Amusons-nous avec le français – Dictionnaire « langage des jeunes »-français

Avez-vous déjà été perturbé par le vocabulaire des jeunes adolescents de nos jours ? (petite référence à Flaubert au passage, dont cet article fait un petit hommage au « Dictionnaire des idées reçues ») Avez-vous déjà été houspillé par certains de ces petits délinquants qui ne respectent plus la langue de Molière ? Voyez-vous la lueur d’intelligence dans leurs yeux s’éteindre quand vous poussez le niveau de culture au-delà des performances des footballeurs, des marques de vêtements/d’alcool ou des séries sur Netflix ?
Mais même s’il sera difficile de lui inculquer des connaissances en philosophie, en littérature ou en films autre que ceux avec des explosions ou des dames peu vêtues, on peut quand même tenter de comprendre, voire de communiquer avec ces chères têtes blondes . Ce dictionnaire (non exhaustif et probablement bientôt obsolète) vous prodiguera les clés pour démêler les principales expressions françaises employées de nos jours par les jeunes.

Le multiculturalisme, les anglicismes et arabismes, l’argot, le verlan, l’apparition des portables et d’Internet avec leurs abréviations barbares et leurs transcriptions phonétiques … Tout cela apparaît, se modifie, disparaît ou perdure, composant un vocabulaire très varié, qui peut dépendre d’une ville, d’un quartier ou d’une communauté à l’autre. Il ne faut pas oublier que les jeunes, vivant à l’époque du web, de la messagerie instantanée, bref, du « tout, tout de suite », et étant les propres vecteurs de leur langage, ils le font et le défont, parfois très vite : un mot qui est présent sur toutes les lèvres à un moment peut être totalement ringard quelques années ; c’est notamment pour cela que les adultes ont tant de problèmes à comprendre ce langage, habitués à une langue aux mots et expressions fixes, gravés dans le marbre, alors que le langage des jeunes est fait par et pour eux : ils se soucient bien plus de la vitesse d’écriture sur leur clavier/écran ou de la facilité de prononciation que de l’orthographe, la grammaire, la ponctuation, ou bien d’être compris par leurs parents (ce dernier point est d’ailleurs souvent un motif pour abandonner un mot : si tes parents commencent à utiliser tes expressions, c’est la honte). Même moi, qui n’ait que 20 ans et qui suis confronté plus ou moins à ce monde, j’ai découvert bon nombre d’expression dont je n’avais jamais entendu parler, ou dont je ne connaissais pas vraiment le sens…

Une chose importante pour commencer : le subjonctif est en voie de disparition chez les jeunes. Les phrases sont adaptées à la truelle pour pallier cette aversion qu’ils ont toujours eu pour ce mode grammatical qui demande de connaître un peu mieux les verbes qu’ils n’ont le courage de le faire.
Parfois, seul le « que » est retiré (ex : « T’as cru je vais laisser passer ça ? ») mais parfois, le subjonctif lui-même est remplacé par de l’indicatif présent, comme ça, sans pression (« Pourvu qu’il pleut pas »). Bah oui, ça sert à rien, t’façon.
De manière générale, le pronom relatif « que », peu importe le temps de la phrase, est balayé (« J’espère tu comprends » ; « Tu penses c’est pas possible ? »). Et c’est pas beau. Vraiment.

Le jeune, malgré ce qu’on pourrait penser, emploie souvent des figures de style (même si c’est le plus souvent involontaire) :
– les hyperboles sont les plus courantes, afin d’exagérer ses propos  (« J’vais me faire déchirer par mes darons ! » = mes parents vont être fâchés ; « C’est un putain de génie ! » = il est vraiment intelligent ; « C’est le meilleur jour de ma vie ! » = je suis satisfait de cette journée ; « J’suis mort… » = je suis très fatigué)
– les comparaisons (« être beurré comme un p’tit lu » = être ivre, « se faire chier comme un rat mort » = s’ennuyer profondément ; « être chaud comme un couscous » = être impatient, frénétique, généralement de forniquer) ;
– les périphrases, car il aime ne se faire comprendre que des initiés tout en ayant l’air d’une Précieuse (« faire pleurer le colosse » = uriner ; « avoir le cigare au bord des lèvres » = avoir une envie pressante d’aller aux toilettes ; « avoir du monde au balcon » = être dotée d’une forte poitrine ; « avoir le foin qui dépasse de la charrette » = quand une fille ferait bien s’occuper de sa toison pubienne). Bon nombre d’entre elles sont d’ailleurs des métaphores filées ;
– les synecdoques (« du son » = de la musique ; « pousser de la fonte » = faire de la muscu ; « un barbu » = un musulman d’origine arabe) ;
– éventuellement la litote (« j’suis pas omniscient » = je suis con) ;
– difficilement la métonymie (« avoir des couilles » = avoir du cran ; « c’est Bagdad » = c’est le foutoir) ;
– la personnification reste rare hors des chansons de  (« le respect est mort » = quand quelqu’un a fait preuve de beaucoup d’irrespect envers qqn d’autre ; « la rue m’a vu grandir » extrait de Faya de Hayce Lemsi, 2015 ; « je baiserai la France jusqu’à ce qu’elle m’aime » – extrait de 93 Hardcore du groupe Tandem, 2005) ;
– enfin, la plus rare que j’ai pu trouver est l’antanaclase, la répétition d’un même mot prit dans un sens différent  (« T’es comme les putes et les platanes, t’es faite pour qu’on rentre dedans. » = tu es attirante ; « Y a ceux qui tapent dans un ballon ceux qui tapent dans la cess » extrait de C’est la hass de Zifou et la Fouine, 2012)

 

 

(le dictionnaire n’est pas trié par ordre alphabétique. Je n’en vois pas tellement l’intérêt, car soit il se feuillette sans réel but, soit vous cherchez un mot précis et il existe la combinaison de touches Ctrl + F qui vous permettra de trouver rapidement ce que vous voulez) (si un exemples contient des fautes, c’est qu’il vient de Twitter) (vu que les smileys de Twitter deviennent énormes quand je fais un c/c ici, je les remplace par une description entre astérisques)

Wallah / starfoullah / mashallah / inchallah (/ sur le Coran) (interj.) : Mots arabes repris sans savoir ce qu’ils signifient par les jeunes pour faire croire qu’ils ont des origines maghrébines et qu’ils sont ipso facto cools. A placer un peu où on veut dans une phrase pour « l’intensifier » légèrement, car ils ont un peu le sens de « putain » ou « bordel ». On retrouve parfois aussi l’abréviation « wlh ».
Wesh / tavu : Déformation de « ouais » ou « yeah », ces mots  ponctuant les phrases servent aussi bien à saluer qu’à exprimer le mépris ou l’agacement. « Tavu » est en soi une question rhétorique.
Genre : Même chose, il pollue inutilement les phrases, servant de synonyme de « par exemple » ou, plus rarement, de « ainsi », « de cette manière », « comme cela ».
Wallah t’as trop raison !
Maman, arrête de me parler devant mes potes, wesh, c’est relou.
« Ah, vraiment ? Alors c’est « genre », ça ? Et si genre « genre » était employé dans sa forme grammaticale correcte, au lieu de, genre, comme une insupportable et ridicule interjection tous les trois mots ?! » – Harlan Ellison, Scooby-Doo: Mystères Associés

