Toutes les références culturelles dans One Piece – 9) Le Japon

(Suite au fait que WordPress n’en pouvait plus et que je ne pouvais plus rajouter du texte sur l’article principal, j’ai dû le découper. Voici la partie 9.)

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Pourquoi Oda ne s’inspirerait-il pas aussi de son pays, le Japon ?

Perona est une gothic lolita, que ce soit avec ses vêtements flashy noirs, rouge foncé/rose et blancs, ou de part son caractère enfantin (têtue, boude, fait des blagues, aime les animaux mignons) ;

– Etant donné que les amiraux de la Marine (Akainu, Aokiji et Kizaru) ont des noms évoquant les compagnons de Momotaro (chien, faisan et singe), ainsi que les mêmes personnalités (Aokiji et le faisan sont un peu paresseux, Kizaru et le singe sont distraits et irresponsables, et Akainu et le chien sont très fidèles), certains pensent que Sentomaru serait une référence à ce célèbre héros du folklore japonais.

Mais il est bien plus probable qu’il soit en réalité basé sur Kintarō, un autre héros du folklore japonais. Enfant à force surhumaine, il est élevé par une ogresse sur le mont Ashigara. Actif et inlassable, dodu et en bonne santé, il ne porte qu’un bavoir portant le caractère chinois signifiant « or » (金 kin). Sa seule autre possession est une hachette (le symbole chinois du tonnerre). Il est autoritaire avec les autres enfants, et ses amis sont principalement les animaux des monts Kintoki et Ashigara. Sa force est phénoménale, étant capable de réduire les pierres en miettes, d’arracher les arbres de la terre, et de manipuler les branches comme de simples brindilles. Plusieurs légendes racontent ses aventures avec les démons et monstres, ses combats sumo avec des ours, et l’aide qu’il apporte aux bûcherons dans leurs tâches. C’est un personnage populaire des théâtres nô et kabuki. On expose des poupées Kintarō le jour de la fête des garçons (Tango no Sekku) dans l’espoir de voir les garçons devenir aussi courageux et forts que Kintarō.

En parallèle, Sentomaru est très zélé dans son travail, travaillant activement à gravir les échelons de la Marine, et réprimant à plusieurs reprises Kizaru, son oncle distrait et insouciant, pourtant Amiral. Il porte toujours son habit rouge orné d’un tomoe (symbole héraldique du Japon) ainsi qu’un mawashi (la ceinture portée par les sumos lors des entraînements et des compétitions), et se bat soit à mains nues (avec le haki de l’armement), soit en manipulant une grosse hache à double tranchant. C’est aussi le chef des Pacifistas, les « armes humaines » développées par Vegapunk, qui lui obéissent au doigt et à l’oeil. ;

Nero, le membre (inutile) du CP9 apparaissant brièvement lors de l’acheminement de Robin jusqu’à Enies Lobby par le Train des mers, fait référence à un yōkai japonais : le kamaitachi, un trio de belettes très agressives, infligeant de douloureuses blessures à ceux qu’elles rencontrent. Ceci car il ressemble à une belette, et a l’agilité (Geppo), la flexibilité (Kami-e), la vitesse (Soru), et la capacité de lancer des lames d’air (Rankyaku). ;

– Le Kama Kama no Mi, ou Fruit du Slash-Slash en français, est un Fruit du Démon de type Paramecia apparaissant seulement dans l’anime qui permet à son utilisateur (Eric) de faire pousser ses ongles à deux pouces de longueur et d’avoir la capacité d’attaquer avec des lames d’air. « Kama » signifie faucille en japonais, mais cela fait surtout penser là aussi au kamaitachi, le trio de belettes yokai. La première des trois renverse la victime qui a été attaquée par surprise ; la deuxième lui coupe les jambes tandis que la troisième lui applique les soins de première nécessité. Ainsi, lorsque la victime prend conscience de ce qui lui est arrivé, elle se retrouve avec de douloureuses blessures qui ne saignent pas. ;

– Enfin, Hakuba a pour épithète « kamaitachi« , toujours la même réf, vu que les belettes attaquent les gens si vite que c’est comme si les victimes étaient coupées par le vent. Hakuba attaque lui aussi en un clin d’oeil, ce qui les rend impossibles à voir ou éviter, sauf avec un bon haki de l’observation. ;

Ener est lui aussi bourré de références : ses pouvoirs, ses habits (+ son torse nu + ses anneaux en or aux mains et pieds) et les tambours attachés dans son dos (avec un mitsudomoe sur chacun d’entre eux, un antique symbole héraldique japonais, symbolisant la terre, les cieux et l’humanité) sont ceux du dieu du tonnerre japonais, Raijin. Ener se présente même en tant que tel : « Je suis la foudre » ou « Je suis Dieu« . (image d’Ener ; image de Raijin)

En outre, l’une de ses poses (allongé sur le côté) et ses lobes d’oreilles allongés (signe de haute spiritualité) rappellent des statues de Bouddha (celle du mardi, dans la posture du Parinirvana).

Son bâton en or (Nonosama Bo) et le sphéronimbus (nuage rond qu’il crée à partir d’un dial) pour se déplacer viennent de la légende de Sun Wukong, le Roi des singes de « Xiyouji » (« La Pérégrination vers l’Ouest« ), un roman fantastique chinois très connu datant de la fin du XVIème siècle et racontant l’épopée du moine bouddhiste Xuanzang, se rendant de Chine en Inde pour en rapporter les textes authentiques du courant de la Conscience seule (yogācāra), afin de les traduire en chinois. Il rencontre en chemin de nombreux monstres voulant le dévorer (car sa chair pure donnerait 10 000 années de vie à qui la mangerait) mais il est aidé par des divinités, des immortels, des bodhisattvas et des bouddhas qui le protègent, dont Sun Wukong. Ce dernier possède la capacité de grimper et bondir sur les nuages, ainsi qu’un bâton magique (le Bâton Cerclé d’Or) pouvant s’agrandir ou se rétrécir à volonté. C’est aussi sur ce personnage qu’est basé Son Goku dans Dragon Ball.

Son nom vient possiblement de Enlil, l’un des dieux principaux de la religion mésopotamienne antique (durant la seconde moitié du IIIe millénaire av. J.‑C. et une majeure partie du IIe millénaire av. J.‑C.). Il est considéré comme le roi des dieux, divinité suprême du panthéon mésopotamien. C’est lui qui, par ses décisions, attribue la suprématie aux rois humains, qui lui accordent donc une place de choix dans leurs offrandes et leurs inscriptions commémoratives. La ville où se trouve le grand temple d’Enlil, Nippur, en a tiré un grand prestige religieux et culturel, sans jamais être elle-même l’origine d’une dynastie puissante.
Il est difficile de résumer rapidement toutes les caractéristiques d’Enlil, dont beaucoup font penser à Ener, mais on va essayer :
>Il est souvent représenté avec 4 ailes. (Ener en avait 2 mais les a arraché)
>On a souvent souligné son caractère particulièrement impétueux voire violent dans ces mythes. Dans les différentes versions du Déluge mésopotamien (« Genèse d’Eridu », Atrahasis, Épopée de Gilgamesh), il déclenche le fléau qui supprime quasiment tous les humains. (Ener lance sa technique Deathpiea pour bombarder d’éclairs Skypiéa et tout détruire)
>Mais à l’inverse d’autres textes non mythologiques (hymnes et prières) mettent en avant son aspect bienveillantSa parole est sublime et sainte ! […] Il est le grand et puissant souverain, qui domine le Ciel et la Terre, qui sait tout et comprend tout ! »). L’Hymne à Enlil explique que le monde tel qu’il est n’existerait pas en l’absence de cette divinité suprême car il serait désordonné, et n’aurait aucun des cadres nécessaires à l’épanouissement de la civilisation. (Forcé, car Ener gouverne par la peur. Quand Nami demande à le rejoindre sur l’Arche [pour survivre], il l’accepte.)
>Enlil peut avoir un rôle bénéfique pour les humains ou bien châtier ceux qui lui ont déplu. (El Thor dans ta tronche si tu parles mal d’Ener)
>La primauté dans le monde divin est l’élément le plus caractéristique d’Enlil dans les textes mythologiques, où il est rarement le personnage principal mais joue toujours un rôle en tant que roi des dieux. (Ener est finalement assez peu présent dans l’arc Skypiéa, qui concerne surtout le Battle Royale qu’il organise, et n’est même pas dans son opening)

Son nom anglais, est Enel, comme Enel S.p.A. (ou le Groupe Enel), une multinationale italienne du secteur de l’énergie active dans les secteurs de la production et de la distribution d’électricité, ainsi que dans la distribution de gaz naturel (même si c’est probablement juste une coïncidence). ;

– Le « moine de mer » Wadatsumi, un monstre marin à forme humaine vient des Umi-Bozu (littéralement « bonze marin »), des créatures fantastiques du folklore japonais, qui sont d’énormes yōkai marins naufrageurs, noirs comme la nuit. . Ils demandent aux équipages un tonneau qu’ils remplissent ensuite avec de l’eau de mer pour les noyer. Pour éviter ce funeste sort, il faut leur donner un tonneau sans fond.
Son nom évoque Ōwatatsumi (pouvant aussi être prononcé Wadatsumi), l’autre nom de Ryūjin, le dieu des mers et mari de la princesse Otohime. Il s’agit d’une divinité majeure de la religion shintoïste, puisqu’il a été engendré par Izanagi et Izanami eux-mêmes. Il vit à Ryūgū-jō, luxueux palais sous-marin érigé à partir de coraux scintillants de toutes les couleurs, d’où il contrôle les marées grâce à des joyaux magiques et commande l’ensemble des animaux marins (tortues marines, poissons et méduses sont souvent décrites comme étant ses serviteurs). Ōwatatsumi est l’arrière grand-père du premier empereur japonais, l’empereur Jimmu, et est donc considéré dans la religion shintoïste comme un ancêtre de la famille impériale.
(Les monstres marins vus de loin par l’équipage de Luffy dans le Triangle de Florian font eux aussi beaucoup penser aux Umi-Bozu de par leur forme.) ;

– Le dragon millénaire hors-série Ryuji doit lui aussi son nom à Ryūjin, qui est lui aussi un dragon, symbole de la puissance de l’océan, pourvu d’une large gueule et capable de prendre forme humaine.
Sa faculté de mourir pour renaître est assez semblable aux phénix, bien que l’oeuf qui éclot à sa mort ne vient pas de son propre corps. ;

Surume, le kraken apprivoisé par Luffy, a son nom qui vient du surimi, produit alimentaire réalisé à base de chair ou de pâte de poisson dont la recette fut créée au Japon par les femmes de pêcheurs et leurs enfants, pendant le XVIIe siècle. ;

– La reine Otohime porte le même nom qu’une déesse de la mythologie japonaise. Otohime (aussi appelée Toyo-tama), fille du dieu des mers Ryujin, épousa le chasseur Hoori et donna naissance à un fils, Ugayafukiaezu, qui engendra à son tour Jimmu, le premier empereur du Japon. ;

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– Le membre du CP9 Kumadori est sûrement le personnage le plus japonais de One Piece (jusqu’à l’introduction de Momonosuke et cie) :

>Il semble suivre le code d’honneur des samouraïs notamment lorsqu’il tente comiquement de se faire seppuku après s’être déshonoré (ou pour faire pardonner les fautes des autres). Il pense que les vrais hommes ne doivent pas pleurer ou renoncer, ce qui explique pourquoi il a continué de se battre, même contre Chopper en Monster Point, alors qu’il savait qu’il n’avait aucune chance de le vaincre. Le seppuku consiste à s’ouvrir le ventre avec une lame, bien que ce soit traditionnellement sur le côté, pas juste à se planter une épée dans le bide. |

>Kumadori ressemble à un personnage de kabuki (théâtre traditionnel japonais). Il a une étrange façon de parler, parlant plutôt lentement et ayant tendance à répéter ou à tirer des syllabes et des mots à la manière des acteurs de kabuki. Il a aussi tendance à soudainement déclamer des haïkus, même pendant les combats ou d’autres moments inappropriés. Un haïku est un petit poème extrêmement bref visant à dire et célébrer l’évanescence des choses. Il comporte traditionnellement 17 mores (= phonèmes), sous la forme 5-7-5, et est calligraphié traditionnellement sur une seule ligne verticale, au Japon, ou sur trois lignes, dans son adaptation francophone depuis 1905. |

