait pas le temps d’écouter le témoin et souhaitait que la cour écarte l’audition du témoin) ; la Défense est parfois obligée de rappeler ses droits (Dumbledore a dû rappeler au Ministre que la Charte des Droits du Magenmagot précise que tout accusé a le droit de présenter des témoins pour sa défense) ; les délibérations ont lieu en présence de l’accusé et de son défenseur, et les votes ont lieu à main levée : les parties peuvent donc aisément savoir quelle est la position de chacun.
(je dis qu’il n’y a pas d’avocat, mais apparemment, 10 ans après la fin du 7ème livre, Hermione arrive à la tête du Département de la justice magique et révolutionne le système. Il serait temps, en 2008, d’avoir enfin des avocats pour défendre les gens face à un tribunal…)

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Un individu fiché S suite à son utilisation de zone-telechargement.com

Tant qu’on y est, analysons le domaine du crime : les crimes les moins graves et les plus courants (les délits) concernent la fraude, comme la contrefaçon, le vol, la vente non-autorisée d’objets/animaux dangereux, etc. Généralement, ils se règlent sans aller jusqu’au tribunal, par une amende et des peines privatives ou restrictives de droit (suspension ou retrait de permis, confiscation d’un bien, interdiction de recommencer, etc.), et/ou peines de sanction-réparation (remise en état d’un objet détérioré par exemple). Des délits plus graves, comme l’agression d’un sorcier/moldu, peuvent être punies de 2 mois à 10 ans à Azkaban (comme les Gaunt) (ces durées sont celles des lois moldues, mais ça doit globalement être la même chose chez les sorciers).
Les infractions plus graves (crimes) sont punies de longue périodes de détention à Azkaban (10 ans à la perpétuité), et concernent notamment les meurtres (de moldus et/ou sorciers), la torture, l’utilisation d’un ou plusieurs Sortilège(s) Impardonnable(s), une/des infraction(s) au Code International du Secret Magique, la séquestration d’un moldu, les Mangemorts ayant participé à la bataille du Département des Mystères (sauf les Malefoy), l’espionnage du Ministère de la Magie, et la détention de créatures dangereuses (ex : Crispin Cronk fut condamné pour la dissimulation de plusieurs sphinx dans son potager). Pendant la période où Voldemort était au pouvoir, le soutien à Harry Potter et la résistance face aux Mangemorts étaient condamnées. La Commission d’enregistrement des nés-Moldus, présidée par cette salope nazie d’Ombrage, était un interrogatoire fasciste menant presque systématiquement au renvoi de leur emploi, la condamnation à Azkaban ou la destruction de leur baguette, ce qui les laisse démunis.
Je rappelle qu’Azkaban est la prison des sorciers de Grande-Bretagne, dans une forteresse construite au 15ème siècle sur un minuscule îlot au beau milieu de la mer du Nord. Elle était surtout connue pour utiliser des Détraqueurs comme gardiens, afin de désespérer et donc affaiblir les personnes enfermées, même si cela les mène souvent à la folie. Quand Kingsley Shacklebolt est élu ministre de la Magie en 1998, il débarrasse Azkaban des Détraqueurs et les remplace par des Aurors.

La stratification sociale n’existe pas. Même si le monde des sorciers vit dans le passé, il n’y a pas de « classes supérieures » ou « classes inférieures » (pas comme les 3 ordres sous l’Ancien Régime), même si les elfes de maison sont utilisés comme esclaves serviteurs, que les racistes considèrent les nés-Moldus comme des « voleurs de pouvoirs de sorciers » et les hybrides comme des animaux, et que les histoires de Statut de Sang ont longtemps été considérées vraies par ceux-ci. A Poudlard, il y a quand même une sorte de stratification avec élèves < concierge ⩽ profs < directeur. Pareil au Ministère de la Magie, avec les fonctionnaires < directeur de département < ??? < ministre de la Magie.