(nique) sa/ta mère (la pute) : Le thème de la génitrice est très présent chez les jeunes. Autant on n’accorde que peu d’importance à son père, autant sa mère est sacrée, et l’insulter est vraiment provocateur. « Ta mère » peut être utilisé seul (si on répond vite sans avoir d’inspiration), ou avec de nombreuses rallonges (la plupart du temps des insultes ou des phrases très vexantes avec des mots grossiers), seulement limités par l’exaltation et les capacités pulmonaires de la personne. Elles ont pour buts principaux de ridiculiser ladite mère ou de mettre en lumière à quel point elle serait une personne libérée sexuellement. « ntm » est le sigle (extrêmement utilisé) pour « nique ta mère ».
« (Nique) sa (grand-)mère » est une interjection marquant un fort sentiment, généralement de surprise. Elle peut aussi être utilisée uniquement dans le but de multiplier grandement l’intensité de sa phrase.
« La vie(/tête) de ma mère » est une expression permettant de jurer sur une personne pour laquelle on tient (en théorie) beaucoup, mais comme elle est souvent utilisée par des personnes de peu de confiance, enclines aux mensonges et sur-exagérant un peu tout, il n’a au final que peu de valeur. On entend aussi parfois le très irritant « La vie de moi« .
« Ta mère en survèt Adidas. »
« Sa mère, ya plus de frites au self ! »
« La vie de ma mère, j’ai rien fait, wesh. »

Frère (n.m) : Nouvelle version de « cousin », terme devenu ringard depuis une dizaine d’année. Sert à qualifier un camarade, un ami (vraisemblablement assez proche), .
Synonymes = frérotmecgrospoto (-> « mon poto sûr », expression humoristique pour parler d’un ami loyal), (mon) garssrabbropélokhey (prononcez « rheille » avec le h aspiré), etc.
« Tu viens quand jouer à la Play chez moi, frère ? »

DTC (sigle, litt « Dans Ton Cul ») : Employé comme réponse à une question dont le thème principal concerne la localisation d’un endroit/objet/personne(/voire concept).
« – Mais où est le respect ?! – DTC. » 

CMB (sigle, litt « Comme Ma Bite ») : Utilisé de façon potache après toute phrase parlant de quelque chose d’une grosseur, longueur, dureté, etc. remarquable pour faire une comparaison avec son propre pénis (car l’ado est taquin).
« – Ce jeu est long et vachement dur. – CMB. »
Variantes : CTB (« Comme Ta Bite », utilisé de la même façon, mais pour les antonymes des mots susmentionnés) ; CMBDTC (« Comme Ma Bite Dans Ton Cul », plus délicat à placer, et alliant CMB et DTC, simplement pour le plaisir de réussir à le caser)
« – C’était petit, ça… – CTB. »
« – Je rentre ce soir. – CMBDTC. »

Jure (2ème personne de l’impératif présent de « jurer ») : Utilisé lorsque, effaré, on demande à son interlocuteur s’il est vraiment sérieux à propos de sa précédente déclaration. S’utilise désormais directement en début de phrase, sans être suivi de pronom (moi, lui, nous…) ou de subjonctif.
« Jure ya un DM en maths ?!? »

Chaud (adjectif masc. ou fem.) : Synonyme de difficile, ardu, complexe (pour un travail ou une tâche) ou de risqué, périlleux (pour une action) ou de prêt, enthousiaste, impatient, voire surexcité (pour une personne, plus souvent un mec), ou enfin de belle, attirante, éventuellement aussi peu chaste (pour une personne, généralement une fille).
« Il était trop chaud le DS d’anglais ! »
« C’était chaud cette partie de Clash Royale ! »
« Qui est chaud pour aller en boîte ce soir ? »

« Chaude comme la braise, c’te meuf. »

Dar : Trahit l’enthousiasme : « trop cool », « super », « génial ».
« C’était dar quand même hier »

Tess ou téci (n.f.) : Verlan de cité, afin de parler d’un lieu que peu de ces locuteurs connaissent réellement. Utilisé parfois de façon humoristique.
« Dit a ton pote dans la tess c’est la mort ou la bibi »

C’est la hess (ou hass) : Vient apparemment de la chanson de rap de Zifou et La Fouine – C’est la hass. Expression employée par les mecs de cité, voulant dire la galère, la misère, mais plutôt basée sur des problèmes dans ses relations sociales ou amoureuses que financière.
« Mon père veut m’envoyer au bled, c’est la hess. »

Prendre (trop) cher : Subir une grande violence, avec souvent un sous-entendu sexuel.
« Il a pris cher, il s’est fait défoncer la gueule. »
« Elle a prit trop cher hier soir, elle va plus savoir marcher pendant des jours. »

BLC (sigle, litt Bats Les Couilles) ou (on s’en) balec/balek : Sert à exprimer son manque total d’intérêt envers qqch. Voir aussi : osef (abrégé de « on s’en fout »)
« – Eh mec, hier j’ai… – Balek de ta vie. »
« – Moi je pense que… – Osef de ce que tu penses. »

Babtou (n.m.) : Verlan du mot sénégalais « toubab », pour désigner un blanc, occidental. C’est un peu l’équivalent noir de « black/négro » pour qualifier des blancs, même si c’est davantage taquin qu’autre chose. Un babtou est quelqu’un tout blanc, souvent avec une tête de victime et une faible musculature. Etant donné que les personnes basanées (noirs/arabes) inspirent le respect dans le monde de la « street », quelqu’un bronzé comme un cachet d’aspirine sera raillé.
« Regarde sa tête de babtou fragile. Il fait pitié. »

En scrèt(/scrèd) : En douce, en cachette. Synonyme : en soumsoum (en sous-marin).
« On a fait ça en scrèt. »

S’arracher (v.i.) : Partir, quitter un endroit. Synonyme : se tailler (utilisé assez souvent à la première personne ; évoque plutôt un départ en précipitation).
Venez les mecs, on s’arrache. »
« V’là les flics, je me taille ! »

(le) Ter-ter (n.m.) : Abréviation verlanisée de « quartier ».
« Là-bas, c’est le meilleur kebab du ter-ter. »

Beurette (n.f.) : Féminin de beur, le « néologisme politique qui désigne les descendants des émigrés d’Afrique du Nord installés ou nés en France ». Désigne une maghrébine, souvent de cité, mettant beaucoup de maquillage (rouge à lèvre, mascara, fond de teint jusqu’à en devenir souvent orange), ponctuant à l’excès leurs phrases de « wallah » et « starfoullah », se fringuant avec des strings et des pantalons de yoga pour mettre en valeur son fessier gonflé par les kebabs et/ou le botox, et ayant une réputation de fille facile qui accepte n’importe quoi contre suffisamment de billets.
« Tarek la le frere a @Nabilla, c’est un homme ou une beurette?  »

Thug (n.m.) : Se prononce « theug », au lieu de « feug » en anglais, parce qu’on ne peut pas à la fois traîner dans la rue et apprendre des choses en cours. Désigne un voyou, un délinquant qui viole la loi et qui ne respecte rien (mais qu’on respecte). Par extension, sert à parler de quelqu’un qui se prend pour un mec trop chaud alors qu’il n’est pas du tout un délinquant.
Voir le mème de 2011 « I didn’t choose the thug life, the thug life chose me » (« Je n’ai pas choisi la vie de voyou, la vie de voyou m’a choisi »), venant d’une chanson du rappeur Tupac, qui est à la base un slogan de la musique hip hop (en particulier dans le rap gangsta) pour exprimer sa fierté d’être un rebelle. Elle a justement été détournée pour être souvent jumelée avec diverses images représentant des stéréotypes blancs de banlieue ou autres babtous à cent lieues d’être des racailles.
« Les mecs à lunettes se pensent thug en essayant d’émettre un tchip »
« Vous chillez ensemble, mais tu sors avec son père.#thuglife »