>Kumadori prétend être un sennin, un type d’ermite dans le folklore japonais qui peut contrôler même les fonctions autonomes de leur corps, ainsi que vivre éternellement, ce qui explique, selon lui, sa capacité à contrôler sa digestion afin de maigrir instantanément ou la capacité de contrôler ses cheveux (alors que cela est dû à la technique de Résurrection, que Lucci utilise aussi). |

>Kumadori (et Kanjuro) ressemblent à des shishi du théâtre kabuki traditionnel. L’un a les cheveux blancs, l’autre les cheveux rouges avec une tenue verte. Kumadori a d’ailleurs pour thème le lion et c’est aussi son épithète.
Une des danses les plus populaires du théâtre japonais Kabuki est Renjishi, une parabole à propos de deux shishi, animaux mythologiques ressemblant à des lions. La première version, jouée à la fin de la période Edo, en 1861, était Katsusaburô Renjishi, inspirée par une pièce de théâtre Nô appelée Shakkyo (= pont de pierre). Renjishi raconte l’histoire d’un père shishi (représenté dans l’art avec des cheveux blancs) qui, désireux de tester le pouvoir et le courage de son fils, le jette d’une falaise (oklm). Le fils survit à la chute et parvient à remonter, la pièce se terminant par une danse célèbre célébrant les exploits des fils…
Le film Kagamijishi (= La Danse du Lion), réalisé en 1936, montre aussi un shishi, dont la danse longue et complexe est apparemment le summum de la difficulté. Comme l’explique un fin connaisseur sur Allocine : ‘’Outre la complexité de l’enchaînement des gestes et de l’expression des sentiments, cette danse exige de l’endurance…du souffle et une chevelure à n’en plus finir ! On dit que personne d’autre que Kikugoro Onoe VI n’aurait réussi à exécuter cette danse à la perfection qui exprime la force et la joie ! Et le rideau doit tomber sur un lion apaisé !’’ |

>Kumadori porte un maquillage traditionnel japonais, le… kumadori. Il est porté par les acteurs du théâtre kabuki, en particulier lors des représentations de l’audacieux et emphatique style aragoto (qui fait appel à des kata [formes ou mouvements] et des paroles exagérés et dynamiques). Le maquillage kumadori se compose généralement de rayures de couleurs vives ou de dessins sur un fond blanc, les couleurs et les motifs symbolisant des aspects de la personnalité de l’acteur. Bien que le kumadori a été créé et développé largement par les membres de la lignée d’acteurs Ichikawa Danjūrō, quelques conventions sont des créations de la lignée Onoe Kikugorō.

Kumadori porte du maquillage bleu foncé voire violet-bleu assez léger : contour inférieur des yeux, en-dessous du nez et contour de la bouche. C’est plus rare que le maquillage intégral qu’on voit souvent, mais pas inventé pour autant (lien de différents styles de kumadori).
Le rouge symbolise la vertu et la puissance. Les méchants sont souvent représentés avec une barbe noire, des veines violettes et des sourcils bleu foncé en forme d’andouillers. Le maquillage bleu peut représenter un fantôme, un esprit ou une autre créature magique (kitsune…), selon les motifs. Le bleu représente les émotions négatives comme la jalousie ou la peur. |

>Kumadori est très théâtral et pose souvent, notamment avec une main tendue devant lui. Un mie (=  »apparence » ou  »visible ») est une pose puissante et émotionnelle prise par un acteur de théâtre japonais qui se fige un instant. C’est un élément distinctif d’une représentation aragoto du théâtre kabuki, et l’un des principaux objectifs de cette convention est d’attirer l’attention sur une partie particulièrement importante ou puissante de la représentation. Il est destiné à montrer les émotions d’un personnage à leur apogée, et peut souvent être une pose d’une très grande intensité. Les yeux de l’acteur sont ouverts aussi grands que possible, et si le personnage est censé paraître agité ou en colère, l’acteur croise ses yeux de façon à loucher.
La pratique du mie serait apparue avec Ichikawa Danjūrō I (1660–1704) au cours de l’ère Genroku, avec le style aragoto lui-même. Il existe un grand nombre de mie, dont chacun porte un nom qui le décrit, et dont plusieurs sont associés à des lignées particulières d’acteurs. Dans le mie Genroku, l’un des plus célèbres et reconnus, la main droite de l’acteur est maintenue à plat, perpendiculaire au sol, tandis que sa main gauche est pointée vers le haut. Dans le même temps, l’acteur frappe puissamment le sol avec son pied gauche. |

>L’arme de Kumadori s’appelle un khakkhara (mot sanscrit ; shakujō en japonais). Il s’agit d’un bâton qui était utilisé par les moines dans la prière, comme bâton de marche/bâton de cérémonie (suivant s’il a un manche long ou court) voire comme une arme. Le tintement des anneaux permet d’avertir les petits êtres sensibles, tels que les insectes, de quitter le passage du porteur et pour éviter de les piétiner accidentellement. Dans les temps anciens, il était également utilisé pour effrayer les animaux dangereux. Son tintement avertissait également les fidèles de l’arrivée du moine s’apprêtant à faire l’aumône.

Le khakkhara de Kumadori est extrêmement basique, composé seulement d’un bâton en métal avec un cercle au bout et 2 anneaux à l’intérieur. Habituellement, un khakkhara peut avoir :
>4 anneaux (pour les moines novices), représentant les « Quatre Nobles Vérités » (四諦) -> Dukkha (souffrance), Samudaya (origine), Nirodha (fin) et Magga (chemin).
>6 anneaux (pour les Bodhisattvas), représentant les « Six Perfections » (波羅蜜) ou les « Six états d’existence » (« Kāmaloka » [欲界]) -> hommes, animaux, fantômes affamés, titans, dieux et damnés).
>12 anneaux (pour le Bouddha lui-même), représentant la « Chaîne de cause à effet » (十二因緣).

Dans les romans du genre « Wuxia », le khakkhara peut également être manié comme une arme par les « moines guerriers », en particulier ceux du Temple Shaolin. Ces derniers étaient d’ailleurs spécialisés dans son maniement depuis des siècles, notamment pour les techniques défensives. Le « Shorinji Kempo » est un art martial japonais qui contient également des méthodes d’auto-défense à l’aide du khakkhara, cependant ces dernières sont rarement pratiquées de nos jours.
Le khakkhara est le symbole du Dharma et l’un des 18 objets qu’un moine bouddhiste doit posséder. Dans la fiction populaire, les Tengu du folklore japonais, sont souvent représentés en portant un. Le cercle au sommet est souvent plus ou moins stylisé, avec toutes sortes de formes possibles. ;

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Usopp a une fois été traité de « demonic tengu guy » par Kinemon (ses jambes, en fait) lorsqu’il a attaqué le dragon sur Punk Hazard avec une fleur de rafflesia géante. Profondément ancrés dans l’imaginaire japonais depuis des siècles, les tengu sont un type de créatures légendaires de la religion populaire japonaise, et ils sont aussi considérés comme des kamis (dieux) ou comme des yōkai (êtres surnaturels). Ils étaient représentés à l’origine comme des oiseaux rapaces, puis furent traditionnellement dépeints avec des traits humains et aviaires. Leur bec a été changé en un très long nez (jusqu’à plusieurs dizaines de cm), ce qui reste leur caractéristique principale et la plus connue. Dans le bouddhisme, les tengu furent considérés pendant longtemps comme des démons perturbateurs et des annonciateurs de guerres, mais sont maintenant plutôt considérés comme de puissants protecteurs des montagnes et forêts. Ils sont associés à la pratique ascétique du shugendō (basée sur la relation entre l’homme et la Nature, portant sur l’ascétisme, la vie en montagne et inclut des enseignements de philosophies orientales), et ils sont habituellement représentés dans le costume distinctif de ses disciples, les yamabushi. Ils sont réputés vaniteux et très fiers, possèdent de grandes connaissances dans l’art du combat et de la magie, et ont pour habitude de tromper les gens pieux (par exemple avec de fausses images de Bouddha ou en possédant des femmes pour tenter de séduire des hommes saints).

Usopp ne ressemble pas à un oiseau, mais il a un long nez, et son pantalon ressemble celui d’un yamabushi. S’il est lui-même très peureux, émotif et toujours à la recherche de la moindre occasion de s’enfuir, il a parfois des moments de fierté, comme quand il voit qu’il apparaît sur l’avis de recherche de Luffy, qu’il tente de motiver Luffy à moitié mort lors de son combat contre Lucci, ou même qu’il tient tête à Ener pour permettre à Nami de s’enfuir. Il a plusieurs fois fait appel à Sogeking, son alter-ego « super-héros », qui est très confiant en ses capacités et il prend littéralement possession d’Usopp quand celui-ci revêt son masque, lui permettant de se battre sans peur. L’enseignement qu’il a reçu durant les deux ans sur une île inhabitée où la Nature est reine, et où il a dû s’adapter et apprendre pour survivre, ressemble à la pratique du shugendō. Ses « Pop Green », graines grandissant quasi-instantanément en de grandes plantes, font penser à de la magie pour ceux qui ne les connaissent pas. Enfin, il a l’habitude de raconter des mensonges, même s’ils ne trompent personne la plupart du temps (« J’ai 8000 hommes sous mon commandement !« )…

Sur Wano, Luffy rencontra Tenguyama Hitetsu, un forgeron qui est aussi proche d’un tengu que possible : sans parler de son nom, il porte en permanence un masque rouge avec un long nez et l’air très énervé, avec de grandes ailes dans le dos (sûrement fausses) et un yamabushi. C’est le protecteur d’O-Kiku, qui voulait rester dans son village détruit pour continuer d’attendre le retour d’Ace. Il a forgé le Sandai Kitetsu, et possédait le Nidai Kitetsu de son ancêtre, mais on ne sait pas s’il est spécialement doué en combat. Il est toujours sérieux et assez colérique, et bien qu’il soit bienveillant envers O-Kiku, il n’a pas l’air d’être spécialement gentil/aimable/compréhensif avec elle ou n’importe qui d’autre. Ses chaussures à talons hauts sont des tengu geta (ou ippon geta), un type de chaussure traditionnelle japonaise en bois (geta) qui ne possède qu’une ‘’dent’’ centrale (une planchette verticale en-dessous), portées par les tengus dans la mythologie japonaise. Les siennes sont si hautes que c’en devient presque parodique. ;

– Le surnom de Doc Q, le médecin de l’Équipage de Barbe Noire, est  »Shinigami » (littéralement  »Dieu de la mort »). Cela renvoie au terme japonais utilisé originellement pour désigner les dieux psychopompes, c’est-à-dire qui conduisent les âmes des morts (comme un guide ou un passeur) vers l’au-delà (Enfer, Paradis, voire autre chose). Comme ils n’ont pas de représentation stéréotypée, ils apparaissent de façon variée dans de nombreuses fictions japonaises (comme Death Note, Soul Eater, Black Butler, Shinigami no Ballad…). ;

– La tribu des Longues-Jambes et celle des Longs-Bras semblent venir de deux yōkai japonais appelés Ashinaga-jin et Tenaga-jin, dont le premier a des jambes particulièrement longues (environ 6 m), et le second, des bras démesurés (jusqu’à 9 m). Ils viennent de deux pays différents, mais s’associent pour pêcher, celui aux grandes jambes portant l’autre qui attrapent les poissons avec ses longs bras : ils forment la paire appelée Ashinaga-Tenaga (soit « longues jambes longs bras ») et symbolisent l’aide mutuelle que l’on se doit l’un à l’autre. ;

