Toutes les références culturelles dans One Piece – 10) L’Histoire

(Suite au fait que WordPress n’en pouvait plus et que je ne pouvais plus rajouter du texte sur l’article principal, j’ai dû le découper. Voici la partie 10.)

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L’Histoire avec un grand H a également été utilisée à certains moments :

– Le voyage de Luffy et ses amis autour de Grand Line s’inspire pour plusieurs raisons du voyage de Magellan, premier homme à avoir fait une circumnavigation (enfin, presque, vu qu’il mourut à mi-chemin…) entre 1519 et 1522 :

>l’aventure reprend l’idée du tour du monde, monde encore globalement inconnu à l’époque, à la fois plein de dangers et de merveilles, entre les tempêtes, le gigantesque Pacifique où les marins crevaient de chaud et de faim (-> Calm Belts sans vent aussi), les indigènes qui les ont en majorité pillé et attaqué, mais aussi les paysages idylliques, les épices, et les oiseaux multicolores d’Indonésie. |
>l’entrée de la route de tous les périls représenterait le détroit de Magellan du sud du Chili (connu pour sa difficulté : climat rude, passage parfois étroit, forts courants lors des marées, vents soudains, violents et difficilement prévisibles). |
>on pourrait imaginer que la vue des ombres des « géants dans le ciel » (les habitants de Skypiéa) se rapporte au mythe des géants patagoniens (qui croyaient d’ailleurs que Magellan et ses hommes venaient du ciel). Géants qui n’étaient, en réalité, que des types bien plus grands que la moyenne européenne de l’époque (dans les 2 m), et pas des colosses, tout comme les Skypiéens n’étaient pas des humains gigantesques.
Précisons aussi que la seconde circumnavigation, bien plus réussie, fut réalisée par le pirate Francis Drake (de 1577 à 1580). ;
(merci à Gold D Melvyn dans les coms pour la réf ^^ )

– Les guerres de territoire entre Shandias et Skypiéns, rappellent le vol des terres des natifs américains par les colons blancs. ;

– D’ailleurs, il y a 400 ans, les ancêtres des Shandias sur Jaya avaient une culture basée sur l’adoration d’un serpent géant à « plumes » (Kashigami / Quetzalcoatl) qu’ils prenaient pour un Dieu et pour lequel ils faisaient parfois des sacrifices humains pour calmer sa colère (en cas d’épidémie ou de mauvaises récoltes), un peu à la manière des Incas, ceux-ci étant également connus pour leurs ornements et décorations en or (même si, en réalité, ils n’ont jamais construit de cité dans ce métal). Quetzalcóatl est d’ailleurs le nom donné, dans le centre du Mexique, à l’une des incarnations du serpent à plumes, qui était une des principales divinités pan-mésoaméricaines. ;

– Avant de quitter Skypiéa, Usopp échangea des élastiques contre des Dials, les vantant comme le pouvoir qui a battu Ener. Comme le caoutchouc ne se trouve pas sur l’île céleste, il s’agit d’une substance mystérieuse pour les Skypiéens. C’est assez innocent et négligeable à son échelle, mais cela rappelle la politique ’’de présents’’ mit en place au XVIIIe siècle par les gouvernements européens à l’égard des colonies et des Indiens en Amérique.
Ils cherchent à économiser sur le fonctionnement des colonies, tentant d’en limiter les coûts en obtenant des rabais sur la nourriture, la fourrure et les terres. Les cadeaux se multiplient aux tribus pour garantir des alliances, envers les chefs comme les guerriers, lors de simples visites, avant les interventions militaires et pendant les échanges commerciaux. Les Indiens se sont laissées séduire progressivement par le mode de vie occidental. Les Indiennes sont alors attirées par les objets et vêtements aux couleurs vives et brillantes. Pour échanger vivres, chevaux et canoës, les explorateurs, les trappeurs, apportèrent aussi en grande quantité des perles de verre de couleur bleue, des boutons de cuivre, des aiguilles à coudre, des hameçons, des bijoux de pacotille, des miroirs, des grelots, du tissu, des torons de tabac, des médailles (ce qu’on appelle de la verroterie)…
Ces échanges n’étaient évidemment pas équilibrés du tout et se faisaient souvent au détriment des tribus naïves et crédules. Un des exemples les plus connus est l’acquisition en 1626 par Pierre Minuit, le gouverneur de la Nouvelle-Belgique, aux Indiens Manhattes de l’île de Manhattan contre un échange de verroterie, bibelots et autres babioles d’une valeur de 60 florins (soit 24 dollars US du XIXe siècle, ou environ 700 euros actuels). Une affaire en or ! (source)

Fisher Tiger libéra tous les hommes-poissons et les humains qui étaient réduits en esclavage par les Dragons Célestes sur la terre de Marie-Joie. Il fut la première personne à les défier. C’est peut-être l’équivalent de Spartacus, esclave et gladiateur devenant le principal chef des révoltés lors de la Troisième Guerre servile en Italie entre 73 et 71 av. J.-C. S’il sert de référence aux anti-esclavagistes en tant que chef des esclaves révoltés, il est en revanche quasi ignoré des révolutionnaires en tant que chef des opprimés, car la « libération par la violence » qu’il symbolise en fait un personnage trop extrême à leurs yeux. ;

Megalo, le requin géant de compagnie de la princesse Shirahoshi, doit son nom à une espèce éteinte de requins qui a existé du Miocène inférieur au Pliocène (de -23 à -3,6 millions d’années avant notre ère) et est considérée comme l’un des plus grands et plus puissants prédateurs dans l’histoire des vertébrés : le Mégalodon.
Considéré comme l’un des prédateurs les plus grands et les plus puissants à avoir jamais existé, les restes fossiles de megalodon suggèrent que ce requin géant a atteint une longueur maximale de 18 mètres (taille moyenne de 10,5 m). Ses larges mâchoires pourraient exercer une force de morsure allant jusqu’à 110 000 voire 180 000 newtons (11,2 à 18,35 tonnes de pression ; soit 5 à 8 FOIS la morsure animale actuelle la plus puissante, celle du crocodile, d’environ 22 000 newton). Leurs dents triangulaires étaient épaisses et robustes, conçues pour saisir les proies et casser les os, et les plus grandes dents retrouvées mesuraient 20 centimètres de long. ;

– Le personnage de Montblanc Norland est similaire à celui de Francisco de Orellana (né entre 1490 et 1511 – mort en 1545), un explorateur espagnol qui prétendait avoir trouvé l’El Dorado et d’autres civilisations tout en naviguant le long du fleuve Amazone. Les futures expéditions à la recherche de l’or n’ont trouvé aucune trace de ses ‘’découvertes’’ (sauf celle d’Indiana Jones :p).

Il a peut-être aussi un lien avec Henri Grin alias Louis de Rougemont (1847-1921), un explorateur auto-proclamé (mythomane) suisse qui affirmait avoir eu des aventures en Australasie (Australie et alentours). En 1898, il commence à faire paraître le récit de ses aventures imaginaires dans le périodique britannique The Wide World Magazine sous le nom de Louis De Rougemont. Il y décrit ses prétendus exploits de chercheur de perles et d’or en Nouvelle-Guinée, et affirme avoir passé 30 ans au sein d’une tribu d’aborigènes dans l’outback australien, lesquels l’auraient vénéré comme un dieu. Il prétend aussi avoir croisé l’expédition de l’explorateur australien Alfred Gibson en 1874. Dès le début, divers lecteurs expriment leurs doutes à l’égard de ses récits, niant par exemple qu’il soit possible de chevaucher une tortue comme il soutient l’avoir fait (De Rougemont affirme aussi avoir vu des wombats volants).
Le fait qu’il ne puisse situer précisément ses voyages sur une carte suscite le scepticisme. Rougemont se soumet de lui-même à l’examen de la Royal Geographical Society et prétend ne pas pouvoir dévoiler l’endroit exact où il se trouvait parce qu’il a signé un accord de non-divulgation avec une association qui souhaite exploiter l’or qu’il a découvert dans la région, refusant également de s’étendre sur les langues aborigènes qu’il aurait apprises sur place. En réalité, Grin avait rassemblé des éléments pour ses récits dans la salle de lecture de la British Library. Le journaliste et poète australien Edwin Greenslade Murphy l’avait aidé à se faire connaître.
À partir de septembre 1898, quand un certain F.W. Solomon annonce qu’il a reconnu De Rougemont et l’a identifié comme étant Louis Grin, il tente de se défendre dans une lettre qu’il adresse au Daily Chronicle : utilisant son véritable nom, il y exprime sa consternation qu’on ait pu le confondre avec Louis de Rougemont (#Backdash). Le journal publie très volontiers cette lettre. De Rougemont lui-même disparaît de la scène publique.
En 1899, Grin voyage en Afrique du Sud où il présente une attraction de music-hall intitulée « Le plus grand menteur du monde » (-> Norland fut surnommé le ‘’roi des menteurs’’ après sa mort) ; lors d’une tournée similaire en Australie en 1901, il est hué et doit quitter la scène. Il fera d’autres apparition à droite à gauche, avant de mourir dans la pauvreté à Londres le 9 juin 1921. Le Wide World Magazine avait écrit de lui (dans son numéro 14 de juin 1899) : « La vérité est plus étrange que la fiction, mais De Rougemont est plus étrange que l’une et l’autre. »