Miskine (parfois abrégé en msk / mskn) (nom, adj. ou interj.) : Signifie « pauvre » en arabe (et en indonésien aussi, étrangement). Exprime la pitié, l’énervement, le mépris… de façon générale, ou par rapport à quelqu’un qui fait pitié, qui a échoué, etc. Le féminin, moins utilisé, est miskina. Ne pas confondre avec le prince Mychkin, protagoniste principal de L’Idiot de Dostoïevski.
« Avec mon sac je défonce tout le monde dans le bus mskn »
« miskine il est au bout de sa vie le pauvre »

Boloss (n.m.) : Terme assez connu, mais parfois considéré comme ringard. Employé pour parler d’un mec pas doué/ringard/naïf, d’un blaireau, d’un « bouffon » (terme également redevenu ringard), etc. Bref, celui que l’on qualifiait avant de « boulet ».
« Oh les boloss, sachez qu’une fille bien ça ne se trouve pas, ça se mérite. »

Jean-[prénom/mot] : L’association de Jean (prénom connu pour être à la base de nombreux prénoms composés) avec un autre prénom ou mot permet de créer une grande variété de sobriquets pour toutes sortes de personnes, selon qui elles sont, ce qu’elles disent ou font. Il est souvent mesquin, de mauvais goût, réducteur, éventuellement irrespecteux ou à la limite du racisme. Utilisé en grande partie sur le net.
Jean-Philibert/Charles/Eugène/… pour un type de bonne famille ; Jean-Mouloud/Mohamed/Rachid/Abdoul/… pour un arabe ; Jean-; Jean-Victime pour un geignard ; Jean-Calculette pour un premier de la classe ; Jean-Sociologue pour un mec qui s’improvise expert des phénomènes sociaux ; Jean-Caïd pour une (pseudo-)racaille ; etc, etc.
« Surtout avec les Jean Victime « le système est pourri » qui s’insurge en loucedé. Bien sur qu’il y des imperfections/corruption. »
« À la sortie g entendu un jean bobo gauchiste qui lachait « moi javais pas peur son arme en plastique là » alors qu’il etait tetanisé *smiley qui pleure abondamment* »

JPP (sigle, litt « J’en Peux Plus ») : Permet d’exprimer sa faiblesse, que ce soit parce qu’on rit tellement qu’on a plus de force, soit parce qu’on en a marre d’une situation. (Attention à ne pas confondre avec « JSP », qui signifie « Je Sais Pas »)
« T’es trop con mdr jpp »
« Putain, jpp de mes parents. »

Chtar : Bouton d’acné. Désigne apparemment aussi un policier.
« Elle avait des chtars plein la gueule. »

Askip : Raccourci signifiant « à ce qu’il paraît ». Permet de citer des faits rapportés par quelqu’un ou une rumeur, ou justement pour en propager une.
« Alors, askip t’as pas encore pécho ? »

En vrai : Transformation de « en vérité » et « à dire vrai ». A le sens de ces expressions précédentes, voire aussi celle de « en fait ». A placer dans une phrase un peu au pif alors que ce n’est souvent pas indispensable. On l’entend de plus en plus et ça m’énerve pas mal.
« Hé, en vrai, tu sais où on pourrait choper des places de concert pas cher ? »

Crush (n.m.) : Emprunt de l’anglais. Personne dont on est amoureux(se) : petit(e) ami(e) ou intérêt amoureux. Avoir un crush sur quelqu’un signifie être sous son charme.
« Kevin, c’est mon crush. Il est super musclé, en plus. »

Flasher (sur qqn) (v.t.) : Avoir le coup de foudre pour une personne (même si c’est plus souvent une attirance passagère), être séduit par l’apparence de quelqu’un. Peut servir de phrase d’approche de l’être convoité.
« Hey ! J’ai trop flashé sur toi à la soirée d’hier… »

J’avoue : Encore une autre de ces expressions informes, omniprésentes et insupportables ponctuant les phrases des ados. Équivalent de « oui » (ou plutôt « c’est pas faux »), il sert à manifester son approbation suite aux propos d’un individu. Peut être utilisé seul dans une « phrase », et est raccourci en « javou » pour écrire plus vite.
« J’avoue @MLP_officiel n’est pas comme les autres. Elle est pire…. #AssisesMLP »
« Faut se mettre dans la tête que le passé c’est le passé, mais j’avoue des fois c’est dur »

Frais/fraîche (adj.) : Traduction littérale de « cool », quant à la qualité d’une chose ou d’une personne (surtout pour parler d’une fille). Un peu comme swag, mais davantage dans le sens de beau/belle que stylé(e).
« la meuf de twitter qd elle remarque qu’elle est fraiche, elle devient arrogante , hautaine et désagréable »

Victimiser (v.t.) : Profiter du fait que quelqu’un ne veuille/puisse pas se défendre pour lui faire subir des violences physiques ou verbales, le plus souvent pour en retirer un amusement personnel. Cette pratique dégueulasse (cela tourne parfois à un véritable harcèlement) est souvent minimisée par le fait que « oui, mais on rigolait ». Non, putain. Bande de cons.
« Lucas il parle de chien mais il vous a déjà raconté comment il se fait victimiser par le miens ? »

S’enjailler (v.i.) : s’éclater, s’amuser beaucoup, généralement en groupe et par rapport à de la musique ou une fête (arrosée). Synonyme : « s’ambiancer« , « se mettre bien« .
« jsuis en cours et je m’enjaille avec Green Day dans les oreilles »

Mytho (n.m) : Abréviation de mythomane. Menteur et par extension, mensonge, bobard.
« Sale mytho, me raconte pas des mythos. »

(Avoir le) seum : Terme un peu fourre-tout, il désigne surtout deux types de ressentiment : être triste, déprimé, « en bad »… ; être énervé, déçu, dégoûté, avoir les boules/glandes… (-> être dég’ (dégoûté) )
« Me parle pas ! J’ai le seum là… »
Synonyme : Bader / être en bad (v.i.) : déprimer, être triste voire malheureux.

Vazy ou azy : Abrégé de « vas-y ». Généralement placé en début de phrase. C’est un de ces termes utilisé de façon tellement courante et automatique qu’on a bien du mal à définir vraiment ce qu’il veut dire. Il semble servir à exprimer son irritation/mécontentement/impatience. Il peut exprimer le souhait que quelqu’un fasse une certaine action (« Azy, file une clope« / »Azy, bouge« ) ou, plus rarement, être utilisé comme courte réponse positive par rapport au fait de vouloir faire quelque chose.
« – On se fait un FIFA ? – Azy. »

Galérer (v.i.) : Vient sûrement de « être dans la galère » (= être dans un lieu, état ou condition où l’on a beaucoup à travailler/souffrir), par rapport aux galères, ces longs navires méditerranéens où des prisonniers étaient forcés de ramer. Ce mot commence à être employé au-delà du monde des ados, ce qui est assez rare pour être souligné.
Il a deux principaux sens : avoir beaucoup de mal/peine à faire quelque chose, voire ne pas réussir à le faire (Je galère à faire mes devoirs…) ; s’ennuyer, n’avoir rien à faire (Au bled, on galère, ya même pas un KFC).
Dérivé : Galérien (n.m.) : Personne désœuvrée, qui n’arrive à rien.
« qu’est-ce que c’est beau de voir que c’est au tour des autres de galerer pour leurs bac blancs »

Avoir la dalle / crever la dalle : avoir (très) faim, être affamé. A aussi parfois une connotation sexuelle.
« J’ai trop la dalle, j’pourrais grailler pendant des heures. »