– Les pouvoirs de Baggy venant du Bara Bara no Mi (Fruit de la Fragmentation) ont apparemment pour fondement le yōkai nukekubi (littéralement « cou manquant »), une sorte de vampire. La nuit, sa tête se détache de son corps et vole librement, attaquant et mordant les personnes aux alentours, tout en émettant des cris afin d’effrayer ses victimes. Lorsque sa tête est détachée, le corps du Nukekubi est inanimé. Attaquer le corps durant cette phase permet de détruire la créature. A ne pas confondre avec le rokurokubi, dont le cou s’allonge bizarrement. (-> nukekubi vs rokurokubi) ;

– Justement, au chapitre 919, la maîtresse d’école du Pays des Wa (qui est vue interroger les enfants qui ont bien appris leurs leçons de propagande isolationniste et pro-Shogun) allonge à un moment son cou comme une rokurokubi, ce qui amuse les enfants. Elle a alors à ce moment une longue langue bifide et de longues canines, comme les serpents, ce qui laisse à penser que c’est un fruit du démon de type Ophidien.
Un rokurokubi peut être un homme ou une femme (mais plus souvent une femme), dont le cou s’allonge pendant la nuit. Ils jouent des tours aux humains durant la nuit en les espionnant, en les effrayant, en buvant l’huile des lampes… On dit qu’ils sucent l’esprit vital des hommes, voire des animaux (réf à une légende où un seigneur en route vers Edo qui retrouve le matin à l’écurie de l’auberge son cheval complètement crevé, parce qu’un(e) Rokurokubi lui a ‘’sucé la force vitale par le cul’’ [no fake, c’est raconté dans le Dictionnaire des Yokai <- très bon bouquin]). Parfois, ils vont jusqu’à dévorer des personnes pendant leur sommeil.
Cependant, les rokurokubi prennent parfois goût à leur vie et ont le désir de devenir des humains normaux. Certains ne savent même pas qu’ils en sont un, pensant que les méfaits qu’ils ont commis pendant la nuit n’étaient que des rêves. Une marque distinctive possible de ces yokai est une veine violette sur leur cou. ;

– L’amiral-en-chef Sengoku doit son nom à une période du Japon, seconde partie de l’époque de Muramachi (1333-1573), l’une des 14 subdivisions traditionnelles de l’histoire du Japon. Pendant cette période, le Japon fut contrôlé par des shoguns de la famille des Ashikaga, qui étaient installés à Kyōto. Cette période institutionnellement féodale est quelquefois considérée comme marquant le début du Japon « moderne » en raison du fort développement des arts et de la culture, et de son ouverture à l’étranger.
L’époque Sengoku (littéralement époque/ère des provinces en guerre), est une époque de turbulences sociales, d’intrigues politiques, et de conflits militaires quasi-constants qui s’étend du milieu du XVe siècle à la fin du XVIe siècle au Japon. C’est le Gekokujō, « le monde à l’envers », où tout le monde affronte tout le monde, où les vassaux renversent leur daimyo (seigneur féodal), où l’institution impériale est privée de revenu et de pouvoirs (un empereur aurait été réduit à vendre ses calligraphies pour vivre), tandis que des gouverneurs militaires des provinces (shugo) se considèrent comme des seigneurs (shugo daimyō). Il y a surtout une absence totale d’autorité centrale dans le pays. ;

Cindry, qui est une servante zombie obsédée par les assiettes, est similaire à Okiku dans l’histoire de fantôme japonaise « Banchō Sarayashiki« : la servante Okiku cassa un jour par accident une assiette d’un ensemble de 10 assiettes précieuses de porcelaine. Quand Shuzen, son maître violent et sans pitié rentra et apprit qu’une de ses assiettes préférées était cassée, il entra dans une violente colère, ligota la jeune fille, l’enferma dans un placard, et chaque jour, il lui coupa un doigt. Okiku, fermement ligotée et agonisante, ne pouvait pas bouger, mais elle parvint finalement à se détacher : elle s’enfuit dans le jardin, se jeta dans un puits et se noya. Depuis ce jour, chaque nuit, une voix sort du puits et compte : une assiette, deux assiettes, etc. jusqu’à 9, puis se met à pleurer.
O-Kiku, qui est une servante dans une maison de thé lors de sa rencontre avec Luffy, porte presque le même nom que la fille de l’histoire. ;

– La pose que fait Luffy lorsqu’il active pour la première fois son Gear Fourth est comparable à celle des Nio, deux divinités guerrières géantes souvent représentées en statue à l’entrée des temples bouddhistes, monastères, sanctuaires, cimetières, et autres sites sacrés au Japon. De chaque côté de l’entrée principale, ils empêchent les démons et autres mauvais esprits de rentrer. Ce sont des symboles de l’art antique japonais pour illustrer la montée en puissance.

Lorsqu’il fait des attaques dans ce mode, Luffy rajoute le mot ‘’Kong’’ dans leurs noms (comme il rajoutait « Jet » et « Giant » dans les Gear 2 et 3). Outre le lien avec King Kong, le célèbre gorille géant (son attaque ultime dans ce mode est d’ailleurs appelée « King Kong Gun » et est simplement CATACLYSMIQUE), c’est sûrement une référence au nom des Nio : Naraen Kongō et Misshaku Kongō (nommés aussi respectivement Ungyō et Agyō, parce qu’ils ont l’air de prononcer les sons « Un » (bouche fermée) ou « A » (bouche ouverte) ).
Comme Luffy a la bouche ouverte, il est lié au second, symbole de la violence accrue et exprimée (tandis que le premier est symbole de la force latente) ; il a également, comme lui, une couleur rouge (visible dans l’anime), avec le bras gauche relevé vers la tête, le poing fermé (comme s’il se protégeait ou allait frapper) et le bras droit tendu vers le bas, main paume ouverte vers le bas.

Le fait que les statues protègent les temples ressemble bien à la volonté de Luffy de protéger ses compagnons avec sa vie.
Il aurait aussi une façon de parler semblable au théâtre nô (juste après la fin de sa transformation). ;

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Izou, le Commandant de la 16ème flotte de Barbe Blanche qui participa à la Bataille de Marineford, est lui aussi un personnage pleinement empreint de culture japonaise : premièrement (et principalement), c’est un onnagata (littéralement « forme féminine »), un type de personnage du théâtre japonais désignant un homme qui interprète un rôle féminin pour exprimer de manière stylisée le cœur de la femme (le but étant pour l’acteur d’incarner la féminité de telle manière que son physique réel n’a plus d’importance dans l’interprétation de ses rôles. Seule la théâtralité compte). Créé par l’acteur de kabuki Ukon Genzaemon pour pallier l’interdiction shogunale de 1629 pour les femmes de monter sur scène, cette technique donna naissance à différents archétypes de caractères encore très vivants aujourd’hui. Souvent utilisé pour des acteurs de théâtre kabuki et de danse classique japonaise, l’onnagata peut aussi être appliqué à des acteurs du théâtre nô et du kyōgen (théâtre japonais traditionnel comique).

>Deuxièmement, il est habillé comme une geisha, ces femmes spécialement entraînées aux arts traditionnels japonais du divertissement : la musique, le chant, la danse, mais également l’art de la conversation ou la cérémonie du thé. Tous ces talents doivent être déployées pour animer et « enchanter » une rencontre ou un dîner entre personnages importants (politique, économie…). Le prix élevé des prestations restreint cette possibilité aux grandes sociétés ou partis politiques influents. Contrairement à l’idée reçue de beaucoup de gens, une geisha n’est pas une prostituée. L’acte sexuel entre une geisha et son client était courant mais pas obligatoire.

Donc, pour en revenir à Izou, sa coiffure est similaire à celle des geisha, portant habituellement une perruque très simple appelée shimada, avec un peigne assez sobre comme ornement, il a le visage teint en blanc et porte du rouge à lèvres (sur le milieu des lèvres ou toute la bouche, suivant les plans ._. ). J’ai fait pas mal de recherches sur ce dernier point, et il semblerait que ce soit plutôt un truc de mode contemporain reconnu comme étant « le style de rouge à lèvre des geishas », alors qu’en fait pas vraiment (ou alors, j’ai mal cherché). Les geisha portent apparemment du rouge à lèvre sur toute la bouche (contrairement aux meiko, les apprenties geiko (geisha de Kyoto), qui en portent seulement sur la lèvre inférieure lors de leur première année d’apprentissage), mais il semble qu’à l’époque, le maquillage de la bouche, dont la moitié seulement est dessinée, répond à l’idéal de la beauté alors en vogue. Une grande bouche était considérée comme vulgaire. Peut-être qu’il y a donc une version « traditionnelle » (centre des lèvres) et une version « moderne » (toute les lèvres). En revanche, au niveau du visage, Izou respecte parfaitement les codes des geisha, dont celui des couleurs (uniquement du noir, blanc et rouge) ; la seule anicroche serait cette mèche qui pendouille, alors que la coiffure des geisha est normalement impeccablement tirée en arrière et sur les côtés.

>Troisièmement, il porte un kimono ouvert qui laisse voir son torse. D’après ce que j’ai vu, cela ne correspond pas aux types de kimonos traditionnels pour femmes (généralement assez complexes, avec un obi, la sorte de ceinture large et très longue en tissu, avec des motifs et/ou des manches larges ; de toutes façons, ils descendent presque au niveau des chevilles et ne seraient absolument pas pratiques pour courir sur un champ de bataille), ni vraiment pour hommes (les versions traditionnelles ont une sorte de veste [haori] par-dessus, semblent bien serrés, et sont d’une seule pièce, sauf pour le mon-tsuki qui a un pantalon [hakama] qui remonte en haut des abdos). Il porte donc un genre de kimono plus proche de ceux des judoka/karatéka, mais croisé avec un peignoir ou je ne sais quoi (parce qu’un kimono de judo est simplement blanc ou noir/bleu foncé, pas rose clair, est en 2 parties [partie haute avec ceinture à nouer + pantalon], et n’a pas de col). Il porterait aussi des zōri, des sandales japonaises avec une semelle plate et deux lanières rondes séparant le gros orteil des autres orteils (selon ce fanart et si on suit la logique jusqu’au bout, mais pas moyen de voir le perso entièrement dans l’anime (et je vais pas me retaper tout l’arc Marineford pour vérifier ça)). ;

– Le Mur Zombie, un zombie de Thriller Bark qui est un mur avec un visage humain cousu dessus et des bras, est basé sur le yōkai Nurikabe (littéralement « mur peint/enduit »). Il se manifeste la nuit, sous la forme d’un grand mur carré invisible, blanc ou noir qui barre la route des voyageurs à pied. Essayer de le contourner est inutile, car il peut s’étendre à volonté ; on ne peut pas non plus passer par dessus, ni le renverser. Pour le faire disparaître, il suffit de prendre un bâton et de frapper sa partie inférieure (car il a les pieds très sensibles). Son origine est assez floue : on pense qu’il pourrait faire partie des esprits domestiques. Mais, il y a des cas où il apparaît pour faire vous connaître le danger dans la route devant vous. Le nurikabe a servi d’inspiration pour les Whomps et les Thwomps dans les jeux de la licence Super Mario. ;

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– Complètement par hasard, j’avais découvert que les Zoan, les utilisateurs de fruits leur permettant de se transformer en animal ou en une créature hybride mi-animale mi-humaine (ou autre, selon leur race initiale) à volonté, seraient inspiré par les Hengeyokai (litt. « esprits/fantômes changeurs de forme »), une catégorie de yokai dans la mythologie japonaise. Techniquement, ce sont une sous-catégorie de obake (des monstres métamorphes), bien que les termes soient souvent utilisés de manière interchangeable, hengeyokai est un titre générique utilisé pour couvrir un éventail de monstres basés sur l’idée d’animaux magiques qui peuvent se transformer en forme humaine et souvent aussi en d’autres formes.

Le terme est en fait assez rare, et plus généralement ces créatures sont identifiées à la place comme « bakemono » (litt. « monstre »). Ce groupe inclut kitsune (le plus connu, un renard à plusieurs queues qui aurait 7 formes), tanuki (chiens viverrins avec DE GROSSES COUILLES, qui aiment se transformer pour se foutre des humains naïfs), bakeneko (chat yokai métamorphe), nekomata (chat yokai à queue qui se dédouble, sorte de bakeneko), mujina (des blaireaux métamorphes, très souvent confondus avec les tanukis), itachi (des belettes effrayantes craintes pour leur puissante magie -> hypnotisent les gens pour qu’ils deviennent leurs esclaves et se regroupent en groupes pour créer d’énormes tempêtes de feu), mais aussi des escargots marins épineux (Sazae-oni) et des femelles araignées (Jorogumo, litt. « araignée pute ») qui prennent tous deux la forme de belles femmes pour séduire puis dévorer des hommes, etc.

