Toutes les références culturelles dans One Piece – 1) Pirates réels

(Suite au fait que WordPress n’en pouvait plus et que je ne pouvais plus rajouter du texte sur l’article principal, j’ai dû le découper. Voici la partie 1.)

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Commençons par le commencement : les pirates. Parce que c’est un peu la base de One Piece, j’rappelle. Un grand nombre d’entre eux ont des noms ou éléments inspirés de véritables pirates qui ont vécu pour la plupart au 17ème et/ou 18ème siècle.

Marshall D. Teach a été inspiré par le célèbre pirate anglais Edward Teach (ou Thatch), plus connu sous le nom de Barbe Noire (~1680 – 1718). Commandant son propre navire, le Queen Anne’s Revenge, il devient un pirate de renom dans les années 1717 et 1718. Son apparence inquiète en raison de son épaisse barbe noire qui lui vaut son surnom et de son habitude de mettre des mèches à canon allumées dans ses cheveux lors des combats. Néanmoins, il n’était pas un pirate brutal et sans cervelle : avisé et calculateur, Thatch évite d’utiliser la force, comptant plutôt sur la dissuasion que lui permet sa réputation, et il n’aurait apparemment jamais blessé ou tué des prisonniers. Après sa mort, sa vie et sa personne sont romancées et inspirent un certain nombre d’œuvres de fiction sur le thème des pirates. Celui du manga a d’ailleurs assassiné, pour lui voler le Fruit des Ténèbres, le Commandant de la 4ème division de Barbe Blanche, Satch (basé sur la prononciation japonaise de Thatch).

Un autre pirate porte le même prénom que Thatch : Edward Newgate, alias motherfuckin’ Barbe Blanche. Ironiquement, lui et Teach sont des opposés sur la plupart des points : grand/trapu, musclé/gros, âgé/plus jeune, arme blanche/pistolets, capitaine/matelot (anciennement), spé amour/spé trahison, respecté de tous/détesté de tous, désintéressé/ambitieux, altruiste/égoïste (a tué Satch pour voler son Fruit), et, bien sûr, la couleur blanche/noire (pour leur barbe, leur manteau, et même leur pouvoir). ;

Bellamy la Hyène a été inspiré par le pirate anglais Samuel Bellamy, surnommé le « Prince des Pirates » (1689 – 1717). Son navire sombra avec lui et presque tout son équipage dans une tempête très violente, alors qu’il était chargé de trésors provenant de plus de 53 navires. ;

Eustass « Captain » Kid a été inspiré par le pirate d’origine écossaise William Kidd, dit « Captain Kidd » (1645 – 1701), avec qui il partage ses tendances violentes. Malgré les légendes, sa carrière fut faite de seulement quelques escarmouches qui l’obligèrent à défendre son honneur. William Kidd est né en Écosse au milieu du 17ème siècle. Il a commencé une carrière de corsaire au service de la Couronne anglaise en tant que jeune homme. Après avoir effectué un voyage aux Comores en 1697, Kidd décida de s’essayer à la piraterie.
Ses jours de pirate étaient comptés. Son équipage et lui ont capturé un navire arménien appelé le Quedagh Merchant en 1698 et se sont vite rendus compte que les autorités avaient qualifié Kidd de pirate. Puis, environ un an plus tard, il s’est rendu à New York pour plaider sa cause. Au lieu de partir en homme libre, il a été envoyé en Angleterre pour y être jugé.
Le tribunal a déclaré Kidd coupable de piraterie et d’assassinat de l’un de ses coéquipiers. Peu de temps après la fin du procès, les autorités l’ont pendu pour ses crimes. La légende raconte que le bourreau a dû le ligoter trois fois à cause de la rupture des deux premières cordes.