(Être) dead : être mort (de fatigue), ceci étant plutôt lié à un effort physique (mais parfois aussi à un manque de sommeil ou après la consommation d’alcool/drogue).
« J’ai fait 10 bornes à vélo, j’suis dead… »

Noraj : contraction de « no rage », donc « pas de rage », dans le sens de colère. Expression qui signifie « arrête de t’énerver », « soit pas dég' ». Utilisée davantage sur Internet, comme chez les joueurs en ligne après une victoire, ou sur les forums. après avoir remballé un internaute qui faisait un peu trop le malin. Son fort sous-entendu mesquin peut être encore accentué par l’ajout d’une rime en -age, le mot pouvant être un barbarisme ou même n’avoir aucun rapport, seulement utilisé pour son suffixe (par ex : « Noraj de mon langage/trollage/chapardage/racolage/postage/braconnage/etc.« ).
Rager (v.i.) : Verbe péjoratif qualifiant quelqu’un s’énervant facilement (et fréquemment), souvent pour des broutilles. Cela peut être dû à de la jalousie, de la frustration, de l’injustice, etc.
Le « rageux » (« hater » en anglais) d’Internet consacre une bonne partie de son temps et son énergie à TOUT critiquer et agresser les autres. C’est le cousin du troll, qui est quant à lui plus subtil dans sa démarche. Le rageux veut juste laisser parler sa colère, sa jalousie, son dégoût, et que tout le monde en soit témoin. Sites d’actualités, forums, jeux en ligne avec tchat intégré (vocal ou écrit), réseaux sociaux, Youtube… tout est prétexte à s’énerver et à cracher son venin, peu importe les conséquences sur lui-même ou autrui.
« Arrête de rager, sale noob. »
« Total soutien. Seulement 13 défaites cette saison, les médias s’acharnent. Des jaloux et des rageux. »

Albatar : Contraction de « Ah le bâtard », mais sans véritable sentiment négatif. Utilisé en réaction de jalousie, ou par empathie pour une personne victime d’une blague méchante.
« – Il a eu le nouvel iPhone. – Albatar. »

Chien (n.m.) : Personne détestable, peu fréquentable. Quand l’homme qualifie quelqu’un d’animal, c’est rarement mélioratif. (T’es vraiment qu’un sale chien, sérieux.)
Être en chien : Métaphore comparant un mec (jamais appliqué aux filles) qui, tel un animal en chasse, rechercher activement (et pitoyablement) à atteindre son objectif. En clair : manquer de quelque chose, être à la dèche. Cela a souvent un sens de misère sexuelle, mais pas toujours. (J’suis en chien de clope, tu peux m’en filer une ?)
Chienne (n.f.) : Fille ou femme portée sur le sexe, dévergondée, débauchée, etc. (et qui assume), plus ou moins méprisable, aux mœurs corrompues, j’en passe et des meilleures. Équivalent de salope ou garce, très péjoratif.
Chiennasse (n.f.) : La version au-delà de la chienne. Reprenez les éléments précédents et amplifiez-les, surtout le côté « affamée de sexe ».
« Pas besoin du filtre chien vu que t’es déjà une chienne *smiley de tête de chien* »

Clash (n.m.) : Confrontation verbale entre deux personnes. Elle peut être par messages/vidéos/chansons… interposées, soit en face à face réel, ce qui est souvent bien plus intéressant, car les premiers sont très courants, étant donné la facilité de faire le malin derrière son écran. Tout espace en ligne avec un espace de commentaires ou un forum est susceptible d’être le lieu d’un clash. La durée et l’intensité varient beaucoup, et sont déterminées par la ténacité, la tchatche et le talent pour répliquer à chaque attaque tout en envoyant soi-même une pique à l’autre. Les clashs entre deux personnes peuvent être rejoints (ce qui est fréquent) par d’autres personnes, adhérant à l’un ou l’autre camp, et peut atteindre des dizaines de personnes, même si la durée dudit clash sera inversement proportionnel au nombre de personnes impliquant, devenant trop confus, et parce que l’on ne sait plus à qui répondre. Un clash dans la vraie vie peut parfois dégénérer en bagarre, selon l’animosité des participants.
« Clasher quelqu’un » peut aussi signifier se moquer d’une personne, la provoquer, car c’est la première étape et cause d’un clash.
« Le «  »clash » » de la fouine est eclater Ptdddr je suis en larmes c’est un Youtubeur mtn »

J’suis dans mon jacuzzi, t’es dans ta jalousie (locution-phrase) : Punchline du rappeur La Fouine dans la chanson Jalousie (sur l’album Capitale Du Crime 3), exprimant le fait que l’on soit à l’aise, heureux, détendu, tandis que notre interlocuteur ne l’est justement pas, à cause de jalousie, de colère, de rancoeur, etc. Sert à se moquer de ce dernier, en indiquant notre manque d’intérêt total quand à ses ressentis négatifs à notre encontre.
« tg toi laisse nous dans notre jacuzzi t’es dans ta jalousie »

Qui fait le malin tombe dans le ravin : Proverbe indiquant qu’il finira par arriver quelque chose de navrant à la personne qui se vantera de quelque chose. Elle enseigne qu’il faut être humble, car le destin punira l’arrogance. C’est beau.
« Jfais l’malin avec ma moyenne potable et mes 200h d’abscences mais j’v tomber dans l’ravin laissez tomber c’est sur »

(Avoir le/du / Être) swag (n.m.) : Pour quelqu’un, cela signifie être bien habillé, davantage dans le sens d’être propre sur soi, d’avoir une apparence soignée plutôt que dans le sens d’être branché, à la mode (même s’il y a aussi de ça). Cela peut aussi caractériser un objet, souvent ayant rapport à la mode.
Il est LE mot à la mode de l’année 2013, pour les gamin(e)s ou les pseudo-hipsters qui s’extasient sur leur look ou celui des autres. La rumeur indiquant que c’est l’acronyme de « Secretly We Are Gay » n’a aucun fondement sérieux, et a vraisemblablement été inventé après son apparition.
Synonymes : « (être) stylé« , « (être) soin« .
«  »

Être à fond dedans : Être complètement prit, absorbé dans une activité/oeuvre, jusqu’à être déconnecté du monde qui nous entoure.
« Grey’s Anatomy je m’en lasserai jamais de cette série ptn 13 saisons et j’suis tjrs autant à fond dedans« 

(S’)Embrouiller : Chercher à tromper ou à déclencher une altercation. Vient sûrement d’une déformation et/ou d’une confusion entre le verbe pronominal « se brouiller » (= provoquer la discorde, la mésentente entre deux personnes qui s’entendaient auparavant) et du verbe « embrouiller » (= troubler, mettre des choses dans une confusion telle qu’on ne peut les démêler).
« embrouille sur embrouille, voilà cmt tout se termine… »

Dab (n.m.) : geste consistant à pointer ses bras d’un même côté vers le haut, l’un étant plié contre son visage (tête légèrement baissée) et l’autre tendu, de façon parallèle. Popularisé par certains rappeurs, comme Migos dans sa chanson « Bitch Dab » (sortie prématurément) ou « Look at My Dab », en décembre 2015. Ce geste fut popularisé par sa reprise par de nombreux sportifs, utilisant ce geste en cas de réussite. C’est l’une des choses qui étaient le plus à la mode chez les jeunes en 2016, avec le flip bottle (action de lancer une bouteille remplie en partie de liquide, d’un mouvement circulaire vers l’arrière, dans le but de la faire atterrir verticalement). Le verbe correspondant, moins utilisé, est « daber » (v.i.).
« J’viens d’eternuer en faisant un dab qui veut sortir avec moi »