C’est aussi une race jouable dans Donjons & Dragons (4e edition), qui peut se métamorphoser entre une forme humaine, animale et anthropomorphe (-> comme les Zoan). Les Hengeyokai sont divisés en sous-races par rapport à l’espèce qu’est leur forme animale : blaireau, carpe, chat, crabe, grue, chien, canard, renard, lièvre, singe, tanuki, rat ou moineau. ;

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– Le jinbei, aussi connu sous le nom de jinbē ou hippari, est un vêtement traditionnel japonais porté par les hommes, les femmes, les enfants et les bébés durant l’été, constitué d’un kimono à manches courtes et d’un short long. Le jinbei est généralement porté en tant que vêtement de nuit ou vêtement d’intérieur. Les hommes japonais tendent à ne le porter que dans leur propre maison ou bien à l’extérieur à proximité immédiate de leur habitation (par exemple : pour aller chercher le courrier). Il remplace parfois le yukata (léger kimono d’été) pendant les festivités estivales. Jinbe dans One Piece a quasiment toujours été représenté avec un autre grand vêtement traditionnel japonais : le kimono. Les siens montraient divers motifs (sauf dans sa jeunesse ou quand il était dans la garde) et portait aussi à chaque fois un obi, une ceinture servant à fermer les kimonos ou keikogi/dogi (vêtements pour pratiquer les arts martiaux).
Également, en japonais, le requin-baleine est connu sous le nom de « requin-jinbei » (jinbei-zame) en raison des motifs sur sa peau qui évoquent ceux des jinbei traditionnels pour hommes. Or, Jinbe est un homme-poisson de type requin-baleine, et peut appeler ces poissons à la rescousse. ;

– Le karakusa est un motif traditionnel japonais, généralement imprimé sur du tissu (notamment les furoshiki, des tissus servant à transporter/emballer des objets ; cf Cobra habillé en voleur), qui ressemble aux spirales caractéristiques des fruits du démon. Au Japon, le motif karakusa est symbole de bonheur et prospérité et la coutume veut qu’on offre à ses proches des objets aux imprimés karakusa, spécialement dans la couleur verte, parce qu’elle porte bonheur. On retrouve aussi d’autres couleurs, comme le rouge, le bleu marine, ou encore le marron. D’une manière générale, on utilise plutôt des couleurs « classiques » (généralement foncées et pas trop flashies).
Ironiquement, si le motif karakusa porte bonheur et prospérité, les fruits du démon ont plutôt la réputation inverse, surtout dans les contrées où ils sont considérés comme des mythes (hors de Grand Line) voire comme de la magie/sorcellerie (au pays des Wa), et transmettent à ceux qui les mangent la malédiction des mers et des océans, les empêchant de nager et les rendant sensibles au granit marin. ;

Sanjuan Wolf porte le nom du navire San Juan Bautista qui est l’un des premiers navires de haute mer japonais. Ce type de bateau est appelé au Japon kurofune (= « navire noir ») ou namban-sen (= « navire de barbare du sud »). ;

Marie et Judy sont deux personnages (très) secondaires de l’arc Sabaody : Marie, une infirmière, s’occupait d’un blessé quand le Dragon Céleste St Charlos remarqua sa beauté et décida de faire d’elle sa 13ème femme. Son fiancé Judy se révolta contre le comportement du dragon céleste, mais se fit tirer dessus pour « avoir osé s’opposer à sa volonté ». Il fut transporté à l’hôpital tandis qu’elle fut emmenée par St Charlos. L’attaque de Luffy contre ce connard lui permettra de s’enfuir. Ils sont un clin d’oeil à la bande de pop rock japonais Judy and Mary.

Mère Caramel (ou Carmel) était une trafiquante d’enfants orphelins renommée dans le monde de la Pègre il y a plusieurs décennies. Elle recueillait les enfants abandonnés dans sa « Bergerie »… avant de les vendre tous les 2 ans au Gouvernement Mondial pour en faire des Marines ou des agents du Cipher Pol. Le nom de Carmel peut être une référence à l’Ordre du Carmel, un ordre religieux catholique contemplatif, dont la branche japonaise est connue pour vendre des bonbons, ce qui correspond au thème religieux et aux titres de Carmel ( »Mère »,  »Soeur »,  »Sainte Mère »). Le rapport avec les bonbons rejoint aussi le thème culinaire de Big Mom et compagnie, tout comme le fait que le caramel est une confiserie réalisée en faisant cuire du sucre..

Son nom de code ( »Yamamba, la sorcière des montagnes ») fait référence à un yokai de la mythologie japonaise : Yama-Uba (littéralement  »sorcière de la montagne »), aussi appelée Yamamba ou Yamanba. Dans certaines versions de sa légendes, elle était plutôt sympa et (entre autres) s’occupait parfois des enfants portés disparus pendant 3 jours ; elle a d’ailleurs élevé le héros folklorique Kintarō. Mais dans d’autres versions, c’est un monstre mangeur d’hommes qui se transforme en magnifique jeune femme ou en gentille vieille dame pour gagner la confiance des voyageurs avant de les dévorer. On retrouve donc le côté hypocrite, la transformation en vieille, et le destin funeste de ses victimes (même si Carmel ne faisait que les vendre).

– Dans un court flashback de Momonosuke, on apprend que son père, Kozuki Oden, a été condamné à la mort par ébouillantage. Cela rappelle la fameuse fin d’Ishikawa Goemon, chef d’une bande de voleurs et de bandits, qui volait de riches seigneurs féodaux, des marchands et des temples et partageait son butin avec les paysans pauvres et oppressés (à la Robin des bois). S’il existe de nombreuses versions contradictoires sur les causes de sa mort (exécution publique en face de la porte principale du temple bouddhiste Nanzen-ji à Kyoto), voici l’une des plus célèbres : Goemon essaya d’assassiner le daimyo Toyotomi Hideyoshi pour venger la mort de sa femme Otaki et la capture de son fils Gobei. Il s’introduisit la nuit dans le château de Fushimi et entra dans la chambre d’Hideyoshi, mais renversa une cloche posée sur une table. Le bruit réveilla les gardes et Goemon fut capturé. Il fut condamné à mort en étant bouilli vivant dans un chaudron de fer avec son très jeune fils, mais fut capable de le sauver en le tenant au-dessus de l’huile.
De plus, l’oden est un pot-au-feu japonais… qui consiste donc en divers ingrédients longuement mijotés dans un bouillon. Humour noir de la part d’Oda, qui nomme ainsi un homme bouilli vivant. ;

Trafalgar Law apparaît à Hawkins à Wa avec une sorte de panier retourné sur la tête, pour cacher son visage. C’est une référence aux komusō, des moines mendiants japonais de l’école Fuke du bouddhisme zen, pendant la période d’Edo (vers 1600-1868). Les Komusō se distinguaient par le tengai, un panier de paille de jonc ou de roseau, qu’ils portaient sur la tête afin de manifester l’absence d’ego spécifique (de mise en valeur de soi-même). Ces moines sont aussi connus pour jouer du shakuhachi (une flûte de bambou japonaise) pendant une pratique méditative appelée suizen, à titre d’aumône, comme méthode pour atteindre l’illumination, ou encore comme procédé de guérison.
En raison de l’anonymat donné par leur tengai et de leur statut de moines (pacifiques), de nombreux samouraïs (surtout les rōnins, les samouraïs sans maître) et ninjas en profitaient pour se déplacer discrètement et/ou espionner. En raison de cela, après la période Edo, le gouvernement japonais introduisit des réformes, abolissant la secte Fuke et interdisant de jouer du shakuhachi.

– Les Berrys ont des pièces et billets semblables aux yens japonais : pièces de 1, 5, 10, 50, 100, 500 ฿ et billets de 1000, 5000 et 10.000 ฿ (dessin par Oda de toutes les versions). Les yens ont des pièces de 1, 5, 10, 50, 100 et 500 ¥ et billets de 1000, 2000, 5000 et 1000 ¥. Les billets de 100 et 500 ¥ n’existent plus et celui de 2000 ¥ est assez rare car seulement mis en circulation en l’an 2000 (même les distributeurs automatiques ne le prennent habituellement pas !).
Les pièces de 5 et 50 ¥ ont un trou en leur centre, et on dirait que c’est aussi le cas pour celles de 5 de 50 ฿.
La pièce de 10 ¥ montre une sorte de couronne de laurier, remplacée par une mouette (symbole de la Marine) sur celle de 10 ฿ (qui ont donc la même forme).
La pièce de 500 ¥ a des sortes de stries horizontales à l’intérieur des 0 et sur le 5 (pour sa barre supérieure, l’intérieur du demi-cercle et le bout à gauche), tout comme celle de 500 ฿.
On voit aussi que les personnages apparaissant sur les billets des berrys ont leur nom indiqué à côté, qui parodient ceux des figures des billets japonais de même valeur : ainsi, on a Hideo Usaguchi (Hideyo Noguchi + usagi [= lapin]), Ichiro Kumaguchi (Ichiyo Higuchi + kuma [= ours]) et Yukichi Skull (Yukichi Fuguzawa + skull [= crâne]).

Le symbole du Berry est basé sur celui du Baht (฿), la monnaie thaïlandaise. A l’heure actuelle, 1 euro vaut environ 35,629 THB. ;

Kukai était un membre de l’Équipage des Pirates Spade. Son nom peut être une référence à Kūkai (774 – 835), connu sous le nom de Kobo-Daishi et le saint fondateur de l’école bouddhiste Shingon. Grand religieux, homme de lettres, philosophe, poète et calligraphe, c’est une figure marquante de l’histoire du Japon : son esprit universel a fortement influencé la culture et la civilisation japonais et il est toujours réputé pour sa grande bienveillance envers tous les êtres. ;

Higuma est un bandit des montagnes et le premier antagoniste à faire son apparition dans la série (et le premier personnage nommé à mourir, dévoré par un monstre marin). Ses aliments préférés sont le saké, les herbes sauvages et de la viande d’ours. Higuma (羆 ou ヒグマ) est le nom japonais de l’ours brun. Il adore rappeler à tous qu’il a tué 56 personnes.
Étant donné tout ceci, cela m’amène à penser qu’il est peut-être une référence à l’incident de l’ours brun de Sankebetsu (三毛別羆事件, Sankebetsu higuma jiken), survenu en 1915, qui fut la pire attaque d’ours de l’histoire japonaise. Sept colons ont ainsi été tués dans les villages de Rokusensawa, Sankebetsu et Tomamae dans la sous-préfecture de Rumoi sur l’île d’Hokkaidō au nord du Japon. L’affaire eut lieu du 9 au 14 décembre 1915 après qu’un grand ours brun se soit réveillé d’hivernation et ait attaqué à différentes reprises plusieurs maisons de la région. Après l’affaire, il fut découvert que l’ours en question faisait 2,70 m pour 340 kg. #Mastoc ;

– La raison pour laquelle la couleur associée à Momonosuke est le rose (kimono rose, devient un dragon rose et  »momoiro » =  »rose ») est parce qu’au Japon, c’est la couleur non pas de la rose ou des filles, mais des sakura célébrés durant hanami (la coutume traditionnelle d’apprécier regarder les fleurs, surtout celles des cerisiers). Le rose symbolise alors l’éphémérité de la vie et est associé aux samouraïs. ;

Bartholomew Kuma utilise en fait des techniques de sumo lors de ses rafales d’attaques : jambes écartées, pieds fermement plantés dans le sol, et attaques/parades/déviations uniquement en donnant des coups avec les paumes des mains. D’ailleurs, sa technique où il envoie une rafale de centaines de boules d’air inarrêtables en spammant les coups de paumes s’appelle  »Tsuppari Pad Ho », alors que  »Tsuppari » est un terme spécifique au sumo désignant une frappe avec la paume de la main. ;