Son nom vient aussi d’Eustache le moine (~1170 – 1217) (Eustace the Monk en anglais), premier grand pirate de la côte d’Opale, qui combattit tantôt pour Philippe Auguste (France), tantôt pour Jean sans Terre (Angleterre), pillant les côtes normandes puis des villages de la côte anglaise. Il arrêta d’être du côté anglais en 1212 et soutint les barons rebelles pendant la guerre civile, aidant même le prince de France et ses chevaliers à traverser la Manche. Vaincu et capturé par les Anglais, il tenta de monnayer sa liberté contre d’énormes sommes d’argent, mais ils refusèrent, car il était bien trop détesté dans le pays. Sa tête fut fichée au bout d’une pique et promenée en trophée dans tout le sud de l’Angleterre. ;

Bartholomew Kuma a été inspiré par le pirate britannique Bartholomew Roberts, dit « Le Baronnet Noir » (1682-1722). Il aurait mené la carrière de pirate la plus réussie de toute l’histoire, en capturant plusieurs centaines de navires (jusqu’à 22 navires en une seule prise) en seulement deux ans. Il est également possible qu’il soit aussi lié au navigateur portugais Bartholomeu Dias (~1450-1500), premier navigateur européen à avoir dépassé la pointe sud de l’Afrique (le Cap de Bonne-Espérance), et dont le voyage, poursuivi par Vasco de Gama, ouvrit le chemin maritime vers les Indes. ;

Gol D. Roger a été inspiré par le pirate français Olivier Levasseur, dit « La Buse » (~1690 – 1730). La légende raconte que lorsqu’il était sur l’échafaud la corde au cou, La Buse aurait jeté un cryptogramme dans la foule en s’écriant : « Mon trésor à qui saura le prendre ! ». Le trésor n’a toujours pas été retrouvé à ce jour. ;

Roronoa Zoro a été inspiré par le pirate français François l’Olonnais (~1630 – 1668/69) (et par Zorro, évidemment). En japonais, il n’y a pas de différence entre le R et le L, ainsi « l’Olonnois » et « Roronoa » se prononcent de la même façon. L’Olonnois acquit une telle réputation de cruauté vis-à-vis de ses prisonniers que tous les navires espagnols, toutes les villes combattirent contre lui jusqu’au dernier homme. ;

Eyri est un géant qui résidait sur Erbaf il y a 63 ans. La jeune Charlotte Linlin le blessa gravement, même si cela ne fut pas intentionnel. Son nom pourrait être basé sur celui d’Eirick Thorvaldson, dit Erik le Rouge (~950-1003 ou ~940-1010), le légendaire explorateur norvégien. Banni d’Islande pour meurtre, il est resté dans l’histoire pour avoir fondé la première colonie européenne au Groenland, et son fils, Leif Erikson, a découvert le premier l’Amérique (la colonie en Vinland [Canada] fut fondée vers l’an 1000), soit 5 siècles avant Christophe Colomb.
Shanks le Roux a été probablement lui aussi été inspiré par cet homme, mais plus pour son surnom, en raison de ses cheveux couleur feu. ;

Alvida a été inspiré par la femme pirate légendaire Alvilda (ou Alwida), fille d’un roi de Scandinavie au Ve siècle. Elle s’habillait en homme et était capitaine d’un navire uniquement composé de femmes. Elle se tourna vers la piraterie pour échapper au mariage arrangé avec le prince danois Alf.
Au cours de ses voyages, elle est tombée sur une compagnie de pirates qui avait récemment perdu son commandant. Le groupe admirait tant Alwida qu’ils l’ont élu comme leur nouvelle capitaine. Elle est devenue une pirate formidable ; si formidable que le prince Alf fut envoyé pour s’occuper d’elle. Tout en la livrant à la bataille, le prince monta à bord de son navire et démasqua sa chère Alwilda. Elle aurait été tellement impressionnée par son courage et sa force qu’elle a accepté son mariage et l’a épousé à bord de son navire.
L’Alvida de One Piece captive peu son équipe au début de la série (elle maintient son statut par la peur et la force), mais après avoir mangé le Sube Sube no Mi, c’est une autre histoire. Contrairement à Alwilda, son agréabilité n’est pas ce qui la rend chère aux gens qui l’entourent, mais son corps (beauté mentale vs beauté physique). Quant à Luffy, Alvida a été impressionnée par sa force (comme pour Alf), et elle veut le retrouver pour en faire ‘’sa chose’’ [sic]. ;