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Dire que depuis 382 av. J-C, ils ont toujours pas trouvé une méthode plus efficace pour trouver quelle baguette va à tel sorcier que de toutes les tester une par une au pif…

L’industrie est un domaine très peu expliqué, juste évoqué et montré dans la toile de fond du monde magique. Selon la définition de Vikidia : « Une industrie est une activité humaine qui produit un bien matériel (non-agricole) en grandes quantités et généralement dans de grandes entreprises . La production en petites quantités dans de petites entreprises est l’artisanat. » Vu que les sorciers ne doivent pas se faire remarquer, on peut penser que la première catégorie est peu développée : pas d’industrie de pointe (recherches intensives + personnel très qualifié + très coûteuses) ni d’industries de base (extraction et transformation des matières premières et combustibles) et sûrement très peu d’industrie lourde (utilisation de matières premières encombrantes et lourdes, comme la sidérurgie ou la construction navale). Ils utilisent/transforment les produits moldus quand ils en ont besoin.
A la place, ils privilégient l’industrie légère (produit des biens légers destinés au consommateur, plutôt qu’à l’industrie) et les industries traditionnelles (existence ancienne + basées sur des techniques anciennes + faible investissement en R&D), comme le textile (vêtements, tricot, couture, cuir, fourrure, chaussures), l’ébénisterie/fabrication de baguettes/balais magiques, la métallurgie (niveau forgeron, pas haut-fourneau), la poterie, l’agriculture et élevage traditionnels, la chasse/pêche, la pharmacologie/apothicairerie, la papeterie/imprimerie, l’orfèvrerie, les articles de sport/loisir…
En fait, la raison pour laquelle le monde sorcier est resté bloqué au Moyen-Âge, c’est peut-être en partie à cause de cet empêchement forcé de développer l’industrie pour ne pas attirer l’attention (et parce que la magie fait le même café que la technologie depuis longtemps).

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Money : that’s what I want.

Dans le domaine de l’économie, à part les histoires de « tel truc coûte tant », ben c’est encore une fois le néant spatial. Pas d’histoires de taux de chômage, PIB, dépenses publiques, balance commerciale, privation, déficit… Ni même de factures ou d’impôts. Pour le salaire, Norbert Dragonneau gagne 2 Mornilles/semaine au ministère de la Magie et Dobby 1 Gallion/semaine à Poudlard, tandis que les autres Elfes de maison considèrent avoir un salaire comme déshonorant. A part le côté « les boutiques sont des entreprises » et les histoires des jumeaux Weasley qui développent leur affaire, passant des tests et de la vente aux élèves de Poudlard de leurs « boîtes à flemme » (contenant des bonbons qui rendent malades pour sécher les cours) à leur boutique Weasley, Farces pour sorciers facétieux sur le Chemin de Traverse à Londres, mais c’est encore une fois à l’arrière-plan.
Les 3 secteurs économiques (primaire, secondaire et tertiaire), comme on l’a vu pour la partie industrielle, sont respectivement peu développé (sauf peut-être niveau élevage de bestioles pour leurs parties du corps et agriculture pour les plantes), encore moins développé (les Moldus font le café et le reste est du niveau artisanal) et j’en-ai-aucune-goddamn-idée (on a bien les fonctionnaires comme les profs et les gratte-papiers du ministère, les commerçant dans les boutiques, mais à part ça… ya des sorciers assureurs, conseillers, financiers, guides touristiques, transporteurs, chercheurs, nettoyeurs ? I have no idea…).