– Luffy en Gear 4, César Clown en temps normal et Ener en dieu de la foudre ont comme une  »écharpe gazeuse » de fumée qui leur passe sur les épaules et derrière leur dos. J’ai galéré à trouver le nom de ce truc, alors écoutez bien : il s’agit d’un tenne (天衣, littéralement  »vêtements de ciel »), une longue bande étroite de tissu ornemental (en gaze), trouvée sur les images de bosatsu (= bodhisattva = bouddhas) et ten (Sk: deva = dieux).
Le (la ?) tenne est drapé sur les épaules et pend des deux côtés de la silhouette. Il est parfois enroulé autour des bras et des reins avant de retomber sur le piédestal. Certains Kannon (= statues) sont montrés portant un tenne, notamment les Niō. Les tennin (= Asparas) sont des servantes angéliques/jeunes filles célestes/fées divines/jeunes filles célestes volantes qui ornent les œuvres d’art bouddhistes de toute l’Asie. Elles portent généralement des vêtements célestes légers et flottants, ornés d’écharpes en gaze. (lien) ;

– Lorsque Chopper est complimenté, il est gêné et fait une petite danse où il tape dans ses mains et les fait tourner devant son ventre : c’est la chorégraphie de  »変なおじいさん » [hen’na ojiisan], soit  »grand-père bizarre » un personnage incarné par un comédien très connu au Japon : Ken Shimura (1950-). Il a sa propre émission de variété, appelée  »Shimura Ken no Bakadono-sama ».
Le gimmick « bakadono-sama » de Shimura est inhabituel chez les comédiens japonais, dans le sens où il fait la satire des actes des gardiens (?) actuels de la société contemporaine (un président de société, un homme politique, un chef de famille, un directeur d’école, le boss d’un gang de yakuza…) sous le prétexte de jouer un roi stupide qui vivait dans le pays il y a longtemps. Baka = idiot, et -dono et -sama sont des suffixes honorifiques pour des personnes d’une classe supérieure, donc son nom correspond à peu près à  »Très Estimé Monsieur Idiot ».
Un autre gimmick populaire de Shimura dans la même série est donc  »Henna Oji-san », un vieil homme très déplaisant qui se divertit en compagnie de filles nubiles. Après avoir été pris pour ses farces, le personnage termine régulièrement la scène avec une chanson : « Sou desu. Watashi wa Henna Oji-san desu » (= « C’est vrai. Je suis un grand-père bizarre. »). Shimura est surtout connu pour son rôle dans  »Hachiji Da Yo! Zen’in Shugo ! » (une série télé familiale entre 1969 et 1985) avec le groupe de comédie The Drifters et Fun TV avec Kato-chan et Ken-chan avec Cha Kato, un autre ancien membre de The Drifters. ;

– Le nom de Raizo, le ninja du pays des Wa, est similaire à celui de Raizo, le personnage principal du film Ninja Assassin (2009) et à celui de Raizō Ichikawa VIII (1931-1969), un acteur japonais (de film et de kabuki) qui a joué le rôle principal dans la série Shinobi no Mono (de 1962 à 1966), celui de Goemon Ishikawa, un célèbre hors-la-loi du 16ème s., dépeint ici comme un ninja qui combattait les seigneurs de guerre samouraï. ;

Krieg ressemble à un macaque japonais (Macaca fuscata), un singe catarhinien de la famille des cercopithécidés, largement réparti sur l’archipel du Japon (mais moins dans le nord). Il s’agit de la plus étudiée et de la mieux connue des espèces du genre. Le macaque du Japon s’est probablement différencié à partir des populations les plus orientales du macaque rhésus durant le pléistocène. Il a une longévité d’environ vingt ans.
C’est la plus septentrionale (= nordique) de toutes les espèces de primates, homme excepté. Aidé de son épaisse fourrure ocre plus ou moins claire ou foncée, il est très résistant au froid et à la neige, qui peut être abondante dans ses zones d’habitat. Lorsque les températures chutent en dessous de −5 °C, les macaques japonais se réchauffent régulièrement dans les sources thermales (onsen) qui existent dans leur habitat. Ils sont omnivores mais surtout végétarien, et leur structure sociale est organisée autour des femelles. ;

– La coiffure de Gedatsu ressemble à celle du personnage de Soga no Goro Tokimune dans le théâtre kabuki. C’est une histoire de vengeance et de piété filiale. Deux jeunes samouraïs, Soga Juro Sukenari et Soga Goro Tokimune, se sont vengés de la mort de leur père qui avait été tué 18 ans auparavant dans une dispute privée. Leur ennemi était un puissant daimyo et un conseiller du shogun, Minamoto Yoritomo. Leur tâche n’a donc pas été facile. Les deux frères ont été tués après avoir accompli leur dessein. (lien) ;

– A la fin de l’arc Dressrosa, pour prouver leur fidélité à Luffy, les 7 dirigeants d’équipages pirates proposent d’abord d’échanger des coupes de saké avec lui dans un Oyako Sakazuki. C’est un véritable terme yakuza, et la coutume quand un homme devient un ‘’Oyabun’’, terme japonais désignant le mot ‘’patron/chef’’ (ou plus précisément ici, ‘’parrain’’), et prend d’autres hommes en tant que ses ‘’kobun’’, ses subalternes. Au cours de cette cérémonie, l’Oyabun jure de protéger ses kobun comme s’il s’agissait de ses propres enfants (le saké symbolisant les liens du sang), et ils jurent d’écouter et de donner leur vie pour lui comme s’il était leur parent. Un tel arrangement est important car, normalement, un Oyabun ne peut exister sans un kobun et inversement.
Lorsque les 7 leaders décident de devenir les sous-fifres de Luffy peu importe ce qu’il souhaite (vivre une grande aventure pour s’amuser, pas pour être sérieux), ils partagent un ‘’Kobun Sakazuki’’. Ce terme et ce rituel n’existent pas mais indiquent exactement ce que les sept ont fait, jurant leur loyauté à Luffy dans un arrangement unilatéral.
(Et du coup, on a aussi l’origine du nom de l’amiral Akainu, alias Sakazuki. Il est froid et sans pitié, comme les chefs yakuza, et l’acteur sur lequel il a été dessiné, Bunta Sugawara, est un acteur japonais connu notamment pour ses rôles de yakuza.) ;

– Oda dit dans les SBS du tome 81 que l’espèce de broche dans les cheveux de Shirahoshi était (comme) un taiyaki. C’est un gâteau japonais en forme de poisson (taiyaki signifie littéralement ‘’dorade cuite’’). La plupart du temps, il est fourré d’anko, une pâte de haricots rouges sucrés (souvent utilisée en Chine/Japon/Corée pour des pâtisseries). D’autres garnitures possibles incluent la crème pâtissière, la crème au chocolat et la crème au fromage. Il est fabriqué en utilisant la pâte à pancake ou à gaufres et en la versant dans les deux parties d’un moule en forme de poisson. On le cuit des deux côtés jusqu’à ce qu’il devienne doré.
Le premier taiyaki a été cuit dans le magasin Naniwaya à Tokyo, en 1909. On peut en trouver actuellement partout au Japon, particulièrement dans les supermarchés et lors des festivals japonais (祭, matsuri). ;

Dogra a une tête qui ressemble à un dogū. Les dogū sont des statuettes énigmatiques de la période Jōmon (équivalent de notre Antiquité), le plus souvent en terre cuite, et le plus souvent aussi « féminines » mais pouvant aussi, peut-être, être asexuées. Elles datent de la période Jōmon, du Jōmon Moyen jusqu’au Jōmon Final (de 3000 à 400/300 av. J.-C.), voire encore plus tôt, et furent trouvées dans tout le Japon, surtout dans le nord. Ces figurines constituent les premiers témoignages de la sculpture japonaise.
Elles se présentent debout, pour la plupart, et de face, jambes écartées. Elles possèdent généralement des bras relativement petits et pour quelques groupes très connus, des yeux globuleux, parfois fendus d’un simple trait , comme des « yeux de grenouille » ou comme des « lunettes de neige ». Ces statuettes sont, souvent, couvertes de graphismes aux formes géométriques complexes. A part qu’on suppose qu’elles ont été utilisées lors de cérémonies diverses (en raison du contexte de leur découverte), on a aucune idée de leur usage, leurs fonctions, et encore moins leur(s)  »signification(s) ». ;

– Les deux ministres du palais Ryûgu ne doivent pas leur nom au hasard ou à la flemme. Les postes administratifs de « Ministre de la Droite » et « Ministre de la Gauche » ont réellement existé pendant les périodes Nara et Heian au Japon.
 »Hina matsuri » (la « fête des poupées ») est une fête qui a lieu au Japon le 3 mars, jour consacré aux petites filles. Les jours précédant le 3 mars, les petites filles japonaises exposent de précieuses poupées posées sur des petites estrades à plusieurs niveaux. Elles représentent des personnages de la cour impériale de l’ère Heian : l’empereur et l’impératrice sur le plus haut niveau ; 3 dames de cour portant des flacons de saké sur le 2ème niveau ; 5 musiciens, dont un chanteur, sur la 3ème marche.

Sur les trois niveaux inférieurs sont présents divers personnages, comme des chars à bœufs. La quatrième étagère inclut souvent deux ministres : le ministre de gauche ( »sadaijin ») et le ministre de droite ( »udaijin »). On place également des hishimochi, des petits mochi tricolores, en forme de parallélogramme. Ceci est la disposition la plus complète. Cependant, on peut se contenter d’un ensemble plus simple, avec seulement le couple impérial. À défaut de poupées, on peut même représenter un couple en origami. ;

Kotetsu est un ancien forgeron légendaire du pays des Wa, qui créa notamment les katana Shodai et Nidai Kitetsu, réputés maudits. Il pourrait être inspiré de deux célèbres katana-kaji (forgeron de sabres japonais) :
>Kotetsu Nagasone (1597-1678), un célèbre forgeron du début de l’époque d’Edo né à Sawayama sous le nom d’Okisato Nagasone. Estimé Saijo-Owazamono (最上大業物 = litt. ‘’top du top des sabres tranchants’’) par (l’exécuteur ?) Yamada Asaemon, et Saijo-saku (最上作 = litt.  »meilleur travail/maîtrise/oeuvre ») par Fujishiro, Kotetsu fait partie d’un minuscule groupe de forgerons rassemblant la crème de l’élite des forgerons japonais de l’après Koto.
Comme son père, Kotetsu commença par travailler comme fabricant d’armures, mais il devint plus tard fabricant de sabres. Il prit ensuite le nom Kotetsu après avoir pris la tonsure bouddhiste au temple de Kan’eiji dans le district d’Ueno. Il prenait soin de récolter le fer et l’acier japonais ancien dès que l’occasion se présentait, à cause de la grande qualité, il pouvait ainsi transformer des bouilloires ou des binettes en katana magnifiquement ouvragés. Il eut de nombreux élèves dont les plus connus sont Okinao Nagasone et Okihisa Nagasone.
Ses épées étaient renommés pour leur grande force et leur capacité à couper à travers les casques. Cependant, ses épées étaient souvent falsifiées, mais elles étaient si bien faites que Kotetsu lui-même était incapable de faire la différence. Lorsqu’on lui a présenté un faux à une occasion, il aurait déclaré: « La lame est à moi, mais la signature ne l’est pas« .
Des archives indiquent que Nagasone Kotetsu n’a fabriqué que 31 épées portant son nom, même s’il existe d’autres documents qui contestent ce nombre, le Nihontô Meikan montrant 50 signatures différentes, ou des enregistrements Honomi de polisseurs d’épées et de maîtres évaluateurs qui ont approuvé des lames, ce qui a encore accru ce nombre. Cependant, rappelons que Kotetsu a été souvent falsifié au cours des 350 dernières années ; par conséquent, les signatures, ainsi que le style et la qualité de la lame doivent être évalués de manière rigoureuse pour en déterminer la véracité.