X Drake a été inspiré par le très connu capitaine corsaire, navigateur et politicien anglais, héros de l’époque élisabéthaine (mais détesté par les espagnols), Francis Drake (~1540 – 1596). Il fut le premier anglais à faire une circumnavigation (tour du monde en bateau), le second à la faire en une seule expédition (de 1577 à 1580), et a été le premier à compléter le voyage en tant que capitaine tout en menant l’expédition tout au long de la circumnavigation. Avec son incursion dans l’océan Pacifique, il a inauguré une ère de courses (activité des corsaires) et de piraterie sur la côte ouest des Amériques, une zone qui avait précédemment été libérée de la piraterie. Il est devenu le marin le plus respecté de son temps après avoir prouvé son utilité pour la Couronne anglaise en pillant les navires espagnols lors de ses aventures et en aidant à vaincre l’Armada espagnole. ;

Basil Hawkins a été inspiré par le constructeur de navires, riche négociant, navigateur, et marchand d’esclaves anglais John Hawkins (1532-1595). Il se livrait à la vente d’esclaves, naviguant entre l’Afrique et la Floride. En 1588, il participa avec son neveu Francis Drake, Martin Frobisher, et Walter Raleigh (qui se lança en 1617 dans une expédition en Guyane afin de trouver L’Eldorado, et a inspiré Silvers Rayleigh) aux attaques en Manche et en mer du Nord contre l’Invincible Armada.

Son prénom vient de Basil Ringrose (1653-1686), un médecin anglais embarqué sur des navires de pirates qui écrivit un livre de bord dont les récits de voyage constituent une source intéressante quant à la vie des boucaniers à cette époque. ;

Trafalgar Law doit en partie son nom à Edward Low (1690-1724), un célèbre pirate anglais des derniers temps de l’ ge d’Or de la Piraterie, au début du 18ème siècle. Il fit preuve d’une grande créativité en matières de méthodes de tortures, en inventant constamment de nouvelles et les expérimente sur les équipages qui tombent entre ses mains (surtout les Castillans, systématiquement mis à mort, en raison des mauvais souvenirs qu’il avait de leur fréquentation à l’époque où il était honnête). ;

Portgas D. Ace a été inspiré par le boucanier portugais Bartolomeu Português (16?? – 16??), qui a attaqué les expéditions espagnoles à la fin des années 1660. Il a également établi l’un des premiers ensembles de règles populairement connu dans la tradition pirate comme « le Code du Pirate», plus tard utilisé par les pirates du 18ème siècle comme John Phillips, Edward Low et Bartholomew Roberts. Avant d’avoir publié son manga, Oda l’avait nommé Portgas D. Lang (cf One Piece Green: Secret Pieces), donc Oda avait bien l’intention de le relier à cet autre pirate.
Bartolomeo a hérité quant à lui de son prénom. ; 

Morgan le Bûcheron, l’ex-colonel de la Marine condamné pour sa violence et sa certaine mégalomanie, est basé sur le pirate Henry Morgan (1635-1688). Il commença simple flibustier mais se fit, au fil des captures et pillages de villes, un nom et une réputation dans la piraterie, même si celle-ci est ternie par la cruauté dont lui et ses hommes faisaient couramment usage. Acceptant souvent des missions de corsaires pour le compte de l’Angleterre, contre les espagnols, il sera adoubé par Charles II et envoyé en Jamaïque. Il y finira sa vie comme gouverneur et plus riche planteur de l’île. Morgan est immortalisé par une marque de rhum, le Captain Morgan’s Spiced Rum, produite non en Jamaïque mais à Porto Rico. ;