Pour la monnaie, nous apprenons dès le 1er livre que l’argent des sorciers est composé de 3 types de pièces : le Gallion d’or, la Mornille d’argent et la Noise de bronze. 1 Gallion = 17 Mornilles et 1 Mornille = 29 Noises, donc 1 Gallion = 493 Noises. La plupart des sorciers placent leur argent et objets de valeurs à la banque Gringotts, fondée et dirigée par des gobelins, un lieu sûr avec des coffres-forts particulièrement bien protégés.
Un utilisateur américain de reddit, « aubieismyhomie », a calculé la valeur en argent réel de l’argent sorcier, en faisant des rapprochements entre les prix de certains produits sorciers qui existent aussi chez les Moldus. Un Gallion vaudrait 25 $ (22,4 €), une Mornille, 1,5 $ (1,30 €) et une Noise, 50 cents (44 centimes d’euro). Selon cette échelle de conversion, la baguette de Harry lui coûte 175 $ (7 Gallions) soit 156,82 €. Les Weasley dépensent 17 500 $ (700 Gallions) pour leur voyage en Egypte, ce qui semble une grosse somme. Et à titre de comparaison, Dobby l’elfe de maison gagne environ 25 $ par semaine (22,8 €).
Chez les sorciers américains, les pièces sont : le Dragot (octagonal et gris), le Half Dragot (rond et gris), le Quarter Dragot (rond et couleur cuivre) et le Sprink. 1 Dragot = 2 Half Dragot = 4 Quarter Dragot = au moins 24 Sprink (vu que le magazine The American Charmer en coûte 23). On ignore combien de Dragot vaut 1 Gallion ou inversement.

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« Fais pas attention, Harry. Je viens juste pour grailler tes bonbecs. »

La médecine est la « science et pratique étudiant l’organisation et le fonctionnement du corps humain, et cherchant à restaurer la santé (physique et/ou mentale) par le traitement et la prévention des pathologies ». Elle est assez développée chez les sorciers, ce qui est normal, dans un monde remplit d’objets explosifs, de créatures patibulaires, de sorts/maléfices dangereux et où le sport préféré des gens consiste à voler à toute blinde sur un balai en jouant au handball et en risquant de se bouffer des Cognards dans la tronche… Qui dit maladies dit traitements, qui dit poisons dit antidotes, avec en plus les malédictions, anti-sorts, métamorphoses involontaires/non désirées, problèmes mentaux, etc.
Il ne faut pas confondre médicomage et guérisseur (même si la distinction est pas clair). Le Médicomage est plutôt l’équivalent sorcier de l’infirmier moldu. Les Médicomages travaillent à l’hôpital Ste Mangouste mais, comme les médecins chez les Moldus, sont souvent sur le terrain. En effet, ils apportent les premiers soins aux blessés dans de nombreux événements comme les matches de Quidditch, les Tournois… Le guérisseur est considéré dans le monde de la sorcellerie comme l’équivalent du médecin (généraliste) chez les Moldus. Il guérit les maladies et autres blessures magiques à Ste Mangouste et est capable de traiter toutes sortes d’affections et de blessures magiques allant des morsures animales aux explosions de chaudrons.

Quant à la santé publique, c’est « une activité organisée de la société visant à promouvoir, à protéger, à améliorer (ou à rétablir) la santé de personnes, de groupes ou de la population entière ». Encore une fois, domaine très peu exploré, à part pour l’hôpital Ste-Mangouste. Fondé vers la fin du XVème/début du XVIème siècle par Mangouste Bonham, qui eut l’idée de proposer un lieu unique de soin réservé aux sorciers malades ou blessés, il est situé au centre de Londres, derrière une façade d’ancienne boutique de vêtement (Purge & Pionce Ltd.). On ne sait pas s’il existe d’autres hôpitaux spécialement pour sorciers ailleurs en Angleterre ou dans le monde (même si c’est très probable), ni comment sont organisés les services de soin dans le monde magique.
Bon, il y a aussi l’infirmerie de Poudlard (où Harry passe sa vie), mais je ne pense pas qu’on puisse la classer dans la « santé publique ». C’est juste quelques lits et Madame Pomfresh qui fait sa popote pour s’occuper des gamins malades/blessés/en plusieurs morceaux.