Le nom « Mont Blanc » peut enfin se référer au plus haut sommet d’Europe (4807 m), mais aussi à un dessert à base de châtaignes, comme celle présente sur sa tête (et celle de ses descendants). ;

– Les problèmes entre les Hommes-Poissons et les humains et le racisme que les habitants subissent sont semblables aux tensions entre blancs et afro-américains au début des années 1900. Les croyances d’Otohime suivent celles du docteur Martin Luther King Jr. (1929-1968), qui rêvait de coexistence pacifique, tandis que les idées de Fisher Tiger, qui pensait devoir rester séparé des autres, se rapprochent de celles de Malcolm X (1925-1965). La reine fut d’ailleurs assassinée comme MLK : au grand jour.
L’assassinat d’Otohime peut aussi être rapproché de l’assassinat d’Yitzhak Rabin, premier ministre israélien, le 4 novembre 1995, à la fin d’une manifestation pour la paix en soutien aux accords d’Oslo à Tel-Aviv (Israël). L’assassin est un terroriste ultra-nationaliste israélien nommé Yigal Amir, fermement opposé à l’initiative de paix d’Yithzak Rabin et particulièrement à la signature des accords d’Oslo (qui posent les premiers jalons d’une résolution du conflit israélo-palestinien) : Hody Jones était lui aussi radicalement opposé à une coexistence pacifique entre humains et Hommes-Poissons. ;

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– L’Équipage des Nouveaux Hommes-Poissons fut fondé après la mort de Fisher Tiger (ses membres pensaient qu’il était mort à cause du refus des humains de lui donner du sang, alors que c’est lui qui l’a refusé alors avoir été trahi) et a pour ambition de faire valoir la supériorité des Hommes-Poissons sur les Humains. Leur idéologie et leurs actions rappellent certains groupes des heures sombres de l’Histoire :
>Leur action d’attaquer et de brûler les maisons des personnes qui ont aidé les humains et de se concentrer sur la haine font penser au Ku Klux Klan, une organisation suprématiste blanche des États-Unis (1865-1877). D’extrême-droite, elle défendait les intérêts et préjugés des WASP, les White Anglo-Saxon Protestant (litt.  »Anglo-saxons protestants blancs »), traditionalistes et xénophobes, appuyant leur revendication d’une »suprématie blanche » sur une interprétation très particulière de la Genèse 9:27 et sur les doctrines racistes de l’anthropologie du XIXe siècle. Certains membres du Ku Klux Klan (pas tous, l’organisation comportant de nombreux groupes) portaient des robes à capuchon blanc et se livraient à des actes dirigés contre la communauté noire : incendies de croix, raids, lynchages, crimes de haine, agressions physiques, et autres actes de violence. |

>Les Pirates du Soleil ayant inspiré l’Équipage des Nouveaux Hommes-Poissons peuvent être mis en parallèle avec le Black Panther Party dont la version extrême est le New Black Panther Party. Alors que les premiers sont des groupes révolutionnaires qui ont des objectifs honorables (groupe d’anciens esclaves se battant pour la liberté / groupe protégeant les Noirs contre les exactions de la police et luttant contre le racisme), les seconds ont quant à eux repris les bases de leur combat, mais en y intégrant la haine, la violence et l’extrémisme (groupe pensant que leur race, supérieure, est destinée à dominer le monde et à tuer tous les humains / groupe anti-blanc et antisémite, prônant le « droit à l’auto-détermination » des Noirs (surtout aux USA), et ayant des opinions religieuses suprématistes noires). |

>Certains de leurs agissements montrent aussi un état d’esprit de terrorisme, se référant à leur abattage des êtres humains comme une guerre sainte, approuvant même des actions telles que les attentats-suicides, tant que les humains sont tués dans le processus. |

>Pour terminer, et tant qu’on y est, on peut aussi dire que cet équipage est identique au nazisme pour certains points : parti créé suite à la rancœur et l’envie de vengeance par rapport à un événement passé proche (armistice de 1918 / mort de Fisher Tiger), oppression du pays par la force, bourrage de crâne des jeunes avec des idées xénophobes (et antisémites), notion de races « inférieure » et « supérieure », esclavagisme de la race inférieure pour qu’elle travaille pour eux, utilisation des drogues pour se battre (méthamphétamine, sous forme de comprimés de Pervitin, puis l’explosif D-IX à la toute fin de la guerre, vers début 45 / Energy Steroids), comparaison de ceux qui veulent la paix entre les peuples à des traîtres, etc. Hody Jones et Hitler détestent aussi profondément une race (humains / Juifs) alors qu’elle ne leur a rien fait personnellement, juste parce qu’on leur a appris à la détester. ;

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– Le nom complet de Law (Trafalgar D. Water Law) est un hommage à deux grandes batailles napoléoniennes (et deux grandes défaites françaises) :
>La bataille de Trafalgar (21 octobre 1805) entre la flotte franco-espagnole et la flotte britannique, commandées respectivement par le vice-amiral Villeneuve et le vice-amiral Nelson. Ce dernier y trouvera la mort, mais sa tactique vaudra aux Britanniques une victoire totale malgré leur infériorité numérique.
>Et la bataille de Waterloo (18 juin 1815), en Belgique, opposant l’armée française (ou Armée du Nord) commandée par Napoléon Ier, à l’armée des Alliés, composée de Britanniques, d’Allemands et de Néerlandais (unités belges et hollandaises), rejointe par l’armée prussienne. Elle s’est achevée par la défaite décisive de l’armée française. ;

Sanjuan Wolf, surnommé ‘’Le Cuirassé géant ambulant’’ ou ‘’Le Navire de Guerre Colossal’’ en raison de sa taille (180 m), est un Géant originaire de West Blue et était un prisonnier du niveau 6 d’Impel Down, connu pour être l’homme le plus grand du monde. Il fut finalement libéré d’Impel Down par Marshall D. Teach et a rejoint son équipage.
Il doit probablement son nom au San Juan Nepomuceno, un vaisseau de ligne espagnol, construit en 1766. Son nom vient de saint Jean Népomucène, prêtre catholique de Pologne du xive siècle, martyr et canonisé en 1729. Vaisseau de ligne à 2 ponts et 74 canons, dit ‘’vaisseau de 74 canons’’, il était long de 53 mètres et large de 16 m. Particulièrement bien construit, il fait preuve de qualités nautiques supérieures et est largement employé pour des missions de reconnaissance, notamment dans les Caraïbes.
Engagé dans la bataille de Trafalgar dans l’escadre franco-espagnole, placé sous les ordres du capitaine (brigadier) Cosme Damián de Churruca y Elorza, il fut un des derniers à se rendre. Lors de ce combat, on estime les pertes de son équipage à plus de 250 morts et blessés. Le capitaine Churruca, particulièrement valeureux, avait fait clouer le drapeau sur sa vergue afin que personne ne puisse l’amener. Capturé par la marine royale britannique, le navire est renommé HMS Berwick, puis HMS San Juan. Le navire a été démonté en 1816. ;