Charlotte Linlin, alias Big Mom, a 2 origines possibles pour son prénom (outre la charlotte, le dessert) : Charlotte Badger (1778 – ~1818), première femme pirate australienne et une des deux premières femmes blanches à coloniser la Nouvelle-Zélande, et Charlotte de Berry (1636-?), femme pirate.
La seconde est plus intéressante, car elle a plusieurs points communs avec Big Mom :
>Elles n’ont pas froid aux yeux et sont respectées de leur équipage (voire terrifiés pour celui de Big Mom). |
>Elles ont eu plusieurs époux : de Berry partit en mer déguisée en homme avec son premier amour, qui fut accusé de mutinerie par un officier et fut fouetté à mort (elle se vengea en tuant l’officier ensuite). Plus tard, un capitaine de navire marchand la kidnappa, la força à l’épouser et l’embarqua de force vers l’Afrique, mais elle finit par se mutiner avec l’équipage contre ce mari violeur et tyran. Enfin, elle tomba amoureuse d’un Espagnol, Armelio Gonzàlez. ; Big Mom a eu 39 filles, 46 fils et 43 époux. |
>Elles ont eu recours à l’anthropophagie : elle fit naufrage avec son équipage, et après des jours de disette, ils eurent recours au cannibalisme. Les survivants de son équipage furent secourus par un navire hollandais. ; Big Mom a parfois mangé certains de ses membres d’équipage quand elle avait suffisamment faim (ou qu’elle était en colère contre eux). ;

Scratchmen Apoo aurait été inspiré par Chang Pao Tsai (~1783-1822), pirate chinois de Hong Kong (merci le Point Culture sur les pirates). Enlevé à l’âge de 15 ans par un couple de pirates, qui l’adoptèrent, il reprit ensuite l’activité de ses parents adoptifs. Zhang Pao Tsai était actif sur les côtes cantonaises durant la dynastie Qing. Ses équipages étaient réputés compter plus de 50.000 individus, et sa flotte atteindre 600 navires. Il avait un partenariat de piraterie avec Cai Qian et ils travaillèrent ensemble jusqu’au suicide de ce dernier, en 1809, alors qu’il était encerclé par l’armée Qing. Zhang Pao décida alors de se rendre au gouvernement chinois en 1810. Il devint colonel de la flotte impériale, et passa le reste de sa vie à aider le gouvernement à combattre d’autres pirates, vivant dans des postes administratifs confortables. (Apoo a rejoint l’équipage aux Cent Bêtes après avoir été attaqué par Kaido)

Son nom vient de Chui A-poo (? – 1851), un pirate chinois Qing du XIXe siècle qui commandait une flotte de plus de 50 navires dans la mer de Chine méridionale. Il était l’un des deux pirates les plus notoires de l’époque dans la mer de Chine méridionale, avec Shap Ng-tsai. En septembre 1849, sa flotte, basée à Bias Bay, à l’est de Hong Kong, est détruite par des navires de guerre britanniques et chinois. Plus de 400 pirates sont tués et Chui a été grièvement blessé. Bien qu’il réussisse à s’échapper, il est trahi et remis aux Britanniques. Il était recherché, avec une prime de 500 dollars (environ 15 700 dollars actuels), pour le meurtre horrible de deux officiers. Sa peine fut un exil à vie à la Terre de Van Diemen (ancien nom européen de la Tasmanie), mais il se pendit dans sa cellule avant qu’elle puisse être exécutée. ;

« Calico » Yorki, feu le capitaine des pirates Rumbar (dont faisait partie Brook), doit son surnom à celui de Jack Rackam alias Calico Jack (1682-1720), un pirate du XVIIIe siècle. Il doit son surnom aux vêtements très colorés faits de calicots qu’il portait. Il est surtout connu parce qu’il comptait parmi les membres de son équipage les deux plus célèbres femmes pirates : Anne Bonny et Mary Read. ;

Jack, une des Calamités de Kaido, a peut-être lui aussi été nommé ainsi par rapport à Jack Rackam/Calico Jack, même si cela peut aussi être une référence au capitaine Jack Sparrow, pirate et anti-héros de la saga Pirates des Caraïbes. ;