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« Cyanure ou arsenic ?… »

Niveau politique, le système est globalement le même pour tous les pays : un Ministre de la Magie dirige un ministère s’occupant de tous les aspects de la vie de ses citoyens sorciers, le département judiciaire étant le principal et le plus important.
On a parfois du mal à cerner les relations sorciers-moldus : si le Premier Ministre britannique est le seul Moldu anglais à connaître officiellement l’existence du monde de la magie, et est en relation avec le ministre de la Magie qui l’avertit si un événement du monde des sorciers risque d’affecter le monde des Moldus (ce qui est généralement rare), en revanche, le MACUSA américain n’a aucun contact avec le gouvernement moldu, à cause de l’histoire du pays et des relations très tendues qu’il y a eu pendant longtemps entre les extrémistes des deux communautés (le problème venant surtout des Ratisseurs moldus anti-sorciers, très virulents).
Suite à la brèche du Secret magique international en 1790 aux USA, la loi Rappaport interdit aux sorciers de fréquenter et d’épouser des Non-Maj’, accroissant par conséquent la ségrégation entre sorciers et Non-Maj’ ainsi que les différences culturelles entre les États-Unis et le reste du monde, qui n’obligeait pas la communauté magique à vivre autant dans le secret. Cette loi fut finalement abrogée en 1965.

Le Ministre de la Magie s’occupe de toutes les activités liées à la communauté magique, peut élire/révoquer n’importe quel directeur de département, promulguer des lois, et gère la diplomatie internationale ou nationale (comme avec le gouvernement moldu ou les êtres magiques (gobelins, loups-garous, sasquatchs…)). Il peut aussi profiter de son pouvoir pour faire des campagnes de propagande et de désinformation, comme Fudge qui vivait dans le déni du retour de Voldemort (et qui a bien fait chié Poudlard avec les pleins pouvoirs donnés à Ombrage). S’il est normalement élu démocratiquement tous les sept ans au maximum (la durée d’un mandat n’est pas fixe, allant de 2 mois à 38 ans), il y a des exceptions, comme le tout premier Ministre Ulick Gamp (qui fut nommé), Dumbledore (qui fut approché plusieurs fois) ou Pius Thicknesse (sous Imperium, hissé au pouvoir par les Mangemorts).
Comme pour les présidents IRL, il y a à boire et à manger chez les Ministres de la Magie : certains étaient cools, d’autres étaient des enfoirés, mais il y eut aussi des incompétents, des charismatiques, des influençables, des militants, des amis des moldus (ou des nazis anti-moldus)… Parfois, ils étaient poussés à démissionner (s’ils étaient jugés trop dangereux/inaptes à /énervants, par exemple, ou par soucis de santé) ; d’autres fois, ils mourraient lors de l’exercice de leurs fonctions (comme Wilhelmina Tuft, qui ne savait pas qu’elle était allergique au caramel à l’Alihotsy).

Les première et seconde guerres des sorciers furent des conflits militaires et politiques provoqués par l’arrivée ou le retour au pouvoir de Lord Voldemort, qui cherchait à monter une armée pour s’emparer du pouvoir et contrôler la communauté magique, afin d’imposer son idéologie (basée sur le statut de sang), régner sur la communauté magique et surtout « purifier » les sorciers. Heureusement, Harry Potter était là pour faire le café au lieu du gouvernement (trop occupé à faire semblant que tout était sous contrôle), tout en se faisant traiter de menteur et ridiculiser pendant des années par ce dernier.

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« Visitez la forêt interdite : ses arbres flippants, ses araignées géantes, ses centaures belliqueux… »

L’environnement ne semble pas être une grande priorité chez les sorciers. Il y a bien quelques endroits protégés, mais c’est souvent plus par souci de sécurité (remplies de créatures dangereuses, ou pour que les Moldus ne viennent pas s’y balader) que par respect de la nature. La seule exception qui me vienne à l’esprit est que le ministère de la Magie du Burkina Faso a décidé de rendre incartables certaines forêts du pays afin de les réserver exclusivement aux Runespoors (de gros serpents à trois têtes).

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Serious business.