– Le style (blouson de cuir noir, cheveux coiffés en banane, air méchant, ‘’moto(-chenille)’’ à haut guidon) et la façon de parler (rebelle) de Charlotte Anglais rappelle les « blousons noirs« . C’est une sous-culture juvénile apparue en France dans les années 1950-60 (apogée en 1958-61), issue de l’influence américaine, associée à un code vestimentaire particulier et au rock’n’roll, elle a été la matrice du mouvement yéyé et de beaucoup de modes adolescentes ultérieures.
La petite délinquance est répandue dans ce milieu, sans être généralisée. Mais afin de choquer, les blousons noirs (qui se surnommaient eux-mêmes « loulous ») affectent de jouer les durs/machos et de parler des argots empruntés au monde des truands. Les médias de l’époque surenchérissent cette mouvance, allant jusqu’à les dépeindre comme des gangs d’une centaine de membres chacun, s’affrontant violemment (chaînes de vélos, poings américains, crans d’arrêt) afin de défendre leurs territoires urbains, ce qui a contribué plus qu’autre chose à promouvoir ce style de vie rebelle auprès des jeunes, qui procède d’une fatalité générationnelle et de l’incompréhension des adultes. ;

– Le style de vêtements de Katakuri peut être inspiré par la mode des gangs de motards américains, qui se distingue souvent par son utilisation de gilets en cuir coupés, tatouages, ceintures et éperons motocyclistes décoratifs. ;

– Le Vice-Amiral Bastille doit son nom à la Bastille, qui était le nom d’une forteresse à Paris, connue officiellement sous le nom de la Bastille Saint-Antoine. Elle a joué un rôle important dans les conflits internes de la France et a été utilisée comme une prison d’État par les rois de France. Créée à partir d’une bastide (châtelet à deux tours) qui fut agrandie de 1370 à 1383, elle fut abattue à partir du 15 juillet 1789 jusqu’en 1806 : les pierres furent vendues comme souvenirs, ou servirent de matériaux de construction pour le pont de la Concorde.
Si le Vice-Amiral porte une sorte de masque en permanence, c’est peut-être parce qu’un des plus célèbres détenus de la Bastille fut le mystérieux Masque de fer (cf enfance de Sanji) ;

– Si Mère Caramel était une nonne, mais également une vendeuse d’enfants, c’est peut-être basé sur l’Affaire des enfants volés du franquisme, dans lequel l’Église catholique espagnole a joué un rôle important. Dans les années 1940 et 1950, voire jusqu’aux années 1980, plus de 30 000 enfants (voire jusqu’à 300 000, car la pratique était quasi-systématique) sont retirés à leurs mères, pour des raisons idéologiques, basées sur les thèses controversées du psychiatre Antonio Vallejo Nágera, lui-même proche de Franco. Les enfants de familles républicaines sont déclarés comme étant mort-nés, puis placés dans des familles franquistes. ;

– Le Wind Granma est le navire du révolutionnaire Monkey D. Dragon. « Wind » fait possiblement référence aux pouvoirs de Dragon, alors que Granma est le nom d’un yacht mexicain qui a transporté 82 révolutionnaires cubains (dont notamment Fidel Castro, Raúl Castro, Camilo Cienfuegos et Che Guevara) à Cuba pour la révolution cubaine en 1956. ;

– Le nom de Tank Lepanto, le Commandant de l’escadron de l’Armée de défense de Dressrosa, viendrait de la Bataille de Lépante (Batalla de Lepanto en VO) , qui prit place pendant la Quatrième guerre vénéto-ottomane (1570-1573). C’est pendant cette bataille que Cervantes (l’auteur de Don Quichotte) perd l’usage de la main gauche, d’où son surnom de « manchot de Lépante ». ;

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– Les Germa 66 ont des symboles, comportements et buts en commun avec l’Allemagne nazie :
>Le Reichsadler (l’Aigle Impérial) est un aigle héraldique stylisé représentant l’Allemagne à de nombreux moments de l’histoire. L’aigle impérial nazi était doré, comme celui de Germa. |
>Les deux grands crânes avec des tomoes pour les yeux et un éclair par-dessus sont une combinaison du symbole SS-Runen des Schutzstaffel (un ’’SS’’ en forme d’éclairs) et le Totenkopf (ou « tête de mort »), insigne récurrent utilisé par différentes composantes armées, militaires, ou para-militaires au cours de l’histoire de l’Allemagne. |
>Les grandes bannières de couleur unie avec un cercle blanc et le symbole dedans sont très semblable aux étendard nazis (salle du trône du palais ; affiche de propagande nazie) |
>Le drapeau des Germa (dans le manga) ressemble au Reichskriegsflagge, le drapeau officiel des forces armées allemandes de 1867 à 1945 (sept designs différents furent utilisés pendant cette période), notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. |
> De plus, l’insigne des Vinsmoke, le 66, est écrit dans une police qui le fait ressemble à un SS, avec une ligne reliant la courbe inférieure de la lettre. |
>Cette symbologie s’inscrit dans la volonté générale de Germa de créer des humains génétiquement plus puissants, ce qu’on associe couramment à l’Allemagne nazie (comme dans le roman thriller Boys from Brazil [1976], Hydra et les jumeaux Maximoff ‘’optimisés’’ dans l’univers Marvel, etc). L’Übermensch (Surhomme) est une notion principalement associée au philosophe allemand Friedrich Nietzsche (1844-1900), expliquant que l’homme actuel n’est qu’une phase temporaire de l’humain avant qu’il n’atteigne un état supérieur, « de nature égale au divin. Il est au-dessus des hommes et plus haut des hommes que ceux-ci le sont du singe. Il ne doit pas se soucier des hommes, ni les gouverner : sa seule tâche est la transfiguration de l’existence. »
Cette notion a été mal interprétée par les nazis, et Hitler développa ainsi dans son livre Mein Kampf (1925) son programme de développer la ‘’race aryenne’’ supérieure, l’eugénisme, la servitude des races inférieures, l’élimination des autres races supérieures (non aryennes), et autres joyeusetés. |
>Dans l’ensemble, les soldats clonés n’ont pour seul but que de servir la famille Vinsmoke (qu’ils vénèrent littéralement) et d’assurer la gloire des Germa 66. Ils n’ont pas de véritable arbitre et obéissent à tout ordre sans la moindre hésitation, même celui de se sacrifier. C’est le soldat rêvé pour tout pays belliqueux, comme le Troisième Reich, qui utilisait notamment la Pervitin (de la méthamphétamine). Durant la Seconde Guerre mondiale, la Wehrmacht (armée allemande) a distribué de la Pervitin dans ses divisions à tous les niveaux, soit 3 millions de soldats. Le but recherché était la préparation au combat, la diminution de l’anxiété, l’augmentation de la puissance, la concentration et l’agressivité des soldats et des pilotes ; de plus, les soldats pouvaient rester éveillés pendant plus de 24 heures. Entre avril et juin 1940, la Wehrmacht et la Luftwaffe ont utilisé plus de 35 millions de comprimés de Pervitin essentiellement pour les soldats spécialisés (aviateurs, tankistes). |
>De façon générale, l’empire Germa et le 3ème Reich sont tous les deux très axés sur la science, surtout pour développer des façons plus efficaces de faire la guerre. C’est par exemple grâce aux recherches sur les missiles de croisières V1 et V2 que les Nazis sont à l’origine des fusées spatiales contemporaines. ;
>Judge Vinsmoke a déclaré que les pays de North Blue sont ses ennemis. Il a dédié toute sa vie à prendre sa revanche contre ces pays, afin de restaurer son Royaume de Germa. Cela fait pas mal penser à Hitler, extrêmement salty de la défaite de l’Allemagne de 1918, de son humiliation internationale ainsi que des lourdes exigences du traité de Versailles (territoire réduit, puissance économique et militaire amputée), ne rêvant que de revanche et de rendre à son pays sa gloire d’antan. Le Massacre des Quatre Nations de Germa pourrait faire penser aux premières victoires de l’Allemagne, notamment en mai-juin 1940, avec l’invasion foudroyante des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et de la France en utilisant la Blitzkrieg (guerre éclair).
>Judge pour ambition de conquérir l’ensemble de North Blue, tandis que les nazis avaient pour objectif d’étendre les frontières de l’Allemagne pour créer un ‘’Grand Reich germanique’’ telles que planifiées selon le Generalplan Ost (projet nazi d’organisation planifiée du territoire conquis par l’Allemagne). La guerre a pour but la conquête d’un Lebensraum (= ‘’espace vital’’) pour l’Allemagne en Europe centrale et orientale, dont les contours changent progressivement au fil du temps et des événements. En gros, il s’étend à l’ouest d’une ligne allant de la Belgique à l’est de l’Italie (en évitant celle-ci et la Suisse) et à l’est de la mer Caspienne en remontant jusqu’à l’est de la Finlande, coupant l’URSS salement. Ils ne prennent pas le sud de l’Europe (les Balkans, la Hongrie et la Roumanie), mais choisissent la Suède et la Norvège, et probablement aussi l’Islande. (carte de la zone prévue par le Generalplan Ost)
Certains territoires seront (gracieusement) laissés à des peuples germanophones, des groupes ethno-linguistiquement proches (principalement néerlandophones) et des groupes nordiques. |
>On pourrait aussi comparer l’alliance (foireuse) entre Germa et les Pirates de Big Mom avec le Pacte germano-soviétique de 1939. Dans les deux cas, chacun conclut un accord militaire avec l’autre alors qu’il ne lui fait en fait pas confiance et prévoit de le trahir (même si l’URSS ne pensait pas attaquer l’Allemagne la première). La trahison a lieu rapidement, lors de l’opération Barbarossa (invasion de l’URSS le 22 juin 1941) et du faux mariage entre Sanji et Pudding. ;
>Enfin, la moustache de Judge (qui remonte vers le haut) ressemble un peu à celle de l’ancien Kaiser (empereur) allemand, Guillaume II (1859-1941), qui a dirigé l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale. Guillaume II est souvent représenté avec un casque en métal (bien que le sien avait une pointe au sommet, mais pas celui de Judge). ;