Jewelry Bonney est justement inspirée d’Anne Bonny (~1700-1782), l’une des plus célèbres femmes pirates. Elles sont toutes deux des femmes à la fois belles et intelligentes, mais rebelles et au sang chaud. Vulgaires mais indulgentes, elles ont aussi l’habitude de cacher leur identité. Élevée comme un garçon par son père, son entrée dans la piraterie dès 16 ans, via son mari James Bonny (qu’elle quittera rapidement car il espionne et dénonce les pirates au Gouverneur). Lors des offres de pardon royal (par le roi James II en 1687), elle refuse et se met en couple avec Jack Rackham. Dès lors elle se travestit en homme et se donne le nom d’Adam Bonny. Elle rencontre alors une autre femme pirate, Mary Read, qui elle aussi se fait passer pour un homme. On dit que les deux femmes auraient alors eu une liaison.
A partir de 1720, le Gouverneur des Bahamas envoie des navires de guerre britanniques pour chasser les trois pirates. Ils mènent différentes batailles en mer et en sortent vainqueurs. Mais de nouveaux navires envoyés par le Gouverneur des Bahamas continuèrent de les pourchasser et le 21 octobre 1721, Anne Bonny, Mary Read et Jack Rackham sont finalement capturés. Jack Rackham fut ensuite pendu alors que Anne et Mary faisant croire à leur grossesse échappèrent à la peine de mort. Alors que Mary Read finira par mourir dans sa cellule, surement de la fièvre jaune, Anne Bonny sera graciée après que son père ait semble-t-il payé une rançon. Ensuite plus de trace… ;

Urouge le « Moine fou » doit son nom à Arudj Reïs (~1474-1518), dit Baba-Oruç, qui par déformation donna Barberousse. (Oruç -> prononcé « oroutch » -> Urouge)
Corsaire renommé, il est proclamé sultan d’Alger après ses faits d’arme contre les Castillans et considéré comme le fondateur de Al Jazâ’ir : l’état d’Alger ou régence d’Alger. Il acquit le surnom de Baba Arudj (père Arudj) après avoir transporté les réfugiés musulmans d’Espagne vers l’Afrique du Nord. Il est mort en défendant Tlemcen contre les Espagnols en 1518. ;

Hajrudin le « Pirate mercenaire » doit quant à lui son nom au frère cadet d’Arudj Reïs, Barbaros Hızır Hayreddin Paşa (~1466-1546), dit « Barberousse » lui aussi ! Il fut un corsaire ottoman sous le règne de Soliman le Magnifique, ayant occupé les postes de beylerbey (gouverneur-général) de la régence d’Alger et de kapudan pacha (grand amiral). ;

Capone Bege a été surtout inspiré par Al Capone, mais aussi par William le Sauvage (1213 – ?), comme confirmé par Oda dans un SBS. C’était un corsaire anglais, l’un des tout premiers pirates engagés par le gouvernement britannique (avec Adam Robernolt), par le roi Henry III au XIIIe siècle (en 1243 apparemment). Leur mission était, je cite : « ennuyer nos ennemis par terre ou par mer« . L’Angleterre a envoyé Sauvage et ses corsaires contemporains en temps de guerre (sûrement pour la Guerre de Cent ans [1159-1259] à mon avis), avec la permission d’attaquer les navires ennemis lorsqu’ils étaient en mer à condition qu’ils reversent la moitié de leur butin à la Couronne. (c’est vraiment tout ce que j’ai trouvé sur lui en fouillant sur le net, yavait quasiment rien) ;