La science, comme on l’a dit, n’est pas vraiment copine avec la magie. Cette dernière va à l’encontre des lois physiques, donc à l’encontre de ce que la science reconnaît. Mais un phénomène inexpliqué par la science n’est pas forcément qualifié de « magique », à partir du moment où il n’entre pas en opposition avec la science (par ex, Wingardium Leviosa pourrait utiliser des gravitons, on n’en sait rien).
En gros, la magie dépend de forces mystérieuses que la science ne connait pas (et qui n’existent vraisemblablement pas).
La science est une discipline qui permet de comprendre le monde qui l’entoure ainsi que de faire des prévisions, et exige qu’un phénomène soit observable, répétable et mesurable par n’importe quelle personne, ce qui est apparemmenr le cas de la magie dans le monde d’Harry Potter (même si la « puissance » d’un sort peut dépendre de la personne, tel Dumbledore qui lançait des sorts de camouflage si parfaits qu’il pouvait se rendre invisible).

Les objets électriques et électroniques ne marchent pas à Poudlard et ses alentours à cause de la magie ambiante. On a en plus des con(ne)s comme Josephina Flint (ministre de la Magie de 1819 à 1827) qui prétendait que les nouvelles technologies moldues, telles que le télégraphe, interféraient avec le bon fonctionnement des baguettes magique.
Dans le même temps, les sorciers trouvent certains inventions moldues bien pratiques, comme la Ford Anglia volante des Weasley, ou surtout le Poudlard Express (qui fut choisi parce que les sorciers n’arrivaient pas à trouver de moyen d’amener les gamins à Poudlard simplement). Et s’ils étudiaient un peu plus le sujet, ils trouveraient sûrement plein d’innovations utiles, même s’ils ont une bonne longueur d’avance pour certains trucs (n’oublions pas que les sorciers peuvent faire repousser des os entiers en une nuit, rendent des objets plus grands à l’intérieur qu’à l’extérieur et vivent 150 ans oklm).
Mais les sorciers considèrent certains disciplines de leur monde comme des sciences : science des baguettes magiques, science des potions, sûrement aussi science des balais volants et alchimie, sans oublier les sciences moldues, comme la botanique, la zoologie ou l’astronomie (mais ça m’étonnerait que la divination en soit une, vu comment c’est un truc de bonne femme hyper flou et mystique enseigné par une prof sans talent harcelant Harry avec son goddamn Sinistros, même si l’arithmancie a l’air plus rigoureuse). En même temps, vu que la magie répond à des règles (comme les exceptions à la loi de Gamp sur la métamorphose élémentaire, qui désignent ce qui ne peut pas être créé par la magie, comme la nourriture ou l’argent) et produit des phénomène observables, répétables et mesurables par n’importe quelle personne n’importe où, c’est pareil que la science chez les moldus. C’est pas comme la magie des contes de fées, en mode « J’agite ma baguette au pif et il se passe ce que je veux » ; là, c’est sérieux, les mecs font des études, des thèses, des inventions par rapport à des schémas/codes existants, etc.

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Ya pas d’historique, mais c’est plus compliqué de trouver du pr0n…

Le savoir du monde magique est très grand, à force d’avoir été accumulé, complété et amélioré pendant des siècles et des siècles : les milliers de sorts, potions, techniques d’artisanat/médecine, études d’animaux/plantes… occupent d’innombrables ouvrages, comme on peut l’imaginer au vu la taille de la bibliothèque de Poudlard. Sans compter le savoir des autres espèces magiques, comme les êtres de l’eau, les gobelins (spécialisés dans l’orfèvrerie et la finance), les centaures, etc. + le savoir tabou/interdit de magie noire.
Le problème, ce n’est donc pas la quantité ou la qualité du savoir, mais plutôt son accès. Parce que plusieurs fois, Harry et compagnie sont obligés de passer des heures (voire des jours) à chercher des infos dans tous les livres de la bibliothèque (par ex quand il cherchait un moyen de respirer sous l’eau pour la 2ème tâche du Tournoi des 3 Sorciers), alors qu’avec Internet (même une appli, genre celles du CDI que personne utilise jamais), il aurait trouvé ça en 2 coups de cuillère à pot. Comme quoi, si les sorciers étaient moins cons et bornés à vivre comme au Moyen-Âge (parce que les nés-moldus semblent oublier l’existence de la technologie assez vite), ça pourrait diminuer grandement le temps à se faire chier à rechercher des infos dans tous les bouquins du monde.