Daron/daronne : Respectivement père et mère. Au pluriel « les darons » veut dire les parents. Le terme « daron »/ »daronne » peut aussi servir à qualifier un homme ou une femme adultes, généralement entre 30 et 50 ans.
« Mon daron vient de me dire d’arrêter le rap pour l’école si je veux pas qu’il m’encule  »
« J’sort de chez moi j’vois y’a un daron il passe devant moi il glisse d’une puissance il a refait ma journée j’ss mort »

Fils-de-puterie : Fait d’être un fils de pute, généralement en raison d’un ou plusieurs acte(s) irrespectueux, stupide(s), haineux, mais qui peut parfois tenir du génie. Car le jeune insulte parfois seulement pour rigoler. ( « moi g un prof bac+55 en fils de puterie  »
« Donc les américains font des stages où on « joue » au pauvre. Bien. Très bien. La fils de puterie est au max. #EnvoyeSpecial »
« Notre fils de puterie a trop marché mdrr il est trop con ce mec j’ai juré »

Boule / Bool (n.m.) : Cul, tout simplement, sûrement en raison de la forme arrondie de la région glutéale. L’expression « paye ton boule », signifiant « montre tes fesses », peut être lancée par un mec lourd dans un groupe de mecs, surtout lorsque leur taux d’alcoolémie rejoint celui de leur beaufitude.
« Maintenant elles ont pour projets d’avoir un gros boule au lieu de réussir leurs études »

Beauf (n.m.) : Abrégé de « beau-frère », il n’a cependant pas que le sens de frère de l’épouse ou de mari de la soeur. C’est tout un cliché, celui du gros lourd vulgaire, buveur de bière et mangeur de barbecues/pizzas, amateur de blagues salaces, de tuning et de patriotisme gras (voire de philosophie de comptoir). Conformiste à l’extrême et étroit d’esprit, sa culture se résume souvent à Johnny, aux joueurs de foot, parfois NRJ/Skyrock. Il parle mal (et fort), s’habille mal, vote FN, et inspire souvent le mépris et/ou la pitié, surtout de la part de la gent féminine. Renaud en parle dans une chanson, donc c’est pas si récent, mais bon…
Voir aussi « Jacky » : c’est un synonyme de beauf, mais apparemment plus spécialisé -> il est à fond dans sa passion, persuadé de son talent, sans se rendre compte qu’il fait de la merde. Cela concerne le plus souvent le domaine de l’automobile, comme le fait de changer les pièces de sa voiture, de la réparer, de la tuner…
« ca va je collectionne les kway fluo on a tous une part de beauf en nous trql mange des yaourts fais toi plaiz »

YOLO (acronyme, litt « You Only Live Once », soit « Tu ne Vis Seulement qu’Une fois ») : Version moderne de « carpe diem », la célèbre expression tirée d’un vers du poète grec Horace signifiant « cueille le jour » et raccourci de la philosophie épicurienne. C’est l’idée que puisque la vie est courte, il faut profiter pleinement du moment présent, sans le gâcher en s’inquiétant de l’heure de sa mort.
On prononce généralement cette phrase juste avant d’accomplir une action généralement peu utile, dangereuse et/ou risquée, en justifiant cela par le fait que la vie, qui passe inexorablement, doit être vécue à fond, peu importe les conséquences. Conséquences qui se manifesteront tout de même souvent par la suite, au regret du jeune insouciant.
« J’écoute de la music avec un casque et le son a fond #Yolo #Music »  – un homme possiblement atteint d’accouphènes aujourd’hui

OKLM : Abréviation de « au calme ». Apparemment inspiré du single éponyme du rappeur Booba. Les jeunes ont souvent tendance à vouloir ralentir les choses, dédramatiser, calmer le jeu, et cette expression en a résulté. Elle exprime un sentiment de calme, de tranquillité, de sérénité (« pépère », »sans pression »), mais également une situation ironique. Dérivés : « chiller » (passer du bon temps, notamment après avoir tisé ou fumé ) ; « être posé/posey (dans son canapay) » (la pratique de remplacer les lettres ou groupes de lettres par « ey » ou « ay » pour faire plus stylé commence à se répandre, mais plutôt chez les rappeurs ou les mecs photoshopés même IRL)
« Le mec a 14m d’abonnés il joue à Clash Royale OKLM  »
« J’lance un p’tit live, mc en vrai j’suis chill donc ça va être un live chill tranquille ou je discute avec les gens »

Pécho : Verlan de « choper », c’est-à-dire « attraper ». Il a 3 sens principaux : 1) attraper quelque chose, dans le sens d’acquérir. 2) attraper quelqu’un (avec souvent une intention de lui faire passer un mauvais quart d’heure) ; 3) Draguer/séduire (impliquant une réussite) / embrasser / avoir des rapports sexuels avec quelqu’un. Car il est très distingué de comparer une fille à un poisson que l’on attraperait dans ses filets…
« On est là dans le Vieux Tours avec @terracid, venez pécho une place pour le MGS si vous en avez pas 😉  »
« J’pense un jour Sophie et/ou Audrey elle vont me pécho irl mais pour me marave la gueule<< »
« je savais que Mélissa et Chris allaient se pécho #TeenWolf  »

Ne pas calculer (qqn) : Ne pas parler, regarder, s’intéresser à, et/ou aimer quelqu’un.
« Aujourd’hui, je retiens plus personne, si tu veux plus me calculer bah c’est bien pour toi, mais casse toi et revient plus »

On est pas tout seul : Tiré de la chanson « On est pas tout seul » de Gradur feat Ixzo. Phrase typique dans une bande de délinquants, signifiant à peu près « nous ne sommes pas isolés, mais à l’inverse un groupe soudé, et quiconque tentera de s’attaquer à l’un d’entre nous provoquera l’ire de tous ses camarades et une réaction immédiate, ainsi que violente ».
« Les contrôleurs qd ils viennent te contrôler ils sont en mode « touche à un membre de ma clique negro et tu verras qu’on est pas tout seul » *smiley qui pleure de rire* »

Tiser : boire de l’alcool, picoler. Ne pas confondre avec « teaser » (prononcez « tizé »), qui est la francisation du verbe anglais « to tease », et signifie comme lui « allumer quelqu’un, faire du rentre-dedans, tenter de séduire une personne de manière assez explicite ».
« Fumer, tiser, baiser, c’est ma devise. »

En même temps : Alors qu’elle signifiait à l’origine la simultanéité, la similitude temporelle (= « au même moment », « dans le même intervalle »), elle a aujourd’hui pour sens celui d’une opposition (« mais », « cependant » ou « pourtant »), et est une sorte de connexion logique, mélange entre conjonction de coordination (mais, donc, or) et adverbe de relation logique (cependant, en revanche, par ailleurs, pourtant, toutefois) / de liaison (aussi, pourtant, tantôt). Ce changement de signification chez les jeunes rend fous les profs de français, dont les élèves n’arrivent plus à utiliser les connexions logiques, et à différencier cause et conséquence.
« Il m’a trop fait marrer mdr en mm temps je le comprends »

C’est quoi : expression remplaçant le très contraignant « ce que c’est ». Au lieu de prononcer la consonne occlusive éjective vélaire (le son « « ) entre deux consonnes fricatives alvéolaires sourdes (le son « s« ), obligeant à une rapide gymnastique zygomatique exténuante pour ces pauvres choux, elle est remplacée par une version plus simple, où la troisième consonne à prononcer est changé par la consonne spirante labio-vélaire voisée (le son « w« ).
« J’vais te dire c’est quoi. »
« Raconte c’est quoi ? »