– L’architecture du royaume Germa, avec ses châteaux, tours et donjons, ressemble à celle de l’Europe médiévale. ;

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– Les cheveux tressés blonds de Jack, sa corpulence, son manteau à fourrure ainsi que ses cornes rappellent les Vikings. Les Vikings (appelés Normands dans la bibliographie ancienne) sont des explorateurs, commerçants, pillards mais aussi pirates scandinaves au cours d’une période s’étendant du VIIIe au XIe siècle, communément nommée « Âge des Vikings ». Par extension, on emploie le terme en français pour désigner la civilisation scandinave de l’âge du fer tardif, c’est-à-dire à partir de la fin du IIe siècle à l’âge du fer romain.
Ils sont restés païens jusqu’à la moitié du Xe siècle, contrairement aux autres peuples germaniques de l’Europe plus méridionale, ce qui leur a valu une image négative dans les textes européens du début du Moyen Âge, réduite à des actes de piraterie et de pillages, caractérisés par la violence de leurs raids et leur barbarie païenne. Cependant, la documentation plus contemporaine a permis de nuancer le propos, notamment pour leurs talents de grands marins, explorateurs, marchands et guerriers qui atteignirent les côtes atlantiques de l’Europe, la Méditerranée, l’Afrique du Nord, l’Orient et même l’Amérique (Vinland), tout en établissant parfois au passage des comptoirs commerciaux et des colonies comme sur les îles Féroé, les Orcades, l’Islande, le Groenland, etc. et même des Etats en Normandie et en Russie. Leur assimilation dans les pays colonisés procède d’un choix politique délibéré qui a conduit à leur acculturation en quelques décennies. L’âge viking prit fin à la suite de l’affirmation en Scandinavie de pouvoirs monarchiques centralisateurs et de leur conversion au christianisme.
Les vikings parlaient le norrois ou vieux norrois, utilisant des runes pour écrire sur des tombes ou des manuscrits. Ils avaient leur propre religion polythéiste, dont les dieux principaux étaient Odin, Thor et Loki et toutes sortes d’autres dieux/déesses et créatures diverses (animaux, géants, etc). Les Vikings pratiquaient la musique. Ils aimaient beaucoup les activités physiques et participaient à des concours de tir à l’arc, de natation, de course à pieds… Lorsque la neige et la glace recouvraient la campagne, les Vikings se déplaçaient à ski. En hiver, ils aimaient se baigner dans les sources d’eau chaude. Ils faisaient des sculptures en bois et fabriquaient des bijoux à base d’os. ;

– Au chapitre 795, l’amiral Fujitora utilise un dé pour choisir quoi faire entre suivre les ordres ou bien ne pas poursuivre les pirates au chapeau de paille (temporairement). Et comme le dé tombe sur 1, la face choisie pour les laisser en paix, il rétorque à un de ses hommes voulant les attraper tout de suite : ‘’Une fois les dés lancés, un homme digne de ce nom n’a plus son mot à dire.’’, respectant ainsi le choix du destin, malgré son illégalité.
C’est similaire à la fameuse situation de Jules César qui, le 10 janvier 49 av. J.-C, hésitant entre franchir le Rubicon avec son armée ou pas, aurait longuement réfléchi à la question. Le Rubicon est un fleuve italien, marquant la limite entre la Gaule cisalpine (sous l’autorité d’un proconsul, à ce moment César) et l’Italie (dirigée par l’empereur et le Sénat), et le passer armé était considéré comme sacrilège et parricide. Mais comme le Sénat avait refusé à César le consulat et la continuation de son gouvernement, celui-ci, qui n’attendait qu’un prétexte pour renverser Pompée, résolut de marcher sur Rome. Cependant, lorsqu’il fut sur les bords du Rubicon, il s’arrêta un instant, effrayé de l’audace de son entreprise (qui allait bouleverser la République), avant de s’élancer finalement, poussé par le désir de la vengeance.
‘’Alea jacta est’’, aurait-il alors lancé, soit « le sort en est jeté », ou « les dés sont jetés », ce qui signifie qu’il s’en remet à la chance, aux événements sur lesquels il n’aurait aucune emprise, n’ayant plus la possibilité de revenir sur ce qui a été commis. Pour César, il n’y a plus que deux issues : la mort et le déshonneur ou la victoire et le pouvoir. Il mise sur l’audace et la rapidité de ses déplacements militaires et sur l’expérience et la fidélité de ses légions, et se démarque des atrocités de la précédente guerre civile par sa politique de clémence, n’exerçant ni proscriptions ni représailles. Quand l’année 49 av. J.-C. se termine, César est le dictateur de Rome, maître de l’Italie, des Gaules et des Espagnes. ;

Blenheim est le commandant de la 9ème flotte de Barbe Blanche ayant combattu à Marineford pour sauver Ace. C’est aussi le nom de 5 anciens navires de la Royal Navy (HMS Blenheim), dont le nom vient de la (deuxième) bataille de Blenheim (ou bataille de Höchstädt), un affrontement majeur de la guerre de Succession d’Espagne qui opposa, le 13 août 1704, la France (de Louis XIV) à la Grande Alliance rassemblant l’Angleterre, les Provinces-Unies, le Portugal et le Saint-Empire romain germanique. Ce fut une écrasante victoire pour l’Alliance, et la bataille se termina à la nuit tombante avec des pertes françaises sévères : plus de 30 000 tués, blessés ou disparus. ;