Jesus Burgess est inspiré de Samuel Burgess (~1650-1716). En 1690, c’était un membre de l’équipage de William Kidd lorsque leur navire (le Blessed William) fut saisi par Robert Culliford et une partie de l’équipage qui se mutinèrent, William May étant nommé capitaine. En 1693, Edward Coates devint capitaine et l’ancien capitaine Burgess quitta le navire et se rendit à New York. Il acheta une maison et fut embauché par Frederick Philipse, le plus riche marchand de la ville. Au cours des prochaines années, Burgess effectua de nombreux voyages rentables à Madagascar, vendant des fournitures et des armes à feu à des pirates en échange d’or et d’esclaves.
Vers 1700, le capitaine Lowth de la Compagnie des Indes orientales a saisi le navire de Burgess et l’a emmené à Bombay, prenant aussi son trésor et ses esclaves. Les propriétaires de son navire (le Margaret) intentèrent un procès contre la Compagnie des Indes ; Burgess fut emmené à Londres en 1701 et accusé de piratage. Avec le témoignage du capitaine Robert Culliford, il fut reconnu coupable, mais finit par obtenir un pardon pour ses crimes et embarqua à bord d’un corsaire qui se dirigeait vers le Pacifique. Il retournera ensuite à Madagascar pour échanger de l’alcool contre des esclaves. À la suite d’une dispute avec un chef noir au sujet des prix, Burgess meurt empoisonné, vraisemblablement des mains du chef. ;

– Il est possible que César Clown doive en partie son nom à Henri Caesar (~177x – 1830), ou Black Caesar, un pirate et révolutionnaire haïtien légendaire du XIXe siècle. Les efforts pour trouver des preuves historiques de son existence ont été infructueux. Selon des œuvres de fiction, il aurait participé à la Révolution haïtienne (22 août 1791 – 1er janvier 1804) avec Dutty Boukman et Toussaint Louverture, ainsi qu’à la piraterie pendant près de 30 ans au début du 19e siècle.
Il ne faut pas le confondre avec un véritable pirate, également connu sous le (sur)nom de Black Caesar, ancien membre de l’équipage de Barbe Noire qui a opéré depuis les Keys de Floride au début des années 1700 jusqu’à sa capture et sa pendaison à Williamsburg (Virginie) en 1718. (cf origines de Clown dans les Personnages historiques) ;

Jean Bart a le même nom que Jean Bart (1650-1702), un corsaire célèbre pour ses exploits au service de la France durant les guerres de Louis XIV. Pendant la guerre de Hollande, il est corsaire pour le compte de la France et accumule les prises (plus de cinquante entre 1674 et 1678). Admis dans la Marine royale avec le grade de lieutenant de vaisseau en janvier 1679, il sera promu à plusieurs reprises : capitaine de frégate en août 1686, capitaine de vaisseau en juin 1689, et chef d’escadre en avril 1697.
En 1692, il détruit une flottille de 80 navires de pêche hollandais. Son exploit, sans doute le plus célèbre, qui lui vaut des lettres de noblesse, est la reprise sur les Hollandais devant le Texel d’un énorme convoi de 110 navires chargés de blé que la France avait acheté à la Norvège (juin 1694). En juin 1696, il livre sur le Dogger Bank un violent combat à une escadre hollandaise, détruisant plus de 80 navires, et rentre à Dunkerque en déjouant la surveillance anglaise. Il conduit le prince de Conti en Pologne, puis commande la marine à Dunkerque où il meurt le 27 avril 1702. ;

Montblanc Norland (ou Noland) pourrait être inspiré de Richard Noland (actif vers 1717-1724), un pirate irlandais sévissant dans les Caraïbes. Il était surtout connu pour avoir navigué avec Samuel Bellamy avant de travailler pour les Espagnols.