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« Aujourd’hui, les enfants, on va apprendre à faire chier des araignées… »

Et on arrive finalement à l’éducation, le domaine qu’on voit le plus dans les livres et les films. Donc, tous les gamins d’Angleterre sont inscrits automatiquement dans le livre de Poudlard dès que leurs pouvoirs magiques sont avérés. Ils reçoivent une lettre d’admission avant leur première rentrée, qui aura lieu à leurs onze ans révolus, puis passent 7 ans à cette école, en passant 2 examens : les BUSE en fin de 5ème année et les ASPIC en fin de 7ème année.

Il existe 11 principales écoles de magie du monde des sorciers, dont Poudlard en Ecosse (évidemment), Ilvermony aux Etats-Unis, Castelobruxo au Brésil, Mahoutokoro au Japon, Ouagadou en Ouganda, Koldovstoretz en Russie, Beauxbâtons en France et Durmstrang vraisemblablement en Pologne/Bulgarie ou dans le coin (super froid + noms finissant en -ov pour certains + parc gigantesque, recouvrant des lacs et des montagnes + institut fondée par une grande sorcière bulgare).
En revanche, ces écoles sont des collèges. Du coup, même si les gamins nés-moldus vont dans des écoles maternelles et primaires moldues, comment font les gamins sorciers ? Il y a des écoles primaires sorcières ? Ou les parents leur font les cours à la maison ? Ou enfin ils vont dans des écoles primaiers moldues ? La deuxième solution m’étonnerait, car tous les parents n’ont pas des notions (ou le temps) pour être profs, et l’école habitue les gosses à la société. Ils passeraient directement de la maison à un collège de centaines d’élèves d’un coup sinon, ce qui semble un peu effrayant à 11 ans. La troisième solution semble également assez risquée, étant donnée qu’il serait assez difficile de faire comprendre à un gamin de 4-5 ans qu’il ne doit pas parler de magie à ses copains/copines moldu(e)s, ni de trucs en rapport avec la magie (par exemple parler d’objets/animaux inconnus des moldus ou utiliser des expressions de sorciers) et de mentir sur la profession de ses parents, etc, etc. tout en sachant qu’il est possible qu’il fasse inconsciemment de la magie, notamment sous le coup d’une forte émotion (même si Harry a provoqué 2 accidents de ce genre à l’école primaire : atterrir sur un toit après avoir été poursuivi par la bande de Dudley et teinter soudainement en bleu vif la perruque d’un de ses profs. Mais il vivait chez des moldus depuis ses 1 ans, donc bon…). Personnellement, ça me semble plus risqué pour le Code international du secret magique que d’avoir des profs de primaire sorciers dans une école primaire pour sorciers (pis j’ose pas imaginer des petits nazis Sang-Purs dans une école moldue)…
Il n’est pas non plus dit si les élèves sorciers ont le droit de suivre des cours à domicile, ni ce qui advient des Cracmols (Poudlard n’accepte QUE les enfants avec des pouvoirs, alors que t’en as pas besoin pour les potions ou l’astronomie, par ex), ni comment ça se passe pour les gamins habitant des pays où il n’y a pas d’école mentionnée (même si ce n’est pas parce qu’il n’y a que 11 écoles principales que cela ne veut pas dire qu’il y en ait dans tous les pays une ou plusieurs, mais assez modestes).

Ensuite, les matières étudiées sont légèrement différentes : maths, LV1, LV2, histoire-géo, musique… tout ça, on laisse tomber, hein. T’façon, ça sert à rien. Apprends tes sorts et comment lire l’avenir dans le café, ça te sera plus utile, mon p’tit. Et pour calculer tes impôts plus tard, ou si tu voulais devenir architecte, bah tant pis, tu te débrouilles avec les bases que t’as eu.