– Le vrai nom de Barbe Blanche est Edward Newgate. La prison de Newgate était une (tristement) célèbre prison de Londres, active pendant l’Âge d’Or de la piraterie, et où de nombreux pirates infâmes (et autres criminels) ont été incarcérés; y compris William Kidd et les membres de l’équipage du « Roi des pirates » Henry Every.
La prison fut d’abord installée en 1188, dans les murs de la Newgate, (la « porte Neuve »), l’une des sept portes historiques de la Cité de Londres, puis elle fut agrandie et reconstruite de nombreuses fois. De 1783 à 1902, elle fut le théâtre de 1 169 exécutions (soit un peu moins de 10 par an). La prison ferma définitivement en 1902 et fut démolie deux ans plus tard, pour permettre la construction du tribunal qui fut inauguré en 1907. Elle fut donc utilisée pendant 714 ans.
La prison est particulièrement connue pour 3 choses :
>Ses conditions sanitaires déplorables, à cause du mauvais état de ventilation et des prisonniers groupés dans les cellules. Le typhus (la ‘’fièvre des prisons’’) fait des ravages, causant 7 à 8 décès par semaine. L’introduction de ventilateurs mécaniques à partir de 1734 permet de faire baisser ce nombre à environ 2 par mois. |
>Des exécutions publiques ont eu lieu à l’extérieur de la prison de 1783 à 1868. La dernière pendaison à Newgate a été réalisée par William Billington, le 6 mai 1902. Jusqu’au XXe siècle, les exécuteurs étaient formés à Newgate. |
>Ses prisonniers renommés, comme Daniel Defoe, auteur de Robinson Crusoé ; William Kidd, pirate ; Titus Oates, célèbre parjure ; ou encore Jack Sheppard, célèbre voleur et spécialiste de l’évasion. ;

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– Le Cipher Pol est une branche du Gouvernement Mondial chargée de l’espionnage et des renseignements. Elle est sous-divisée en 8 groupes allant de 1 à 8 plus un 9ème groupe qui est une unité fantôme. Ce neuvième groupe n’est pas connu du grand public et est spécialisé dans l’infiltration et l’assassinat. Après l’ellipse, on découvre un 10ème groupe nommé CP-AIGIS0, qui est le plus puissant des 10.
Pour le CP9, les membres sont recrutés dès l’enfance et sont entraînés à la fois physiquement et mentalement afin de devenir des tueurs suffisamment compétents et endurcis pour mettre de côté leurs émotions et mener à bien les missions confiées. Ils doivent aussi maîtriser les Six Pouvoirs, un ensemble de techniques de combat hors du commun qui transforme le corps en une véritable arme. Enfin, une bonne partie de ses membres a aussi mangé un Fruit du Démon, amplifiant encore leur force initiale. Ne disposant pas d’une existence officielle, le Gouvernement accorde à cette unité fantôme bien des privilèges, notamment le droit de tuer quiconque s’oppose à à l’organisation politique et à  »l’Ordre Mondial » qu’elle veut instaurer, ainsi que la permission de déclencher un dévastateur Buster Call. Les autres CP (hors CP0) ont sûrement des conditions de recrutement moins élevées. Ils ont pour supérieur direct le Commandant des Forces Armées de la Marine, Kong.
C’est une référence aux différentes organisations, organismes ou agences nationales de renseignements qui existent réellement : CIA, NSA et FBI américains ; Tchéka->Guépéou et NKVD soviétiques, devenus les SVR et KGB russes ; MI6 anglais ; DGSE française, etc. Leur organisation et méthodes varient plus ou moins de l’une à l’autre, et difficile de savoir exactement qui (a) fait quoi. Leurs objectifs sont globalement toujours les mêmes : renseignement, espionnage+contre-espionnage, surveillance, intelligence économique et information ; plus des choses plus précises, comme les investigations, la (cyber)sécurité, la lutte antiterroriste, contre le crime organisé et le marché de la drogue, etc.
Mais évidemment, quand tout est fait ‘’pour le plus grand bien’’ (ou plutôt, ‘’pour la sécurité du pays’’), et donc on a aussi des trucs moins avouables, comme la surveillance/le fichage de masse des citoyens (notamment des opposants politiques), la désinformation, l’espionnage économique/industriel/militaire/nucléaire, ainsi que les assassinats ciblés. La France n’est pas en reste.

Si on ignore comment les agents du Cipher Pol sont recrutés, on sait que Jabura, Blueno et Rob Lucci s’entraînaient déjà au camp de Guanhao 22 ans avant le début de la série, à respectivement 15, 10 et 8 ans, des âges extrêmement juvéniles. Ils avaient sûrement des prérequis, comme une capacité naturelle d’apprentissage élevée et une grande force pour des enfants, ou venaient d’une famille d’assassins (comme Kalifa et Kumadori). Outre l’endoctrinement habituel pour en faire de bons petits soldats dévoués, ils ont probablement dû subir des thérapies de dissociation psychologique volontaire. C’est une technique de manipulation mentale qui était très pratiquée des années 50 à 70 par la CIA après la guerre froide afin de démasquer les espions soviétiques. Lucci et cie ont sûrement eu un traitement proche, soit en utilisant une faille psychologique (surtout émotionnelle), soit en amplifiant une dissociation déjà présente, pour pouvoir en faire un monstre sans âme, une sorte de tueur programmé. Après tout, c’est beaucoup plus facile de manipuler un enfant.

Parmi les services de renseignements existant, les pires sont sûrement ceux soviétiques/russes, qui ont toujours servi assez ouvertement de police politique et ne reculaient devant rien pour maintenir l’ordre et la ‘’grandeur’’ de leur pays :
>La Tchéka, est la police politique créée en 1917 (renommée Guépéou en 1922) pour combattre les ennemis du nouveau régime bolchevik. Son organisation était décentralisée et devait seconder les soviets locaux. Elle est très rapidement opérationnelle et redoutée même par les vieux bolcheviks comme Boukharine, car composée d’homme sans scrupule dont de nombreux anciens prisonniers de droit commun.|
>Sous la Guépéou, un décret adopté en 1924 leur permet d’exiler dans les régions les moins peuplées du pays ou d’enfermer dans un camp de concentration pour 3 ans tout individu sur des critères larges tel que « socialement dangereux ». La police d’Etat met également en place la politique de  »dékoulakisation » voulue par Staline à partir de cette date. Les koulaks (paysans aisés) sont arrêtés, déportés ou fusillés. Entre 1930 et 1932, 1.8 millions de Russes sont déportés dans les villages de colonisation de Sibérie : parmi eux, plusieurs centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants y mourront.  La Guépéou est absorbée par le NKVD en 1934.|
Le rôle du NKVD était de contrôler la population et la direction de l’URSS ; ses chefs ne rendaient compte qu’à Staline, qui l’utilisa pour imposer et maintenir son autorité sur le pays. Il joua un rôle essentiel dans les grandes purges de 1936 à 1938 et acquit rapidement une réputation aussi redoutable que l’ancienne Guépéou. Le NKVD est responsable, selon le général du KGB Alexandre Karbanov, de la mort de 3,5 millions de Soviétiques lors des Grandes Purges. Il gérait le système répressif en URSS, dont le Goulag. C’est le NKVD qui exécuta le massacre de Katyń. Lors de la déstalinisation, 3 777 380 condamnations eurent lieu contre des membres de la Tchéka/Guépéou/NKVD pour « activités contre-révolutionnaires ». 642 980 d’entre eux furent condamnés à mort. |
>Enfin, le KGB (équivalent de la CIA) n’avait aucun contrôle de ses activités, ni de limites de ses moyens. Il n’était soumis qu’au Politburo, et plus précisément, au secrétaire général du parti communiste de l’URSS. Il ne peut même pas être considéré comme un service de renseignement classique, étant donné sa très forte influence et ses multiples fonctions, son contrôle de la société soviétique et ses effectifs considérables (entre 500 000 [nb déclaré] et 1,5 M [nb probable] d’employés). Le KGB se reposait beaucoup sur le renseignement humain (particulièrement illégal) et a su tisser un des plus importants réseaux internationaux d’agents capables d’infiltrer énormément de milieux, qu’ils soient intellectuels, politiques (notamment dans les partis communistes d’Europe), religieux, militaires, maçonniques, étudiants, industriels.