Les gens : Assez neutre, utilisé afin de s’adresser à un groupe de personne, de la même façon que « tout le monde ». On retrouve aussi parfois l’expression « bande de gens ».
« Eh, les gens, vous pensez quoi de ça ? »
« Yo, bande de gens ! Ça va ? »

PLS (sigle, litt. Position Latérale de Sécurité) : A fini par remplacer la « position foetale », car bien plus rapide à prononcer et écrire. C’est à la base un geste de premiers secours à pratiquer systématiquement lorsque l’on est en présence d’une personne inconsciente couchée sur le dos ; afin de l’empêcher de s’étouffer dans son vomi, on la place sur le côté, en chien de fusil, avant d’appeler les secours. Désormais, la PLS est également la conséquence d’avoir été victime d’une répartie cinglante (« être remballé« ), ou d’une grande faiblesse, due par exemple à la douleur (mal de ventre, migraine, règles…), à la fatigue (peu dormi, cours/travail épuisant…), à la tristesse (avoir été largué, réaction à un film/épisode de série/anime triste…), à la peur (après avoir été angoissé, surpris…), etc. Cela peut aussi être utilisé pour des objets : un compte bancaire en PLS (car vide), un portable en PLS (plus de batterie ou cassé), etc.. A ne pas confondre avec l’abréviation de « plus », ni celle de « please », « s’îl te/vous plaît » en anglais.
« Fillon a été mis en PLS »
« Actuellement en PLS face à mon nouvel emploi du temps »
« après les 4h de philos lundi matin, jvais être en PLS »

POPOPO(OOO…) !!! : Cri typique à pousser, de préférence en groupe, lors d’une répartie verbale violente. Je ne sais pas d’où cela vient à l’origine, mais la vidéo de What The Cut utilisant une parodie américaine de « rap battle » où un mec sort des répliques de clash et où tout le monde devient fou à ces moments, a contribué à son développement.

(le) game (n.m.) : Le « jeu » en anglais. Terme souvent utilisé par les rappeurs, ou les membres d’une communauté, d’un domaine/sphère d’influence, d’une matière… pour parler de celle-ci (le rap game, le youtube game…). Quelqu’un qui « pèse dans le game » est influent, puissant et respecté (un modèle, une figure de référence), et « retourner/tuer/casser/baiser le game » veut donc dire qu’on fait quelque chose qui a une grosse influence sur le domaine entier, dont tout le monde va parler. Au contraire, on « sort du game » quand on n’a plus d’importance, de pouvoir, que l’on a été mis sur la touche.
« J’espère rentrer dans le game comme papa dans maman »
« on voit un jour il va percer dans le game, il ecoute pas les rageux »

Meuf (n.f.) : Fille, femme, dame : être humain de genre féminin. A quasiment totalement remplacé ces précédents termes chez les jeunes. A un âge où les hormones sont en ébullition, et à une période où le net a énormément simplifié l’accès aux informations concernant le monde du sexe, le monde du jeune tourne en grande partie autour de la gent féminine, avec souvent comme objectif de s’en faire un maximum (ou d’en garder une, de préférence avec un certain appétit pour le coït). Le mot « meuf » (et tous les synonymes ici présents, ainsi que ceux de « mec ») sert aussi parfois à remplacer le nom d’une fille, afin de s’adresser à elle.
Evidemment, de nombreux synonymes existent : zouzbonnasse (fille attirante), gow (apparemment affectif), bestah (une ado parlant de sa meilleure amie), h’lal (copine « officielle »)… Insultes : bouffonne (fille qui fait pitié), grognasse (fille difficile à supporter car jamais contente et le faisant savoir bruyamment), pétasse
L’image de la prostituée, éternel sujet à la fois d’opprobre et de fantasme, entre fascination et dégoût, est plus ou moins fréquemment utilisé quand on veut rabaisser ou insulter un membre (ou plus) de la gent féminine. Synonymes de pute : bi(a)tchkehkahba (pute en arabe), michtonneuse (fille cupide faisant occasionnellement le tapin), bouche à pipegarage à bitestchoin (fille facile), cagole (beaucoup trop maquillée, avec le sang chaud), chagasse/chaudassecrasseuse (fille qui ne se respecte pas, vestimentairement et sexuellement parlant), chagassechaudasse, et autres mots en -asse.
« Mais xptdrr la gow faut qu’elle redescende sur terre oulala t’es personne meuf calme »
« Bitch, j’suis plus maqué qu’une pute de Belleville. Passe ton chemin. »

Bonne (adj.) : Associé aux filles/femmes par rapport à leur physique. Si « belle » est utilisé pour parler de la beauté, « bonne » l’est pour les mensurations. Peut-être est-ce un autre mot créé par les hommes dans leurs sempiternelles comparaisons entre sexe et nourriture. Synonyme : baisable.
« T’es bonne » est LA phrase typique de gros lourd exprimant son désir de chair fraîche.
« nicki minaj elle est trop bonne mm si elle est refaite integrallement »

Shlag (n.m.) : Typiquement le mot dont on ne voudrait jamais être affublé : un shlag est le genre de personne (peu importe le sexe) sans valeur, égoïste, vantarde, ainsi que pauvre et généralement défoncée (avec toutes sortes de substances), similaire à la « loque humaine » ; détestable, elle provoque un sentiment entre la pitié et le dégoût (ce dernier l’emportant souvent).
« Jsuis sûre si je sors faire un tour en fin d’aprèm jvais croiser sa tête de shlag en route pr Poitiers »

Hashtag (n.m.) : Afin de créer un mot-clef dans les messages (tweets) sur le réseau social Twitter, on le précède d’un croisillon # (à ne pas confondre avec un dièse, « « ). Cela permet de « classer » le sujet de son tweet, afin que d’autres personnes puissent le trouver en cherchant ce mot-clé. Il est parfois (souvent) utilisé à outrance, que ce soit sur Twitter (où le tweet comporte davantage de hashtags que de contenu), voire dans la vraie vie, même si dans ce cas, c’est généralement de façon ironique. Sans oublier le fameux #Hashtag, délicieusement inutile.
« Je suis certaine également que Sergio #Oliveira et #Nakoulma apporterons un plus à cette équipe… #FCNASNL #TeamFCN »

Bail (n.m.) : S’emploie quasi-exclusivement au pluriel. Les bails sont des plans (souvent avec le sens de rdv), des techniques (un peu comme des ruses de sioux), des références, mais aussi parfois des détails, ou simplement ce qu’il se passe. Bref, un mot assez fourre-tout, à la limite de « truc ». Un petit nombre d’expressions peuvent être placés avant : « connaître les bails » ; « c’est quoi les bails » ; « les bons bails » ; « les vieux bails »…
« ct bien bon cet aprèm, les bons bails de cet été »
« Sheryfa Luna c’était trop les bails à l’ancienne »
« J’déclare pas les bails ici »

Ne plus se sentir (pisser) : Être tellement heureux qu’on laisser éclater sa joie, ce qui fait généralement suite à une réalisation/victoire personnelle. Du coup, on se vante, on « se la raconte », on déclare à qui veut l’entendre notre exploit…
« le mec a 18 ans il se sent plus »

Gaver (v.i.) : L’ado est très souvent confronté aux recommandations, limitations, interdits, et autres reproches de la part des adultes (parents ou professeurs, le plus souvent), et c’est le sentiment qui en résulte. Être gavé, c’est en avoir assez, marre, plein le  dos.
« Ptn il commence à me gaver avec ses snaps par contre.. »