– Le chasseur de primes Jean Ango, dit le Bandit, doit son nom à Jean Ango (1481-1551), un armateur normand. Il était un commerçant ordinaire, mais aussi un corsaire (car il était ami avec Marguerite de Navarre, la sœur du roi François Ier) opposé aux Espagnols et un pirate contre les Portugais. Il mène un certain nombre d’expéditions (mer des Antilles, Terre-Neuve, côte est de l’Amérique du Nord, Sumatra). Ango armait plus de 30 nefs et ses pilotes corsaires (dont le célèbre Jean Fleury) totalisèrent plus de 300 prises.
En 1522, il acquiert sa prodigieuse fortune lorsque Fleury vole le somptueux trésor de Guatimozin, dernier empereur aztèque, que Cortés envoyait du Mexique, entassé dans trois caravelles. Ce trésor, destiné au roi espagnol Charles Quint et à sa cour, prit le chemin de la Normandie. Il comprenait un trésor fabuleux, composé de milliers de pierres précieuses, bijoux, vêtements, plaques d’or, et objets divers d’une valeur artistique ou historique inestimable. François Ier le nomme gouverneur de Dieppe qui devient à cette époque le port le plus important du royaume, avec 40 000 habitants. De 1530 à 1544, il fait construire par des artistes italiens sa résidence d’été sur le domaine de Varengeville-sur-mer : le Manoir d’Ango, qu’Honoré de Balzac cite à plusieurs reprises dans son roman historique Sur Catherine de Médicis (1846) comme un chef-d’œuvre de la Renaissance.
Le nom de Jango est possiblement une contradiction de Jean Ango.

Von Augur doit sûrement son nom à John Auger (c. 1678 – 1718), épelé occasionnellement Augur ou Augier, un pirate actif aux Bahamas vers 1718. On se rappelle principalement de lui comme le pirate le plus connu capturé par Benjamin Hornigold, pirate devenu chasseur de pirates.
John Auger était un pirate mineur à Nassau ; après avoir entendu du gouverneur Woodes Rogers l’offre de l’Acte de Grâce du Roi (George I) de 1717, qui pardonnait à tous les pirates qui s’étaient rendus d’ici septembre 1718, il accepta et se retira de la piraterie. Rogers gracia Auger (« un vieux pirate fidèle et respectable« ), lui confia un sloop nommé Mary et lui permit de partir avec deux autres navires pour un voyage de réapprovisionnement. Peu de temps après, Auger et son équipage rencontrèrent les autres navires en mer, notamment le pirate pardonné Phineas Bunce. Abandonnant leur mission commerciale, ils reprirent la piraterie et pillèrent les deux navires.
Benjamin Hornigold, un pirate qui avait également accepté le pardon de Rogers, s’était mis à la recherche de ses anciens camarades pirates. Il finit par capturer Auger et son équipage en 1718, après que le sloop d’Auger eut été attaqué par des navires corsaires de la guarda costa espagnole, qui les renvoyèrent à New Providence, aux Bahamas. Le gouveneur Rogers ne demandait pas à une cour d’amirauté anglaise de juger des pirates capturés, car il avait sa propre cour, et renvoyait des dossiers détaillés en Angleterre au lieu d’attendre les ordres royaux officiels. Auger et son équipe furent jugés, condamnés et pendus un an après leur retour à la piraterie. ;

– Le nom de Cavendish vient du navigateur et corsaire anglais Sir Thomas Cavendish (1560-1592) surnommé ‘’le Navigateur’’, car il était le premier à avoir délibérément tenté d’imiter Sir Francis Drake, en faisant un raid sur les villes et navires espagnols du Pacifique et revenir en faisant le tour du monde.
Son premier voyage et sa circumnavigation réussie (1586-1588) le rendirent riche grâce à l’or, la soie et les trésors espagnols capturés dans le Pacifique et les Philippines. Sa plus grande prise était le Galion de Manille Santa Anna, un des énormes navires transportant les richesses à travers le Pacifique (des Philippines au Mexique), dont le butin de 1 200 000 pièces d’or causa une forte dépression sur le marché de l’or de la City de Londres. La reine Elizabeth I d’Angleterre le fit chevalier à son retour pour son exploit nautique. Il s’est par la suite mis en route pour un deuxième voyage de raid et de circumnavigation en août 1591 mais n’eut pas eu la même chance ; il décéda en mer à l’âge de 31 ans. ;

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Voilà, c’est tout pour les pirates ! Du moins pour l’instant… Dans la partie 2, nous traiterons des personnages réels contemporains. 🙂

Tschaw ! o/

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