En plus, pour bien monter les gamins les uns contre les autres, les sorciers ont inventé ce formidable système de maisons, de points et de Coupe des Quatre Maisons. Non content de ne servir globalement à rien (les cours sont les mêmes pour chaque maison) à part laisser les gamins avec les mêmes mentalités ensemble (Gryffondor = courageux ; Serdaigle = intelligents ; Poufsouffle = inutiles « travailleurs »/ »patients »/ »dévoués » ; Serpentard = nazis hautains et dédaigneux que personne aime « ambitieux »/ »rusés »), ce système de classement des maisons selon des points distribués ou retirés par les profs pousse les élèves à faire les fayots et à se tirer dans les pattes les uns les autres, càd entre différentes maisons, voire même dans leur propre maison, s’il y en a qui font perdre régulièrement des points à leur groupe (comme la scène en 1ère année où Neville se rebelle contre Harry et Cie et veut les empêcher de sortir pour ne pas encore faire perdre des points à Gryffondor). Tout ça, je le rappelle, pour gagner à la fin de l’année une Coupe alakon qui sera remise en jeu l’année suivante.
Du coup, à la fin de l’année, t’as toujours en premier Gryffondor ou Serpentard, Serdaigle ensuite et Poufsouffle en dernier. Et ces derniers se plaignent ensuite de ne jamais avoir un moment de gloire. En même temps, faut dire que ça ressemble vraiment aux classes de STG, les gentils neuneus dont les autres font semblant qu’ils ont la même importance alors que c’est là où t’arrive si t’as pas de talent. Et j’invente rien ! C’est dans la chanson du Choixpeau de 1995 : « La bonn’ Poufsouff’ prenait ceux qui restaient / Pour leur enseigner tout ce qu’ell’ savait » : en gros, si tu n’es pas assez courageux, ambitieux ou intelligent, Poufsouffle t’accueille avec des valeurs comme « le fair-play », « la tolérance », « la gentillesse » pour pas que tu te sentes trop inutile. Pour finir, je vous informe que « leur salle commune est située aux sous-sols, à gauche des cuisines . Pour y accéder, il faut toquer au rythme des syllabes de « Helga Poufsouffle » sur le deuxième tonneau en partant du bas, au milieu de la deuxième rangée. Si le nombre de coups ou le bon tonneau sur lequel toquer n’est pas respecté, un flot de vinaigre se déverse sur l’intrus« . Non seulement on les remise à côté des cuisines, mais en plus, on leur demande même pas de retenir un mot de passe (ça serait trop compliqué pour eux), mais de tapoter 4 fois un tonneau. C’est quand même triste… Ils se consolent en se disant que c’est la maison qui a engendré le moins de mages noirs, mais c’est juste parce que ces derniers doivent être doués pour trouver des infos sur la magie noire, la pratiquer et pas se faire gauler…

Quant aux Préfet(e)s et Préfet(e)-en-chef, ce ne sont que des grades accordés à une poignée d’élèves (1 par sexe, maison et année, soit 2*4*3 = 24, + 8 en chef) afin de « faire régner l’ordre et la discipline » et « veillent au respect du règlement ». Mais en pratique, c’est juste qu’ils engueulent les plus petits qu’eux qu’ils surprennent à faire de la merde (et qu’ils peuvent utiliser des salles de bain classes), mais ils passent l’essentiel de leur temps comme des élèves normaux. C’est juste encore un moyen d’emmerder les élèves en reproduisant l’expérience de Stanford en leur faisant faire la police eux-même, parce que Rusard est pas assez chiant.