>Sa réputation d’être un forgeron maudit pourrait venir de Muramasa Sengo (XVIe s.), un forgeron de sabres japonais de la période Muromachi (1336-1573), très célèbre bien que particulièrement obscur. Il fonda sa propre école au XVIe siècle centrée sur la province d’Ise.
En dépit leur réputation d’origine de fines lames appréciées par le shōgun Tokugawa Ieyasu et ses vassaux, les katanas sont progressivement devenues un symbole du mouvement anti-Tokugawa.
Le nombre de sabres de Muramasa survivants est inconnu, mais on suppose que moins de 25% ont survécu aux ravages du temps. On lui connaît des lames de tous les types, avec une majorité de Tantō (poignards), et si certaines sont bien connues et placées dans des musées publics japonais, bon nombre sont détenues par des collectionneurs privés (dont le katana de Sanada Yukimura, une élégante lame longue de 68,8 cm avec courbure de 1,7 cm).
Les lames Muramasa sont principalement connues et reconnaissables pour plusieurs choses : leur excellent comportement de coupe et résistance (car contenant 0,5 à 0,7% de carbone) ; le hamon miroir de la lame, càd formant un motif uniforme et similaire, voire quasiment identique sur les deux côtés de la lame (très difficile à faire) ; la signature inscrite d’une façon particulière, très reconnaissable ; la malédiction (cf après) ; certains, mais pas tous, ont des horimono à thème bouddhiste (= des gravures sur l’acier du sabre). Par exemple, l’un des chefs-d’œuvre les mieux connus de Muramasa, le katana Myōhō Rengekyō Muramasa, évalué est dédié au Sūtra du Lotus, avec une gravure de dragon japonais enroulé sur la lame.
Dans les traditions et la culture populaire du 18ème siècle, ses lames ont été considérées comme des yōtō (‘’katana maudit’’). Selon la légende qui entoure Muramasa, il était connu pour sa violence de caractère et transmettait cette violence à l’âme de ses sabres. La croyance dit aussi que ses sabres étaient assoiffés du sang poussant leurs propriétaires à commettre des crimes ou bien au suicide, car les Tsukumogami (des esprits d’objets qui deviennent des yokai quand ils atteignent 100 ans) de ces lames maudites refusaient de retourner au fourreau tant qu’elles n’avaient pas fait couler le sang, fût-ce celui de leur propriétaire. Ieyasu Tokugawa ayant été blessé deux fois par les lames de Muramasa, il s’ensuivit l’interdiction de port de ces dernières lors du shogunat. A de nombreuses occasions, la dynastie Tokugawa fut confrontée aux lames de Muramasa : le grand-père, le père et le fils de Ieyasu furent respectivement tué, blessé et achevé par une arme du forgeron. ;

– Dans le surnom japonais de ‘’Monster Gun’’ Vito (怪銃, Kai jū), « jū » veut dire « fusil » mais le surnom entier (Kai jū) est phonétiquement similaire à 怪獣 : « Kaijū« , qui signifie « bête étrange/mystérieuse » et qui désigne les monstres géants des films japonais, d’où le « Monster » de Monster Gun.
Kaijū est un terme japonais pour désigner des créatures étranges, particulièrement des monstres géants des films japonais (appelés ‘’kaijū eiga’’). La notion japonaise de monstre est différente de celle des occidentaux, un kaijū est plutôt vu comme une force de la nature devant laquelle l’homme est impuissant et non pas une force du mal. Ils sont généralement représentés en train d’attaquer des grandes villes et d’affronter des militaires ou d’autres kaiju au combat. Le terme kaiju provient du texte chinois Shanhaijing, ou Classique des montagnes et des mers ; des versions du texte existaient peut-être depuis le 4ème siècle avant JC, mais la forme actuelle n’a été atteinte que quelques siècles plus tard, au début de la dynastie Han (206 av JC – 220 ap JC).
Le kaijū eiga (sous-genre du ‘’tokusatsu’’, désignant toutes les productions vidéos spé divertissement centrées sur les effets spéciaux) est un genre de film japonais qui emploie des maquettes de villes en carton et des acteurs costumés en grands monstres de latex. Les premiers kaijū eiga furent réalisés dans les années 1950 et de nouveaux films sont encore produits de nos jours. Dans le contexte d’un Japon post-Hiroshima, les premiers films mettaient souvent en scène le pouvoir de destruction de masse figuré par des kaijū qui détruisaient les cités. La plus connue de ces créatures cinématographiques est Godzilla (métaphore des armes nucléaires), mais Gamera, Mothra, Rodan, King Ghidorah, Ebirah, Yonggary, Anguirus ou Anguilas et même King Kong sont d’autres kaijū célèbres. Ishirō Honda, auteur des premiers Godzilla, fut un des plus prolifiques et célèbres réalisateurs de kaijū eiga. ;

– En parlant de kaiju, sachez que King, une des superstars de l’équipage de Kaido, peut se changer en ptéranodon comme Rodan. Cependant, King n’est pas un ptéranodon géant hypersonique irradié (mais il a toujours sa combinaison en cuir noire intégrale BDSM). Rodan, ou Radon en japonais (car cela vinte de pteranodon) est apparu pour la première fois dans le film Rodan (1956), et a fait sa première apparition aux côtés de Godzilla dans le film Ghidorah, Le monstre à trois têtes (1964). Il est apparu dans toutes sortes de films, où il meurt souvent, ainsi que des jeux vidéos et comics avec Godzilla et cie.
L’épithète de King, ‘’l’incendie’’, fait allusion à Fire Rodan, une forme plus puissante apparue à la base dans Godzilla vs. Mechagodzilla 2 (1993), quand Rodan absorba l’énergie nucléaire de Godzilla et se transforma. ;

Barbe Blanche partage plusieurs caractéristiques avec le moine guerrier légendaire Musashibo Benkei (1155-1189). Personnage populaire dans le folklore japonais, Benkei aurait été bien plus grand qu’un homme normal (+ de 2 mètres), très loyal, possédant une force inhumaine et utilisant un naginata comme arme de choix. Il est mort en position debout, le corps criblé de flèches et de lances.
A la fois un sōhei (moine-guerrier) et un yamabushi (ascète montagnard et guerrier) de l’ère Heian, il fut un compagnon de Minamoto no Yoshitsune, un samouraï et général, demi-frère de Minamoto no Yoritomo qui devient le premier shogun du Japon en 1192. C’est l’un des sujets favoris du folklore japonais. Sa vie a été tellement utilisée et distordue dans le kabuki et le théâtre nô qu’il est aujourd’hui impossible de distinguer la vérité de la légende.
Après s’être fait remarquer par ses puissants accès de colère (il a notamment foutu le feu à un temple), Benkei va à Kyōto et se lance le défi de prendre leur sabre à mille hommes. Il se poste sur le pont de Gojō, où il attaque tous les hommes d’armes qu’il croise, collectionnant ainsi 999 sabres. À son millième duel, Benkei est vaincu par Minamoto no Yoshitsune, de qui il deviendra le vassal de Yoshitsune et se bat à ses côtés contre le clan Taira durant la guerre de Genpei.
Minamoto no Yoritomo se retournera contre son frère à cause de ses relations avec l’ancien empereur. Durant les 2 années suivantes, Benkei accompagne Yoshitsune, à présent hors-la-loi, et l’aide à se cacher dans sa fuite. Par exemple, pour franchir la barrière de Ataka dans la Province de Kaga, Benkei frappe avec son bâton Yoshitsune déguisé en porteur afin de prouver qu’il est son serviteur et non son maître. Finalement Yoshitsune est encerclé en 1189 à la bataille de Koromogawa. La légende raconte comment Benkei, transpercé de dizaines de flèches, combat jusqu’à la fin, et meurt debout, restant figé dans cette position même après sa mort. ;

Kotatsu était un membre de l’Équipage des Pirates Spade, avant qu’Ace ne rejoigne Barbe Blanche. Au Japon, un kotatsu est une table basse en bois recouverte d’un futon (= matelas japonais) ou d’une couverture épaisse, sur laquelle repose un dessus de table. Sa caractéristique principale est que le dessous est chauffé, soit au charbon de bois (anciennement), soit électriquement. C’est le mode de chauffage le plus courant au Japon, le chauffage central étant peu répandu jusqu’il y a peu. Sorti à l’arrivée de l’hiver, c’est le véritable centre de discussion des maisons japonaises traditionnelles. On s’assoit autour du kotatsu sur des zabuton (= coussins) posés sur les tatamis avec les jambes pliées ou tendues, suivant le type de chauffage : pour des raisons évidentes, il faut éviter de poser ses guiboles sur la grille recouvrant les charbons ardents (placés dans une petite fosse sous la table).
Kotatsu ressemble à un félin, et les chats sont connus pour squatter les kotatsu, vu qu’il y fait bien chaud. ;

– La façon dont Foxy croise ses doigts pour émettre les rayons ressemble à la façon des Japonais de représenter un renard avec leurs doigts. ;

– Au chapitre 163 (page 15 et page 16), le roi Cobra porte un accoutrement particulier pour surveiller discrètement sa fille Vivi. Il s’agit de l’habit stéréotype des voleurs au Japon, appelés  »dorobo ». Il est constitué d’une sorte de foulard noué sous le nez ou le menton (le hokkamuri) et est quasi-toujours associé à une grande serviette qui sert à emballer et transporter des effets personnel (le furoshiki), ici vide pour Cobra. De façon cliché, ils sont généralement représentés en vert foncé avec des motifs de spirales blanches, mais peuvent aussi être entièrement noirs (moins visible la nuit).
La première mention d’un furoshiki (風呂敷) au Japon date de 1616, dans une note d’héritage concernant les avoirs de Tokugawa Ieyasu (daimyo puis shogun du Japon). Le furoshiki était un objet présent dans toutes les maisons japonaises jusqu’à environ 1960. Pendant la période Edo, le cambrioleur moyen pénétrait dans une maison sans rien. Il ramassait un furoshiki à l’intérieur de la maison, bourrait tout ce qu’il voulait à l’intérieur et s’en allait avec. Les furoshiki étaient si omniprésents que les cambrioleurs n’apportaient généralement même pas le leur.
Le hokkamuri (頬っ被り) est un moyen populaire auprès des agriculteurs d’éviter le soleil avec une simple serviette et de nombreuses personnes le font encore aujourd’hui s’ils n’ont pas de chapeau. Il n’est généralement pas noué autour de la lèvre supérieure mais autour du menton. Le voleur l’attache autour de son nez afin de couvrir son visage pour le cacher. C’est une petite technique qui a également été utilisée par les ninja.
Le voleur avec furoshiki et hokkamuri apparaît déjà dans un manga pré-WW2. Il s’agit donc d’un très vieux stéréotype que tout le monde au Japon connaît. C’est pourquoi il n’est pas rare de le croiser dans des mangas ou anime (voire séries, films…,) le plus souvent utilisé de façon humoristique. ;

– Dans le manga, on voit plusieurs fois des cordes torsadées entourées autour de différentes choses, surtout à Wano : la « ceinture » que porte Kaido, l’arbre sacré du village d’Amigasa, le cou du taureau de Shutenmaru, etc.
C’est une corde sacrée utilisée au Japon nommée shimenawa (標縄 ou 注連縄), constituée de paille de riz tressée selon un rite shinto, plus ou moins épaisse en fonction de son utilisation. Elle est souvent décorée de banderoles blanches en papier appelées shide. Le shimenawa délimite généralement une enceinte sacrée (et importante), et particulièrement l’aire de pureté d’un sanctuaire shinto. Lorsqu’il entoure un rocher ou un arbre, le shimenawa montre qu’il s’agit d’un territoire du domaine du kami et donc que tout type de pollution doit en être exclu, et qu’ils doit être préservé. Selon les croyances shintoïstes, ils servent de lien entre le monde sacré du divin et le monde profane. Elles sont censées aussi contenir l’énergie de la nature/des kamis, qui peut être destructeur, donc traitée avec peur et respect.
Un yorishiro, dans la terminologie shinto, est un objet capable d’attirer des esprits (appelés kodama ou kamis), leur donnant ainsi un espace physique à occuper durant les cérémonies religieuses. Les yorishiro les plus courants sont des épées, des miroirs, des bijoux en forme de virgule (magatama), de gros rochers (iwasaka/iwakura), des arbres sacrés, voire des statues de toutes sortes (komainu, chevaux, renards, etc). Une fois qu’un yorishiro héberge véritablement un kami, il est appelé un (go)shintai. Quiconque oserait abîmer un de ces objets sacrés – ou retirer le shimenawa sans raison – s’attirerait à coup sûr la malchance sur lui, ainsi que les foudres des croyants.
Les personnes peuvent jouer le même rôle qu’un yorishiro et, dans ce cas, sont appelées yorimashi (憑坐, littéralement  »personne possédée ») ou kamigakari (神懸り・神憑, litt.  »possession de kami »). ;