(Si vous voulez aller plus loin, voici les résumés des 3 agences américaines 🙂
CIA, NSA et FBI sont des organisations appartenant à la communauté du renseignement des États-Unis (United States Intelligence Community, IC). Elle comporte 17 organisations différentes.
>La CIA (Central Intelligence Agency, Agence centrale de renseignement), fondée en 1947, est un service américain d’espionnage et de contre-espionnage de l’étranger et des citoyens d’États étrangers. Certains d’entres eux sont recrutés comme espions, qui fourniront des informations sensibles sur leur pays à l’agence qui les transmet au gouvernement des États-Unis. La CIA n’a pas le droit, de manière générale, d’espionner les citoyens américains. Son pouvoir d’investigation sur les citoyens américains est restreint. Elle n’est pas une police et n’a pas les moyens de faire appliquer la loi.
L’histoire de la CIA est controversée, et ses activités ont excédé les simples missions d’espionnage. En effet, elle est par exemple impliquée dans : le renversement du Premier ministre iranien Mohammed Mossadegh en 1953 (opération Ajax) ; l’organisation du débarquement de la baie des Cochons (pour envahir Cuba) en 1964 ; la mise en place du plan Condor (années 70) ; la formation de combattants de l’armée soviétique en Afghanistan (années 1980), etc. Elle a en outre mené des actions culturelles, surtout pendant la guerre froide, pour lutter contre l’influence communiste.
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>La
NSA (National Security Agency, Agence nationale de sécurité) est affiliée au département de la Défense des États-Unis, et fournit des informations au gouvernement des États-Unis. Elles sont tirées de l’espionnage de signaux et systèmes électromagnétiques utilisés par des cibles étrangères (radio, satellite, radar, armes, etc.). Son objectif est de fournir des informations intéressant la sécurité des États-Unis sur les capacités, les opérations et les intentions des adversaires étrangers.
La NSA est en outre chargée de la cybersécurité du pays, tandis que le CSS (son service associé) fournit un appui en cryptologie (conception et décryptage de codes secrets) à l’armée américaine.
La NSA a été fondée en 1952, mais son existence ne fut révélée que cinq ans plus tard. Son directeur est nommé par le président des USA. En 2013, une controverse mondiale éclata après qu’un de ses employés, Edward Snowden, a transmis à la presse des documents confidentiels révélant qu’elle surveillait en masse les appels téléphoniques et communications électroniques des citoyens américains, qu’elle espionnait des chefs d’État étrangers et récoltait des informations à des fins d’espionnage économique et industriel. |
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>Le FBI (Federal Bureau of Investigation, Bureau fédéral d’enquête) est un service gouvernemental de police, sous autorité du département de la Justice des États-Unis, qui a pour mission d’enquêter sur des crimes commis sur le sol américain et contre des citoyens américains à l’étranger. C’est aussi un service de renseignement et de contre-espionnage, travaillant à la fois aux USA ou à l’étranger.
Les enquêtes du FBI se divisent en plusieurs programmes pour identifier et contrer diverses menaces : terrorisme d’origine domestique ou internationale, contre-espionnage étranger, cybercriminalité, corruption publique, droits civiques, crime organisé et drogue, crimes en col blanc (white collar crime), crimes dont l’Etat fait (plus ou moins) partie, crimes graves, etc.
Il peut avoir recours aux écoutes téléphoniques, sous contrôle des lois fédérales, notamment dans la lutte contre le terrorisme ou pour les crimes les plus graves, mais n’est pas l’équivalent pour autant d’une police nationale.
Le FBI a été fondé en 1908, au début pour lutter contre les attentats anarchistes. Doté d’un budget de 9,6 milliards de dollars (2019), il emploie 35 000 personnes, répartis entre son siège à Washington D.C., ses plus de 400 antennes dans les villes américaines, ainsi que ses bureaux de liaison à l’étranger. La figure la plus remarquable du FBI est son premier directeur fédéral, J. Edgar Hoover (de 1924 à 1972), dont le pouvoir et les méthodes, notamment dans la lutte contre le communisme ou dans sa surveillance des militants pour les droits civiques, sont restées controversées. (source) ;

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– Le CP Aigis-0 doit une partie de son nom à l’égide (en grec ancien αἰγίς / aigís), une arme merveilleuse de la mythologie grecque détenue par Zeus, offensive autant que défensive, symbole de la puissance souveraine. On ne sait pas trop ce que c’est, car les textes ne sont pas clairs, mais il est souvent représenté comme un bouclier mythique associé à Zeus et Athéna, recouvert d’une peau de chèvre (signification de aigis), probablement la chèvre Amalthée, nourrice de Zeus. Au chant V de l’Illiade, Athéna la ‘’jette sur ses épaules’’, donc il s’agirait plutôt d’une cuirasse recouverte d’une peau de chèvre. Dans tous les cas, l’égide est généralement représentée avec une bordure de serpents et la tête tranchée de Méduse au centre, ce qui lui ajoute un pouvoir destructeur.
Si Zeus le secoue pour déclencher le tonnerre et les éclairs, semant ainsi la terreur parmi les mortels, Athéna s’emploie plutôt à encourager qu’à terrifier : ainsi, c’est l’égide à la main qu’elle incite au combat les Achéens rassemblés près des nefs, qu’elle donne courage à Héraclès qui part combattre Cycnos, ou qu’elle en couvre Achille alors que celui-ci s’en va effrayer les Troyens (pour permettre aux Grecs de récupérer le corps de Patrocle).
L’égide est restée, dans l’Antiquité, le symbole de l’invulnérabilité garantie par la protection des dieux, un emblème de protection et de pouvoir. Les empereurs romains sont ainsi souvent représentés avec une amulette placée sur la poitrine, miniature du bouclier orné de la tête de Méduse. De nos jours, dans le langage courant, l’égide désigne un soutien, une protection voire un rempart, notamment dans l’expression « sous l’égide de » .

Pour en revenir aux services de renseignements évoqués ci-dessus, le KGB (équivalent de la CIA) tirait sa mission idéologique de ses insignes : le bouclier pour défendre la révolution, l’épée pour écraser ses ennemis. Le KGB contrôlait impitoyablement la société soviétique, liquidant les opposants/dissidents politiques et organisations contre-révolutionnaires à l’intérieur de l’URSS et à l’étranger, assurant la sécurité des frontières, du Parti communiste et des chefs de l’État, et utilisant ses agents à l’Ouest pour propager la désinformation (telle l’opération INFEKTION). En cas de guerre, il aurait en outre disposé d’unités sous blindage pour suivre les (maigres) formations fournies par les « pays satellites » (Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, RDA, etc.) et de s’opposer par le feu à toute désobéissance. ;

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– Il est possible que l’Incident d’Ohara (la destruction totale de l’île en raison des recherches de ses scientifiques sur le Siècle Oublié), fasse écho à l’incendie des livres et enterrement des lettrés, expression chinoise faisant allusion à l’autodafé (présumé) de textes en 213 av. J-C et l’enterrement vivant de 460 érudits en 212 av J-C (ou 210 ?) ordonnés par l’empereur chinois Qin Shi Huang de la dynastie Qin. Ces événements auraient causé la perte de nombreux traités philosophiques des « cent écoles de pensée ».. La philosophie officielle du gouvernement a survécu (le  »légisme », un  »réalisme politique » prônant l’absolutisme).

Dans ce système de gouvernement, aucune opposition ne pouvait être tolérée. Les enseignements confucéens n’avaient pas droit de cité dans l’empire Qin. D’après le Shiji (livre historique et ouvrage littéraire), après l’unification de la Chine par l’empereur Qin Shi Huang en 221 av. J.-C., son chancelier Li Si lui suggéra de supprimer les discussions intellectuelles pour unifier la pensée et l’opinion politique. On peut lire dans le Shiji (chapitre 6) : « Le chancelier Li Si dit : Moi, votre serviteur, vous propose que tous les récits des historiens autres que ceux de l’État de Qin soient brûlés. À l’exception des lettrés dont la charge inclut la possession de livres, si quiconque sous le ciel a des copies du Classique des vers, du Classique des documents, ou des écrits des cent écoles de pensée, il devra les remettre au gouverneur ou au commandant pour être brûlés. Quiconque parlant de ces livres sera exécuté en public. Quiconque utilisera l’histoire pour critiquer le présent verra sa famille exécutée. Tout représentant de l’État ayant connaissance d’une telle violation et ne la rapportant pas en est également coupable. Quiconque n’aura pas brûlé les livres trente jours après ce décret sera tatoué et envoyé à la construction de la Grande Muraille. Seuls sont exceptés les livres de médecine, divination, agriculture, et sylviculture. L’étude des lois ne sera faite qu’à partir des textes officiels. »
D’un point de vue politique, les livres de poésie et d’histoire ancienne étaient jugés dangereux, parce que contenant des portraits de dirigeants vertueux ; quant aux ouvrages de philosophie, ils prônaient souvent des idées incompatibles avec le régime impérial. Cette mesure avait pour ambition d’effacer le passé et par là même, de « réformer les mœurs par l’intermédiaire des Lois », ainsi que l’empereur décrivait son action. Les œuvres de Confucius étaient les plus directement visées par les décrets de proscriptions. En effet, tous les lettrés pris en possession d’un classique confucéen risquaient jusqu’à la mort. Plus que de simples interdictions, des perquisitions massives eurent lieu chez les lettrés pour purger la Chine de la corruption du passé. Bien des lettrés rivalisèrent d’ingéniosité pour dissimuler leur copie de classiques (en les cachant dans des stèles, sous des planchers, dans des murs). Cependant, Li Si prit soin de classer le Dao de jing de Lao Tseu dans la catégorie des arts divinatoires pour le sauver des purges, alors que la plupart des ouvrages philosophiques étaient appelés à brûler.