Troll (n.m.) : A l’origine, il s’agit d’une créature des légendes scandinaves, habitant dans les montagnes ou les forêts, un peu comme notre ogre. De nos jours, ce terme désigne des individus sur Internet (même s’il y en a dans la vraie vie, et ce depuis toujours, mais plus modérés), qui profite de leur anonymat pour laisser libre court à leur haine sous toutes ses formes et leur humour grinçant. Utilisant des thèmes polémiques sans fin (la politique, la religion, le sexisme, les attentats du 11 septembre…), le troll jette de l’huile sur le feu, et se nourrit de la colère de ceux qui s’embourbent dans les débats houleux qui en résultent. La provocation est son arme, et les larmes sa récompense. (#Chiasme)
Le verbe associé est « troller », soit « se comporter comme un troll ». Le « cri » du troll est « trololo », ce qui peut être utilisé par le troll lui-même pour se signaler (généralement, quand qu’il veut davantage mettre l’accent sur le fait qu’il trolle plutôt que sur les propos qu’il tient), ou par quelqu’un qui a remarqué son manège et qui (tente de) le tourner en ridicule. Sur la plate-forme de streaming Twitch, l’habituelle « trollface » est remplacée par l’emote « Kappa« . Le troll a même sa propre chanson, russe de surcroît.
« Le forum 15-18 de JVC est un repaire de trolls. »
« – Alors mec, tu t’es pas trop fait déchiré d’avoir oublié l’anniv de ta meuf ?~ – Arrête de troller. »
« – Pourquoi Pénélope Fillon se défend pas ? – Parce qu’elle a beaucoup trop de boulot pour perdre du temps à assurer sa défense. #trololo « 
« Eh les gens, vous préférez les PC ou les Mac ? »
 – Un troll en quête de proies

Être en mode + [mot/expression] : Tel un robot ou une machine à laver, l’ado s’auto-configure sur une attitude particulière, menant à un changement d’état d’esprit, de comportement, d’attitude, etc. Attention, rien à voir avec le monde de la mode.
Selon les experts, cette expression montre à quel point « notre société technique aboutit à une sorte de machinomorphisme ». Eh ouais, c’est triste. Triste que certains perdent leur temps à faire des études psycho-socio-linguiste sur des expressions qui auront disparu dans 10 ans. Mais bon, faut bien s’occuper, hein…
« Ce w-e je suis en mode glandouille. »
« ça fait plus d’une heure que t’es en mode « olalala jeu fé du montaj » »

Verlan : « L’envers » à l’envers. Il est utilisé en français depuis longtemps : dans la poésie et la littérature vers la fin du Moyen-Âge, la Renaissance, et l’époque moderne ; il devient utilisé à l’oral au XIXème siècle, est est utilisé par les prisonniers, les forçats et la pègre. Il se serait ensuite développé pendant la 2nde Guerre mondiale, puis dans les milieux ouvriers et immigrés de la banlieue parisienne, et s’est rapidement répandu à toutes les classes de population. A partir des années 70-80, il arrive dans les banlieues, qu’il ne quittera plus (notamment car les banlieues créent des chanteurs de rap/hip-hop, utilisant le verlan, et écoutés par la banlieue, etc.).
Il existe des tonnes de mots en verlan, utilisés ou pas. C’est pourquoi je les ai gardé pour ici. Exemples parmi les plus courants chez les jeunes : caillera, chelou, keuf, meuf, tepu, rebeu, teuch’, zarb, ripou, ouf, teubé, cimer, cheum, etc, etc.

Gérer (v.i. ou v.t.) : Suivant le contexte, cela veut soit dire que l’ado est (en théorie) pleinement capable de réaliser une action (et, si vous êtes un de ses parents, que vous feriez mieux d’arrêter de mettre votre nez dans ses affaires), soit qu’il drague d’un membre du sexe opposé, en vue d’atteindre le saint Graal : jouer au docteur.
« – Et ton devoir de maths de demain ? – T’inquiètes, je gère. »
« – J’suis en train de gérer la p’tite Amélie, elle est pas farouche… »

Cassos (n.m.) : Abréviation de « cas social ». Dans sa première définition, c’est une personne présentant de grandes difficultés sociales ou économiques. Mais chez les jeunes, il est synonyme d’idiot ou de décalé, voire de cas désespéré. Un peu l’équivalent du boulet, sauf qu’il est plus neuneu que lourd, et on éprouve parfois de la pitié pour le cassos, car son état est dû à l’endroit où il vie (souvent des HLM de cité).
« Ce genre de cassos qui drague une anglaise en espagnol »
« J’vois mes exs c’est tous des cassos fragiles mdr »

Cancer : L’ado, avec sa tendance naturelle à l’exagération et la dramatisation, aura tendance à qualifier un peu tout de cancer (surtout sur Internet), dès que cela est (supposément) un problème, qqch nuisible pour toute une communauté, de par son contenu amoral/immoral (comme les trucs putaclics, racistes, malhonnêtes…), excessivement inutile/stupide/répétitif, etc.
« TPMP est le cancer de la tv française. »
« Les comptes twitter composés à 99% de tweets plagiés c’est vraiment un putain de cancer. »

Carry la game : En français « porter la partie ». Vient du monde du jeu vidéo, plus précisément du jeu d’arène en ligne League of Legends. Cela signifie qu’on est le moteur de l’équipe, celui qui sert de béquille à ses coéquipiers pour avancer vers la victoire. Peut être utilisé de façon humoristique dans la vraie vie (même si cela reste rare) pour dire que l’on a contribué grandement à quelque chose.
« #MissFrance qui a carry la game de #MissUniverse c ca ? »

WTF (sigle, litt What The Fuck », soit « C’est quoi ce bordel ») : Extrêmement courante, que ce soit sur Internet, par sms ou dans la vraie vie, cette expression permet d’exprimer toute son incompréhension (et éventuellement sa surprise) face à une situation étonnante et déroutante (enfin, selon les critères des ados, qui sont revus à la baisse).
« mais c’est quoi ces « répondre a l’envoi » tout gris tout moche la wtf »
« le nez qui chatouille, les yeux qui piquent et tout gonflés wtf c’est déjà le printemps ??? *smiley qui pleure à torrents x 6* »

Être grillé/cramé : Avoir été repéré, découvert. Synonyme : être (prit en) flag’ (pour flagrant délit) = se faire prendre la main dans le sac.
« Quand une meuf te dis « faut qu’on parle » déjà ça veut dire que t’a 2/10 en mensonge. Tu t’es fais grillé mec.. »

Fragile : Insulte contre toute personne ne disposant pas d’une musculature remarquable, pacifiste/non-violente, préférant le dialogue, la diplomatie et la courtoisie, et/ou qui montre ses sentiments (romantisme, larmes, gentillesse…). Dans la quasi-totalité des cas, est prononcée par une personne au sang chaud, préférant résoudre les problèmes par la violence verbale/physique, passant bien plus de temps à la salle de muscu qu’à la bibliothèque, et qui considère tous ceux à l’opposé de lui-même comme des sous-hommes, des faibles qui n’ont aucune virilité et qui trahissent « l’héritage masculin », à cause de cette société de bobos et de féministes, basée sur le respect et la tolérance. Dans le reste des cas, elle est soit prononcée par des personnes qui seraient théoriquement eux-mêmes des « fragiles », mais s’étant rangés du côté des « phallocrates » par idéologie, contre les autres, ou contre eux-mêmes (auto-flagellation). Parfois couplé avec « (corps de) lâche », pour insister sur l’idée de faiblesse physique ET morale.
« Avec sa tête de fragile là et son corps de lâche… Faut vraiment pas se fier aux apparences, sale deficient.  »
« En vrai j’ai un sale caractère mais quand je suis avec mon copain je suis une vraie fragile »