Outre ces histoires de maisons, parlons un peu du travail à faire. Au début, les 1ères années découvrent les sorts, potions, moyens de métamorphoses, (-> ils doivent donc les apprendre et les pratiquer jusqu’à les maîtriser suffisamment), soins aux créatures, positions des étoiles… (-> même chose, à apprendre et retenir) ainsi que des leçons de vol (seulement la 1ère année). Ils ont régulièrement comme devoirs de devoir s’entraîner à la pratique d’un sort, ou des rédactions à faire sur tel ou tel sujet (ex en vrac : arbrisseaux auto-fertilisants, propriétés de la pierre de lune, loups-garous, crémation des sorcières au 14ème siècle, traductions de runes, lunes de Jupiter…) devant mesurer une certaine longueur en centimètres sur du parchemin. Les joueurs de Quidditch ont également intérêt à s’entraîner régulièrement, seuls ou avec leur équipe, en vue des matchs entre les différentes maisons.
En sixième année, après avoir passé l’examen des BUSE (dont les révisions sont très éprouvantes), les élèves font face à un grand nombre de changements : passage aux manuels avancés de leurs matières, maîtrise nécessaire des sortilèges informulés (impliquant de devoir s’entraîner à lancer les sortilèges déjà appris mais sans parler), permis de transplanage à passer (avec 12 semaines d’entraînement) (facultatif ?). Arrivent enfin les ASPIC, dont les notes déterminent les métiers pouvant être envisagés plus tard (par exemple, ils sont nécessaire pour travailler au Ministère de la Magie). Certains métiers exigeants nécessitent une poursuite d’études supplémentaires après les ASPIC, telle la formation des Aurors, durant 3 ans (sauf pour les élèves ayant participé à la bataille de Poudlard, parce que c’est bien connu que survivre plus ou moins par chance à un combat des plus bordéliques (opposant des centaines de sorciers, des Mangemorts, des habitants de Pré-au-Lard, mais aussi des armures animées, des elfes de maison, une cinquantaine de centaures, tous les fantômes du château (et Peeves), des mecs sous Imperium, une centaine d’Acromentules et autant de Détraqueurs, plusieurs Sombrals et quelques géants) vaut toutes les formations du monde amenant à savoir retrouver et gérer un mage noir en combat 1 vs 1. Putain de fanboïsme et de raccourci scénaristique pour pas que Harry, Ron, les nés-Moldus et plein d’autres élèves de Poudlard aient à se retaper une année supplémentaire à Poudlard…).

On a pas d’infos sur les endroits où se déroulent les études supérieures. Logiquement, vu que les BUSE sont l’équivalent d’un Bac chez les sorciers et les ASPIC d’une licence (ou d’un IUT, j’sais pas trop), et que ça fait généralement le café pour la plupart des étudiants qui veulent un boulot, les étudiants supérieurs doivent être très peu nombreux, donc les structures pour eux peuvent être assez petites. Elles devraient se situer logiquement dans des grandes villes (comme les universités), comme Londres, vu que ce serait plus simple pour leur accès que si elles sont dans des villages paumés.

(Ah oui, au fait, tant qu’on y est : vous vous souvenez que la porte de la Salle Commune de Serdaigle ne s’ouvre que si on répond à une question du heurtoir ? Et pas des questions simples, mais du genre : « Où vont les objets disparus ? ». J’imagine le pauvre mec qui part couler un bronze en pleine nuit (et qui doit se balader dans des couloirs immenses et gelés, tout en évitant Rusard qui patrouille et Peeves qui fout le boxon), et qui doit, au moment de vouloir rentrer, devoir se creuser la tête sur ce genre d’énigmes philosophiques…)

 

 

 

Voilà, j’espère que ce nouvel épisode de « La vie dans… » vous aura plu ! 🙂
J’en referai peut-être sur d’autres univers de jeux/films. Je pense notamment à Star Wars, Borderlands et Okami, mais ça risque d’être encore plus compliqué… x)

N’oubliez pas de laisser un J’aime, un commentaire et surtout, de partager cet article avec vos amis moldus !

En attendant, je vous dit à la prochaine, et n’oubliez pas : « Ce sont nos choix qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes. » u_u

Une réflexion au sujet de « La vie dans le monde d’Harry Potter »

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