Cependant, les érudits modernes doutent des détails de l’histoire contenue dans le Shiji – la source principale – dans la mesure où l’auteur, Sima Qian, a écrit l’histoire environ un siècle après les événements et qu’il était un responsable de la dynastie Han (sa successeur) ; Il dépeignait systématiquement les dirigeants précédents de manière défavorable. S’il est clair que le premier empereur était connu pour être cruel et autoritaire, et a rassemblé et détruit de nombreuses œuvres qu’il considérait comme subversives, deux exemplaires de chaque école devaient être conservés dans des bibliothèques impériales. Ceux-ci ont été détruits lors des combats qui ont suivi la chute de la dynastie, lorsque le chef militaire Xiang Yu a brûlé les palais impériaux de la capitale Xianyang en 206 av. J-C. On pense désormais qu’il fit tuer beaucoup de lettrés, mais que ceux-ci n’étaient pas confucéens en général, et ne furent pas ‘’enterrés vivants’’ (on parle notamment d’alchimistes tués pour l’avoir trompé).
(Au XXe siècle c’est d’abord à l’extrême-droite que Qin Shi Huang sert de modèle. Le mouvement fasciste des Chemises bleues (1932-1938) en fait l’éloge pour avoir brûlé les livres et exterminé les intellectuels. Mais ce n’est qu’une fois lancée la Révolution culturelle que Qin Shi Huang, à partir de 1973, est présenté pour les mêmes raisons comme un modèle à l’ensemble du pays. Mao s’est lui-même explicitement comparé à cet empereur, se présentant comme son héritier. [Y a-t-il une seule chose que ces connards d’extrême-droite font à part encenser des dictateurs, mépriser la démocratie et être des fils de pute finis ?]) ;

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Van Augur a été introduit de façon assez… atypique : il tirait sur les mouettes au-dessus de l’océan pour voir celles qui étaient condamnées à mourir sans douleur.
Dans la religion romaine, l‘augure est un prêtre (et ministre) chargé d’interpréter les phénomènes naturels considérés comme des présages. La cérémonie et la fonction de l’augure étaient au cœur de toute entreprise majeure de la société romaine – publique ou privée -, y compris en matière de guerre, de commerce et de religion : il était hors de question de partir à la guerre, de choisir l’emplacement d’un temple, de désigner un homme pour une fonction politique, sans consulter les augures. Ils recherchaient la volonté divine concernant tout projet d’action susceptible d’avoir une incidence sur les  »pax, fortuna et salus » (paix, bonne fortune et bien-être) de Rome.
Un  »augure » désigne également la pratique divinatoire exercée par ces prêtres, et le message (de bon augure ou de mauvais augure) envoyé par les dieux qui doit être élucidé afin de déterminer une conduite à tenir pour satisfaire la volonté des dieux. L’augure (ou auspice) était un type de divination primitif d’origine étrusque qui consistait à observer le chant des oiseaux, s’ils volaient en groupes ou seuls, quels bruits ils faisaient en volant, la direction du vol, et le type d’oiseaux (-> ornithomancie). Cela s’appelait ‘’prendre les auspices’’.
Il y avait aussi l’interprétation des phénomènes célestes, tels que le tonnerre et les éclairs (-> brontoscopie), les nuages ou les vents, ainsi que diverses choses, comme l’étude de l’appétit des poulets sacrés, ou  »l’haruspicine », l’inspection des entrailles d’animaux sacrifiés. Bref, toutes sortes de pratiques aussi scientifiques que l’homéopathie et les cailloux qui filent de l’énergie. ;

– En parlant de pratique peu scientifique : lorsque fut présentée pour la première fois le Pays des Wa et les Mugiwaras infiltrés, Usopp était déguisé en vendeur d’huile de crapaud, produit miraculeux qui soignait les blessures en moins de temps qu’il n’en faut pour embobiner les badauds. Cela semble être une référence à l’huile de serpent, un remède traditionnel chinois sans aucune véritable efficacité qui devint un symbole de fraude en Occident. Ironiquement, puisque Wano est basé sur l’ancien Japon, les rôles sont ici inversés.
 »L’huile de serpent » (‘’snake oil’’ en anglais) est un euphémisme pour une publicité trompeuse, l’équivalent anglais de la  »poudre de perlimpinpin ». Il fait référence à l’huile minérale à base de pétrole ou  »huile de serpent » qui était vendue comme élixir miracle pour de nombreux types de problèmes physiologiques. De nombreux entrepreneurs européens du XVIIIe siècle et américains du XIXe siècle ont vendu de l’huile minérale (souvent mélangée à divers herbes, épices et composés ordinaires, actifs et inactifs, mais ne contenant aucune trace de serpents) en tant que ‘’baume/onguent/liniment d’huile de serpent’’, en faisant des affirmations désinvoltes sur son efficacité en tant que panacée. Les médicaments brevetés qui prétendaient être une panacée étaient extrêmement courants du 18ème au 20ème siècle, en particulier chez les vendeurs dissimulant des drogues addictives telles que des élixirs ou concoctions à base de cocaïne, amphétamine, alcool et opium, qui les vendaient à des salons médicaux comme médicaments ou produits bénéfiques pour la santé.
En pratique, dans le médicament traditionnel chinois, l’huile de serpent est un rubéfiant ou une pommade contre les douleurs physique mineures, créée en utilisant la graisse extraite du serpent d’eau chinois. Il est couramment utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise depuis des siècles, bien que son efficacité réelle ait été une source de controverse historique dans le monde occidental. ;

Doma est un pirate connu évoluant dans le Nouveau Monde allié à Barbe Blanche après avoir été vaincu par Portgas D. Ace. On le surnomme le ’’Chevalier Bohème’’ et il est toujours accompagné d’un singe.
Le mot ‘’Bohème’’, contrairement à ce que pensent les wikis, n’est pas en rapport avec la Bohême (un ancien royaume européen), mais avec le mot  »bohème », signifiant  »errant, sans ressources », ou plus précisément  »Celui, celle qui mène une vie vagabonde, déréglée, sans ressource assurée et ne se préoccupe pas du lendemain » (wiktionnaire). En effet, son épithète en japonais est 遊騎士 (Yū Kishi), avec  »Kishi » signifiant  »Chevalier », et  »Yū » qui veut dire  »Voyager/errer ». Le chevalier errant, donc.
La bohème est une façon de vivre au jour le jour dans la pauvreté mais aussi dans l’insouciance. Elle correspond à un mouvement littéraire et artistique du XIXe siècle, en marge du mouvement romantique plus « aristocratique ». C’est à la fois un style de vie qui rejette la domination bourgeoise et sa rationalité dans le cadre de la société industrielle, et la recherche d’un idéal artistique. Si l’expression avait connu un certain déclin à partir des années 1960, période de la normalisation technocratique de Paris, l’expression ‘’bourgeois bohème’’ (ou ‘’bobo’’, qqn aisé financièrement qui se prétend homme du peuple), lui donne un certain regain. Le concept s’appuie évidemment sur la métaphore des ‘’peuples bohémiens’’ ou des tziganes, qui étaient associés, au XIXe siècle, au mouvement romantique.
La raison de la présence du singe est alors expliqué par le fait que les bohémiens/tziganes/gitans menaient une vie nomade, allant de ville en ville pour faire des spectacles, notamment d’animaux (ours, singes, chiens, etc.). ;