 

 

Voici maintenant quelques expressions de Youtubeurs (car certains sont si connus que leurs (centaines de) milliers de fans finissent parfois par adopter leurs expressions) :

 

Bob Lennon :
Être un papillon / papillonner : Tendance à perdre de vue son objectif initial et se balader au hasard, en se laissant porter par le courant des événements. Bob le fait souvent dans Skyrim, ce qui a tendance à rendre fou ses viewers.
C’est complètement gratuit / C’est la gratuité la plus totale : Difficile à expliquer sans contexte… Cela traduit un sentiment de satisfaction, dû par exemple à la liberté d’action, au fanservice (quand le jeu brosse le joueur dans le sens du poil, avec des références culturelles, ou plus souvent, de la nudité partielle), ou encore, simple, au plaisir de s’amuser.
Bromance / Bromosexuel : mot-valise entre bro (« brother », soit « frère »), dans le sens d’ami très proche, et romance/sexuel. Il qualifie cette tendance récente, visible surtout aux USA, d’amis si proches qu’ils sont à la limite d’être gays. Mais comme ceci est toujours perçu comme dégradant chez de nombreux hommes, ils préfèrent rester sur cette limite symbolique et parler de leur relation en ces termes. Pour bien comprendre, regardez le clip de la chanson Bromance de Nigahiga, dont la phrase du refrain « I love you in the most heterosexual way » (= « Je t’aime de la manière la plus hétérosexuelle »).
Tourbilol (n.m.) : Mot-valise entre « tourbillon » et « lol ». Il s’agit simplement du mouvement quand on tourne sur soi-même. Le verbe « tourbiloler » (v.i.) existe aussi.
Gwak : Une de ses expressions les plus connues, venant du streamer Mr. Quaraté. Le gwak est un mélange de rage, de frustration, de colère, de tristesse. Être gwaké = être baisé.
(le) sel :
DEUS VULT ! – Expression qu’il a commencé à utiliser lors de ses combats de chevaliers sur le jeu Totally Accurate Battle Simulator, et signifiant « Dieu le veut ! » en latin. C’est un cri de ralliement des croisés lancé avant le combat contre les troupes musulmanes. Il fut utilisé dès la première croisade (1096-1099). C’est un peu l’équivalent chrétien de « Allah Ackbar ». Phrase traduisant une intense soif de sang et de violence, aussi intense que sans réelle raison ; à prononcer face à un massacre, une guerre, une évocation de la chrétienté, des musulmans ou d’Israël/Jérusalem, comme si une folie vengeresse s’emparait soudainement de nous. Doit être prononcé le plus fortement possible ; peut être suivi de « mon gars ! ».
Drama : Utilisé à la fois pour parler d’un passage d’une oeuvre impliquant souvent un dilemme, un choix cornélien avec un côté dramatique (ou d’une scène belle mais triste), et pour parler du sentiment d’empathie qu’on ressent en imaginant la tristesse, la détresse, le déchirement moral des personnages impliqués. Bob adore ces moments, mais moi, non.
Pimp : Attitude à la fois nonchalante, assurée et teintée d’orgueil d’un homme vivant visiblement dans l’opulence car habillé de façon très classe. Le code vestimentaire originel comporte manteau de fourrure, canne, bagues, chapeau et diamants, mais il peut parfois être juste en costard avec quelques éléments supplémentaires (grosse montre/montre à gousset, chemise léopard, boutons de manchette, canne…). C’est le type d’homme qui impose le respect au premier coup d’oeil.

Benzaie :
Maroufler : Il s’agit d’utiliser la ruse et beaucoup de talent afin de passer quelqu’un ou quelque chose sans avoir à se fatiguer, notamment en exploitant les faiblesses d’un jeu ou la bêtise d’un personnage. Technique lâche, mais parfois surprenamment efficace, par exemple quand un personnage difficile à tuer à la loyale tombe dans le vide en tentant d’asséner un coup à notre personnage, ou quand on s’infiltre discrètement en esquivant tous les ennemis afin de ne pas avoir à les affronter. Utilisé en grande partie par Benzaie lors de ses parties sur Oblivion (dont la classe du personnage Fagoth, créée par Benzaie, est « marouflard »), mais parfois aussi sur Dark Souls III, ou tout autre jeu où il est possible de jouer de façon froussarde mais sournoise.
First try ! (litt. « Du premier coup ! ») : Exclamation prononcée lorsque l’on réussit quelque chose lors de son premier essai (terminer un niveau, battre un boss, trouver un objet caché…). Peut être prononcée de façon ironique lors d’une victoire arrivant après un grand nombre d’essais infructueux.
[mot/phrase/expression] / 20 : Au lieu de l’éternel système de classement avec une note sur 20, on remplace le chiffre ou nombre par un ou des mot(s). Cela sert à préciser les raisons de notre notation en fonction d’un élément positif/négatif, d’un ressenti, d’une citation entendue, etc. Exemple : PlusJamaisÇa/20 ; Génial/20 ; Jeu indé / 20 ; Noraj / 20 ; Waifu / 20 ; etc…

(Sources : dico2rue.com , urbandico.com, et plein de sites (délicieusement ringards) de vieux tentant d’expliquer à d’autres vieux avec des mots de vieux ce que ces mots de jeunes signifient. Le compte Twitter Starfoulah @CrisesDados est également très divertissant.)

3 réflexions au sujet de « Amusons-nous avec le français – Dictionnaire « langage des jeunes »-français »

  1. Bombur8

    Dictionnaire desservi par ses jugements arbitraires (on sent également comme une certaines frustration de l’auteur sur certaines définitions) mais globalement de bonne facture dans ses définitions, ce qui est appréciable.

    Bémol toutefois sur le mot « troll », qui ne reprend comme trop souvent que l’interprétation négative du mot, à savoir un individu hargneux / méchant / mû par la haine / que sais-je encore ?
    Un troll, ça peut aussi être (dans la majorité des cas en fait, les médias sont quasiment les seuls à utiliser l’interprétation négative) un mec qui déconne et raconte des choses fausses auxquelles il ne croit pas spécialement lui-même, souvent sur un ton humoristique légèrement acide / grinçant mais sans penser à mal. Taquiner et pas haïr en somme. À noter qu’évidemment plus ledit troll sera pris au sérieux et plus il renchérira, car cela est d’autant plus drôle pour lui.

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  2. Bombur8

    Dictionnaire desservi par ses jugements arbitraires (on sent également comme une certaine frustration de l’auteur sur certaines définitions) mais globalement de bonne facture dans ses définitions, ce qui est appréciable.

    Bémol toutefois sur le mot « troll », qui ne reprend comme trop souvent que l’interprétation négative du mot, à savoir un individu hargneux / méchant / mû par la haine / que sais-je encore ?
    Un troll, ça peut aussi être (dans la majorité des cas en fait, les médias sont quasiment les seuls à utiliser l’interprétation négative) un mec qui déconne et raconte des choses fausses auxquelles il ne croit pas spécialement lui-même, souvent sur un ton humoristique légèrement acide / grinçant mais sans penser à mal. Taquiner et pas haïr en somme. À noter qu’évidemment plus ledit troll sera pris au sérieux et plus il renchérira, car cela est d’autant plus drôle pour lui.

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