Shutenmaru, anciennement Ashura Doji, est le Chef des Voleurs d’Atamayama au Pays des Wa et ancien Fourreau Rouge. Les noms Shutenmaru et Ashura Doji font évidemment référence à Shuten-dōji, un chef oni ou démon mythique du Japon (le plus fort du pays) qui, selon la légende, aurait été tué par le héros Minamoto Raikō. Bien que décapité, la tête détachée du démon continuait à attaquer et mordit le héros, qui évita la mort en portant plusieurs casques empilés sur sa tête (ou par un casque reçu des dieux). Shuten-dōji avait son repaire au mont Ōe, au nord-ouest de Kyoto (ou le mont Ibuki, selon la version), et se plaisait à descendre en ville la nuit pour commettre des meurtres, des vols, voire pour enlever des jeunes filles nobles et les utiliser comme servantes.
C’est un démon mesurant parfois jusqu’à 6 mètres. Il a le visage rouge, une longue chevelure rousse ébouriffée, deux cornes sur le haut de son crâne, une barbe et des sourcils bien fournis. Ses mains et ses pieds sont pareils à des pattes d’ours et sa peau est complètement écarlate. Selon la version de Ōeyama Ekotoba, Shuten-dōji retrouvait sa vraie forme lorsqu’il dormait. Il avait 50 pieds de hauteur (soit un peu plus de 15 mètres), un corps rouge et une tête à cinq cornes, avec quinze yeux ; une jambe était blanche et l’autre noire, tandis que ses bras étaient jaunes et bleus.
Il était réputé pour sa force monstrueuse et son épicurisme, passant son temps à manger et boire lors de banquets extravagants, déléguant les fonctions de chef/commandant à son ami et subordonné Ibaraki Dōji. Son amour de l’alcool le perdit, car Minamoto Raikō et ses compagnons lui servirent un sake divin, empoisonné pour les démons, privant l’oni de sa capacité à voler et ‘’brouiller leurs sens’’ (‘’stupefy’’ en anglais) avant de l’attaquer.
(Pour la partie des asuras, cf la technique de Zoro). ;

Kaido a pas mal de rapports avec des éléments du Japon :
>Il est fortement inspiré des oni (cf catégorie des créatures mythologiques) |
>Kaido est aussi un type de liqueur japonaise, fabriquée à partir de patates douces (+ éventuellement de koji de riz). Ironiquement, Kaido est un grand consommateur d’alcool. |
>Kaido (街道, route) désigne généralement les anciennes routes du Japon datant de l’époque d’Edo. |
>Kaido porte en ceinture un shimenawa, corde sacrée utilisée pour indiquer que la zone qu’elle contient est importante ou sacrée (cf au-dessus). |
>Il peut se changer en grand dragon oriental. Sa forme de dragon a une très longue barbe et 4 doigts sur chaque bras, caractéristiques correspondant à celles des dragons chinois par rapport aux autres dragons est-asiatiques. Habituellement, les dragons japonais (龍, ryū ou 竜, tatsu) n’ont pas de barbe, une seule paire de cornes, 4 orteils, et sont associés aux étendues d’eau, aux nuages ou au ciel. |
>Kaido aime beaucoup boire de l’alcool et semble assez régulièrement perdre le contrôle de lui-même. C’est similaire à sont semblables aux légendes de l’hydre Yamata no Orochi et de l’oni Shuten-Dōji, qui ont été tués en raison d’une faiblesse liée à l’alcool. |
>Il existe un proverbe au Japon :  »Oni no me ni mo namida » (鬼の目にも涙, litt.  »Même les ogres versent des larmes »), ce qui signifie que les cœurs les plus durs peuvent être émus aux larmes. Cela convient également à Kaido, qui a (parfois) l’alcool triste et s’inquiétait par exemple pour Doflamingo. |
>Il partage avec Sun Wukong, le  »roi des singes » de La Pérégrination vers l’Ouest, l’incapacité de mourir. En revanche, Son Wukong a délibérément souhaité acquérir cette immortalité, tandis que Kaido cherche un moyen de mourir, au point de faire de la tentative de suicide un hobby. (#Hardcore) ;

– Par le passé, Little Oz Jr. et Ace sont devenus amis. En gage d’amitié, Ace a donné un chapeau qu’il avait confectionné lui-même en utilisant les techniques qu’il a apprises au Pays de Wa. Ace a dû s’y reprendre à 3 fois pour finir son chapeau puisqu’il a brûlé les deux premiers. Après avoir reçu un tel cadeau, Oz Jr. était heureux et restait constamment dehors, par n’importe quel temps, car le chapeau de son ami le protégeait du soleil.
Son chapeau est un kasa (笠), un terme générique utilisé pour désigner n’importe quel chapeau traditionnel japonais, parmi les nombreuses variantes existantes : komusougasa, roningasa, jingasa, sandogasa, amigasa… Les chapeaux sont composés du suffixe -gasa (kasa modifié par le rendaku) précédé d’un autre mot spécifiant le type de chapeau ; par exemple, ‘’jingasa’’ (陣笠) est jin (‘’combat’’) + gasa (‘’chapeau’’) = chapeau de guerre.
Un amigasa est un chapeau de paille du type traditionnellement utilisé dans certaines danses folkloriques japonaises. Un autre type de kasa porté par les moines bouddhistes, le takuhatsugasa, est plus grand, semblable à un bol ou à un champignon et est fait de paille de riz tissée. Contrairement à un chapeau de riziculteur, il n’est pas conique, ni haut sur la tête comme un chapeau de samouraï. C’est simplement un grand chapeau qui couvre la moitié supérieure (voire les deux tiers) du visage, contribuant ainsi à masquer l’identité du moine et lui permettant de voyager sans être dérangé par les regards autour de lui pendant son voyage vers des lieux d’intérêt.
Beaucoup de kasa sont en bambou, servant également à se protéger de la pluie, de la neige ou du soleil. Presque tous les chapeaux étaient peints, la plupart du temps en noir, couleur utilisée pour les samouraï de bas rang. La classe des samouraïs au Japon féodal, ainsi que leurs serviteurs et leurs soldats (ashigaru), utilisaient plusieurs types de jingasa en fer, cuivre, bois, papier, bambou ou cuir. ;

– Le shogun Kurozumi Orochi doit son prénom à Yamata no Orochi, un monstre de la mythologie japonaise, ressemblant à un dragon à huit têtes et huit queues (cf Boa Sandersonia).
Quant à son nom, c’est peut-être par rapport à Kurozumikyo (litt. ‘’les enseignements de Kurozumi’’), une secte japonaise fondée officiellement en 1846 par le prêtre shintoïste Kurozumi Munetada, largement issue du shinto. Suite à une maladie dont il aurait été miraculeusement guéri par la déesse Amaterasu, Kurozumi Munetada débute en 1814 des oraisons et guérisons publiques, rassemblant peu à peu autour de lui un groupe de disciples. Les croyances fondamentales de la secte sont centrées sur cette idée et sur l’affirmation selon laquelle Amaterasu est la source de toute lumière et de toute vie, et créateur de tout l’univers. On pense que l’humanité est en mesure de faire appel au pouvoir divin d’Amaterasu afin de guérir les malades et effectuer d’autres miracles.
À l’origine, leur activité religieuse et missionnaire toléré par le seigneur féodal d’Okayama, car cela ne menaçait pas son pouvoir ni ne contredisait beaucoup les croyances religieuses déjà pratiquées dans la région. Au moment de la restauration Meiji en 1868, la secte avait gagné des partisans à Kyushu et dans l’ouest et le sud-ouest de Honshū, jusqu’à Tokyo. Elle a obtenu son indépendance du Conseil des affaires du shinto en 1876 et a créé son propre sanctuaire shinto, le Munetada Shrine, à Okayama en 1885. À partir de 1978, le groupe revendique 218 000 adeptes. ;

Urashima est un sumo Yokozuna du Pays des Wa. Il est le fruit de plusieurs références :
>Urashima est un homme immense et large ressemblant aux sumos, qui sont appelés habituellement ‘’rikishi’’ (力士, litt. « homme fort ») au Japon. |
>Yokozuna est le rang (et non pas le niveau) le plus élevé que peut atteindre un lutteur sumo. Une fois promu, le yokozuna ne peut plus perdre son titre, mais on attend de lui qu’il se retire s’il ne peut plus obtenir des résultats dignes de son rang. Le terme yokozuna vient du symbole le plus visible de leur rang : une large (yoko) corde (tsuna), similaire au shimenawa des sanctuaires shinto, portée autour de la taille lors de la cérémonie de l’entrée sur le ring (dōhyō-iri). Urashima n’en porte cependant pas, étant habillé d’un kimono en temps normal et d’un mawashi noir pour combattre. |
>Conformément à la règle, lors des combats, il n’est vêtu que du mawashi, une bande de tissu serrée autour de la taille et de l’entrejambe, portée par les sumos lors des entraînements et des compétitions. Elle constitue la seule prise solide autorisée pendant le combat. |
>Il est coiffé selon le style chonmage : les cheveux, lissés avec de l’huile, sont maintenus par un chignon. Les rikishi des divisions supérieures sont coiffées avec un chonmage en forme d’ōichō (大銀杏, feuille de ginkgo) lorsqu’ils sont en tournoi ou en représentation, comme Urashima (même si le sien est cylindrique, pas étalé horizontalement selon la physique normale des cheveux). |
> Le chonmage était à l’époque d’Edo un symbole de statut, mais n’est plus porté aujourd’hui que par les sumos. Avoir son chonmage coupé était un déshonneur, car synonyme de (grande) défaite. De plus, un rikishi garde ses cheveux longs pendant toute sa carrière active ; son départ à la retraite (引退, intai) est marqué par une cérémonie appelée danpatsu-shiki (断髪式) au cours de laquelle ce chonmage est coupé. Ceci explique doublement la rage d’Urashima juste après se l’être fait tranché par O-Kiku : il est déshonoré et mis d’office à la retraite. |
> Ironiquement, bien qu’étant un yokozuna (lutteur du plus haut niveau), la majorité de ses attaques sont des coups normalement interdits et disqualifiants, car risquant de blesser durablement l’adversaire : ils sont regroupés sous le terme  »Kinjite » (cf Venom Denom de Magellan). Urashima tente en effet de gifler, crever les yeux et écraser les oreilles de Luffy -> trois mouvements interdits, bien que le premier soit autorisé pour les rikishi professionnels. |
>Enfin, Urashima Tarō est le célèbre héros d’un conte japonais. C’est l’histoire d’un pêcheur qui ‘’gagne’’ un séjour à Ryūgū-jō, le palais sous-marin du roi dragon des mers. (cf Tamatebako). ;

Hyokaido (氷街道, Hyōkaidō) est un archipel dans la région de Grand Line rempli d’icebergs et de glaciers. Il s’agit du territoire de la Famille Accino dans l’Arc des Chasseurs de Glace. Son nom vient de la grande île au nord du Japon, Hokkaidō (北海道). Elle est à la fois une préfecture et une région, est couverte à 71 % par des forêts et à 16 % par des terres agricoles, et est connue pour ses hivers rigoureux. Parmi les Japonais qui vivent sur Hokkaidō se trouvent une minorité d’Aïnous, qui furent les premiers habitants de l’archipel. ;

– Le préfixe honorifique  »O- » (お) est rajouté devant certains noms à Wano, surtout ceux des femmes (O-Kiku, O-Tama…). Cela a également été utilisé pour Nami et Robin, par Momonosuke lorsqu’il s’amusait sur le Sunny. Pour O-Toko, on a aussi un jeu de mots, car c’est une petite fille et  »otoko » (男) signifie ‘’homme’’ en japonais.
En japonais, deux préfixes honorifiques (ou  »de déférence ») sont utilisables pour nommer des personnes :  »o » et  »go » (御 / ). Ils servent surtout pour être poli en parlant des autres, mais peuvent être employés pour parler de sa propre famille, pour les personnes plus âgées que soit et/ou si on est vraiment très respectueux (ou d’une famille de bourges).
Ex : watashi no ani = mon grand frère, anata no onii-san = votre grand-frère ; watashi no shujin = mon mari, anata no goshujin : votre mari. ;

– L’emblème de la Famille Kozuki représente un oiseau semblable à un grue avec un orbe brillant dans la poitrine et les ailes déployées. Autour de l’oiseau, on voit un cercle avec des sortes de pétales (une fleur ?) et quatre symboles en forme de pousses sur les diagonales. Les serviteurs de la Famille Kozuki ont cet emblème tatoué sur leur corps (Kinemon l’a sur le dos) afin de les reconnaître.
Parmi les armoiries mon (figures et blasonnements) des familles nobles et notables du Japon, celles qui s’y rapprochent sont :
>celles du clan Mori, avec une grue avec les ailes ouvertes, même si elle est de dos ( »tsuru-no-maru »). Le clan Mori (Genji) est une famille qui descend de Seiwa Genji. À l’époque Sengoku, le clan sert sous Oda Nobunaga, et plusieurs membres meurent pour ou avec lui. La famille obtient le statut de daimyo sous Toyotomi Hideyoshi. Les descendants du clan sont faits vicomtes dans le nouveau système nobiliaire de l’ère Meiji. |
>celles des clans Hosokawa, Matsukura et Sōma, montrant 8 petits cercles placés autour d’un plus gros cercle (Hosokawa Kuyou). D’autres mon sont des variantes plus élaborés, comme avec des yens percés ou des mitsudomoe au lieu de cercles simples. Je ne sais pas trop ce que ça représente. J’ai juste trouvé une histoire de planètes (autour du Soleil), mais la 8ème planète, Neptune, n’a été découverte qu’en 1846 (sauf si la Lune remplace une planète, je sais pas…). |
>Quant au reste, difficile à dire. Le plus proche serait peut-être celles du clan Fujiwara, représentant une pousse à trois feuilles en haut avec des grappes de fleurs de glycines (Fujiwara signifie  »enclos aux glycines ») tombant de chaque côté pour former plus ou moins un cercle (Sagari Fuji). Les mon basés sur des feuilles de chênes sont également envisageables (lien). ;

Mikazuki est le capitaine et le seul membre nommé de l’équipage des gros casques. Il a un casque ressemblant à ceux des anciens samouraï et des canines inférieures protubérantes comme les oni.
Les Tenka go ken (ou Tenkan-Goken, litt. les « Cinq [Meilleures] Épées sous le Paradis ») sont un groupe de cinq épées (tachi) japonaises d’une valeur inestimable car de qualité exceptionnelle. Trois sont des trésors nationaux du Japon, un est une propriété impériale et le dernier une relique sacrée du bouddhisme Nichiren.
Mikazuki est une épée forgée au 10-12ème siècle. Elle mesure 80 cm, avec une courbure de 2,7 cm. Propriété du Musée national de Tokyo, c’est un des trésors nationaux du pays. Elle s’appelle Mikazuki en raison du ‘’motif en forme de croissant de lune de la trempe’’. Le yōkyoku (pièce de théâtre Nô) Kokaji raconte la légende de cette lame d’une exceptionnelle beauté forgée par Sanjo Kunitsuna avec l’aide du dieu Inari sous forme de kitsune (renard yokai).

Une autre de ces épées pourrait avoir un rapport avec le nom de Kozuki Oden : Ōdenta (大典 太, « Grande Denta » ou « Le meilleur des sabres forgés par Denta ») est un autre trésor national. L’épée mesure 66,1 cm, avec une courbure de 2,7 cm. Avec Onimaru et Futatsu-mei, l’épée était considérée comme l’une des trois épées de cérémonie des shoguns du clan Ashikaga. Une légende dit que l’épée a guéri une fille de Toshiie (un des généraux d’Oda Nobunaga) et une autre légende dit que les oiseaux n’essayent jamais de s’approcher d’un entrepôt où est stockée cette épée. ;

– L’arc Wano nous est présenté comme une pièce de théâtre kabuki, très populaire au Japon : les actes se commencent et se terminent sur une ouverture ou fermeture du rideau de scène aux rayures verticales noir-vert-orange (les trois couleurs ancestrales des décors du kabuki), ainsi qu’avec des sons de shamisen.
Le kabuki est la forme épique du théâtre japonais traditionnel. Le théâtre kabuki est connu pour la stylisation de ses pièces et pour le maquillage élaboré porté par certains de ses interprètes. Il a été créé en 1603 par une miko (prêtresse), Izumo no Okuni ; et au début (avant 1629), seules des femmes jouaient, interprétant des personnages des deux sexes. Il connaîtra son âge d’or entre 1673 et 1841. Dans le kabuki, la pièce est découpée en 5 actes :
>Acte 1: le rythme est lent. Les personnages sont introduits et l’intrigue est posée.
>Acte 2 : l’intrigue est approfondie. Le rythme accélère.
>Acte 3 et 4 : rythme rapide. C’est bien souvent dans l’acte 3 qu’un drame survient et que les protagonistes sont en difficulté. C’est également dans le 3 ou le 4 qu’a lieu la bataille.
>Acte 5 : cet arc est très court et sert de conclusion, heureuse la majorité du temps.
Evidemment, l’arc n’est pas fini, mais ça reste cohérent pour l’instant. ;

– Au Pays des Wa, les habitants utilise l’or (金, kin) comme monnaie au lieu du Berry. 500 Kin sont apparemment une somme importante. Un Kin ressemble à une grosse pièce d’or ovale recouverte de petites traits horizontaux et avec deux rectangles verticaux au milieu (ainsi que deux formes ressemblant à des éventails en haut et en bas), à peu près de la taille de la paume de la main. C’est exactement à quoi ressemblaient les koban.
Le koban (小判) est une pièce d’or japonaise ovale de l’époque d’Edo du Japon féodal, équivalente à un ryō, autre ancienne unité monétaire japonaise. C’est un élément central du système monétaire du shogunat Tokugawa. Le koban de l’ère Keichō est une pièce qui contient environ un ryō d’or, de telle sorte que la valeur nominale du koban est de 1 ryō. Cependant, les émissions successives de koban ont des quantités d’or variables (généralement en diminuant).
Avant le XIXe siècle, l’économie du Japon est essentiellement basée sur le riz. L’unité standard de mesure est le koku, quantité de riz nécessaire pour nourrir une personne pendant un an. Les agriculteurs effectuent leurs paiements d’impôts en riz, lequel fait finalement son chemin dans les coffres du gouvernement central. De même, les vassaux reçoivent annuellement un montant déterminé de koku de riz. Les Portugais, arrivés au Japon dans les années 1550, préfèrent cependant l’or au riz et le koban, qui est égal à trois koku de riz, devient la pièce de choix dans le commerce extérieur. Avec la restauration de Meiji en 1868, une nouvelle série de pièces de monnaie est émise sur la base des systèmes de monnaies européennes et le koban est abandonné.
Les pièces d’argent de Wano ressemblent quant à elles à des sortes de petits cubes. L’ichibuban (一分判) était une unité monétaire du Japon, une pièce presque carrée constituée d’argent ou d’or (dans ce cas, c’était un quart d’un koban). Le nibuban (二分判) valait le double de l’ichibuban, et la moitié d’un Koban et était également une pièce de monnaie rectangulaire. ;

– A l’entrée de la ville de Bakura (région de Kuri) se trouve un grand torii. Un torii (鳥居) est un portail traditionnel japonais. C’est une sorte de structure, en bois ou pierre, simple ou complexe, peint le plus souvent d’une vive couleur rouge (vermillion). Les torii ont une symbolique très importante. Ils délimitent en effet le monde terrestre physique et le monde spirituel imprégné par les dieux (les kamis) et sont communément érigés à l’entrée d’un sanctuaire shintoïste, afin de séparer l’enceinte sacrée de l’environnement profane. C’est un élément incontournable du shintoïsme et de la culture nippone de manière générale.
Du fait de sa fonction de séparation symbolique du monde physique et du monde spirituel, chaque torii traversé lors de l’accès à un sanctuaire doit être retraversé dans l’autre sens afin de revenir dans le monde matériel. Je ne sais pas les conséquences de ne pas respecter cette règle, mais cela doit être vu comme une offense envers la religion/les kami.
S’il y a un torii à l’entrée de la ville de Bakura, cela en fait donc un lieu sacré. C’est assez ironique, étant donné que le shogun Orochi a fait expulser les citoyens  »non utiles », ne gardant que des personnes triées sur le volet. ;

– Un Chacalot est un énorme animal marin carnivore avec un corps de cachalot et une tête de chat. Vivant près des côtes d’Alabasta, sa présence indique l’entrée dans la zone climatique stable du pays. Les insulaires le considèrent comme un animal sacré. Avec sa patte levée, il fait la même pose que celle des chats porte-bonheur, les maneki-neko (招き猫). Ce sont des statues traditionnelles japonaises en céramique ou en porcelaine, représentant un chat assis et levant la (ou les) patte(s) au niveau de l’oreille, et que l’on trouve fréquemment sur les devantures des magasins, près des caisses dans les centres commerciaux, dans les salons de pachinko, etc. (tout endroit où on fait du business)
Maneki (招き) vient du verbe maneku (招く) qui signifie ‘’inviter’’(dans le sens de faire venir) ou ‘’saluer’’, et neko (猫) désigne le chat. Il s’agit donc littéralement du « chat qui invite ». La tradition veut qu’on mette un de ces chats levant la patte dans les magasins pour attirer la fortune (pécuniaire). La patte gauche est censée attirer les clients, la patte droite l’argent. Il existe ainsi des chats levant les deux pattes et plus rarement les quatre pattes. Certaines des sculptures sont électriques ou à piles avec une patte qui fait signe avec des mouvement d’aller-retours. On trouve souvent des maneki-neko dans les foyers, notamment sous forme de tirelires, de porte-clefs, de pots de plantes d’intérieurs ou d’autres objets pratiques/décoratifs. ;

– L’arme de Smoker, appelée Nanashaku Jitte, est similaire aux armes des anciens flics japonais. La jitte (十手[じって]) est une arme traditionnelle japonaise utilisée principalement au cours de la période féodale de l’histoire du Japon. Elle est similaire au sai, mais ne possède qu’une seule « griffe » (tandis que le sai en a deux).
C’est une des nombreuses armes des ninjas, mais aussi des policiers ; elle permettait de neutraliser sans tuer, car non tranchante et dépourvue de réelles « pointes » (bien que la lame soit particulièrement effilée). Ces armes étaient souvent utilisées par paires, ou accompagnées d’une arme telle qu’un sabre ou un couteau.
La jitte permettait de coincer puis de briser une lame, ou même de saisir l’arme de l’ennemi, pour prendre le dessus lors d’un combat. C’était une arme appréciée pour son efficacité, bien que le sai soit théoriquement plus efficace, puisqu’il était « le double » d’une jitte, avec ses deux « griffes ».
Ce genre d’arme a eu une diffusion plutôt importante chez les ninjas, surtout à l’époque où ils faisaient plus ou moins office de police, dans les temps proches de la révolution, au milieu du XIXe siècle, au Japon, bien qu’elle ne fut pas autant utilisée que les ninjatô (mi-katana mi-couteau), kyoketsu shoge (≃ dague à corde) ou kusarigama (faucille avec chaîne). ;

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Voilà, c’est tout pour les bouquins ! Du moins pour l’instant… Dans la partie 10, nous traiterons de l’Histoire. 🙂

Tschaw ! o/

Une réflexion au sujet de « Toutes les références culturelles dans One Piece – 9) Le Japon »

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