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– Ces connards de Dragons Célestes semblent être basés sur plusieurs concepts ou événements historiques :
>La Old Money (ou ‘’Vieux riche’’ en français) est « la richesse héritée de familles établies [= anciennes] de la classe supérieure (noblesse, patriciens) » ou « une personne, une famille ou un lignage possédant une richesse héritée« . Le terme décrit généralement une classe sociale de riches qui ont pu conserver leur richesse et la transmettre sur plusieurs générations, faisant souvent référence à des membres présumés de l’aristocratie ou de la classe noble. Le contraire est la New Money (ou ‘’Nouveau riche’’), expression péjorative qualifiant des personnes ou familles enrichies depuis une courte période, perçus comme vulgaires et ostentatoires, à qui il manque l’expérience mondaine et le système de valeurs de la Old Money, qui ont hérité de leur richesse et vivent dans ‘’ce monde’’ depuis bien plus longtemps.
Qui dit argent dit pouvoir. En France, les ‘’200 familles’’ contrôlaient une grande partie de la richesse du pays après 1815. Les « 200 » sont fondées sur la politique qui veut que, sur les 40 000 actionnaires de la Banque de France, seuls 200 sont autorisés à assister à l’assemblée annuelle et les votes. Sur un pays de 27 millions d’habitants, seuls 80 000 à 90 000 personnes avaient le droit de voter en 1820 et le quart d’entre eux les plus riches disposait de deux voix.
Aux USA, l’utilisation d’esclaves dans les plantations permit à des gens de s’enrichir rapidement. L’organisation Byrd ou Byrd Machine était une machine politique dirigée par l’ancien gouverneur et sénateur américain Harry F. Byrd Sr. (1887-1966) qui a dominé la politique de la Virginie pendant la majeure partie du XXe siècle.
La critique la plus célèbre de la tension entre Old Money et New Money dans la littérature américaine se trouve probablement dans The Great Gatsby (1925) de F. Scott Fitzgerald. Les personnages en possession de old money, représentées par la famille « Tom Buchanan » (Tom et Daisy) s’en tirent malgré (littéralement) un meurtre; tandis que ceux avec de la new money, représentés par Gatsby lui-même, sont alternativement adoptés et méprisés par d’autres personnages du livre. Fitzgerald critique énormément les personnes en possession de la Old Money par l’intermédiaire de son narrateur Nick Carraway: « C’étaient des insouciants, Tom et Daisy – ils brisaient des objets et des créatures et ensuite se repliaient dans leur argent ou dans leur grande négligence ou quoi que ce soit qui les liaient ensemble, et laissaient les autres nettoyer le désordre qu’ils avaient causé« .
Riches à en crever, d’une ‘’classe supérieure’’ et disposant de tous les droits ? C’est tout à fait les ‘’Nobles Mondiaux’’. |

>Ils sont aussi convaincus qu’ils sont en quelque sorte semblables à Dieu, ce qui se reflète dans la façon dont ils sont appelés ‘’saints’’ (ironique, car ils se sont montrés extrêmement cruels; se souciant peu de la vie humaine) et vivant en  »Terre sainte ».
La Terre sainte est le nom donné par les chrétiens à la région où est né et a vécu Jésus-Christ, avec une importance toute particulière accordée à Jérusalem lieu de sa mort et selon la foi chrétienne, de sa résurrection. Jésus étant considéré par tous les chrétiens comme le Messie annoncé par l’Ancien Testament, la Terre sainte s’identifie aussi à la terre promise des anciens Hébreux (la Terre d’Israël, donnée par Dieu).
La ville de Jérusalem est considérée comme « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l’islam. Au total, on dénombre 56 lieux saints (et une centaine d’autres de moindre importance) majoritairement placés à Jérusalem-Est. Parmi les lieux saints les plus notables : le Kotel juif ou le Mur des Lamentations chrétien (vestige du Temple d’Hérode) ; l’église du Saint-Sépulcre, où est traditionnellement situé le tombeau du Christ ; le Mont du Temple ou l’Esplanade des Mosquées (Haram al-Sharif) où est située la mosquée al-Aqsa. |

>L’habitude des Dragons Célestes de se balader à dos d’esclaves n’est pas anodine. L’empereur Jie de Xia (1728 – 1675 av. J-C), ou Jie Gui ou Di Jie, fut le 17ème et dernier souverain de la dynastie Xia de Chine. Il est traditionnellement considéré comme un tyran et un oppresseur qui a provoqué l’effondrement d’une dynastie. Jie est connu pour avoir vécu un style de vie luxueux avec des esclaves et traité son peuple avec une extrême cruauté. Il gouvernait imprudemment, et vivait une vie remplie de sexe, de luxe et de divertissement. Il détestait généralement les gens qui le critiquaient et beaucoup avaient effectivement peur de lui. Apparemment, il n’était pas un mauvais dirigeant, jusqu’au jour où il découvrit Mo Xi (末喜), une femme dénuée de toute vertu qui devint sa concubine et le corrompit  »grâce à son adresse sexuelle ».
Il y a beaucoup  »d’anecdotes » sordides sur son règne, comme Mo Xi qui demanda à Jie de créer un lac fait de vin, où ils firent une orgie d’hommes et femmes nues se baignant et buvant. Elle a ensuite commandé à 3 000 hommes de boire le lac à sec, seulement pour rire quand ils se sont tous noyés. Plusieurs centaines de personnes étaient employées pour fournir à Jie ses repas, dont les ingrédients venaient de tout le pays. Tous ceux qui se trompaient dans la préparation du repas étaient décapités.
Jie était aussi un alcoolique notoire, buvant un type de vin d’alcool pur (清醇). Les personnes travaillant pour lui qui ne pouvaient pas fournir cette boisson étaient tuées. Et pendant qu’il buvait du vin, il demandait à monter sur le dos de quelqu’un comme un cheval. Lors d’un incident, Jie chevauchait le dos d’un grand chancelier. Au bout d’un moment, le chancelier était fatigué au point qu’il ne pouvait plus ramper ni bouger. Il demanda au roi Jie de l’épargner. Jie l’a immédiatement traîné pour qu’il soit exécuté. Un autre chancelier, Guan Longfeng, a dit au roi qu’il perdait la confiance de son peuple : après lui avoir crié dessus, il fut également traîné pour être tué.
Au final, Zi Lü (aka Sheng Tang) réunit un quarantaine de vassaux contre ce souverain détesté de tous, même de ses généraux. et il attaqua Jie et le vainquit à la bataille de Mingtiao (鳴條之戰). Jie s’enfuit mais fut rattrapé et capturé par le général Wuzi (戊子). Il fut emprisonné, puis libéré et mourut de maladie en exil. Quant à Sheng Tang, il fut le premier roi de la dynastie Shang (商朝) et l’un des plus grands souverains de l’histoire de la Chine. |

>Le rôle des Nobles Mondiaux dans le Gouvernement Mondial est similaire à celui de nombreuses cultures européennes, y compris la Grèce et la République romaine, où les nobles avaient un pouvoir absolu par simple droit de naissance. Un patricien (du latin patricius, dérivé de pater qui signifie  »père ») est, durant la période romaine, un citoyen qui appartient, par sa naissance, à la classe supérieure ancienne et traditionnelle, et qui par ce rang détient diverses prérogatives politiques et religieuses. La classe des patriciens se distingue à Rome du reste de la population dite plébéienne. Après la période romaine, le terme de famille patricienne s’applique de façon plus générale pour désigner les familles de l’aristocratie.
Selon la tradition romaine antique, les patriciens d’origine descendent des cent familles (les gentes), présentes à la fondation de Rome, dont les chefs (nommés patres), sont choisis par Romulus et ses successeurs pour former le Sénat. Ainsi, quand les auteurs antiques parlent de patriciens au début de l’histoire romaine, il s’agit en fait de sénateurs, et vice versa. Tous les patres d’une gens patricienne sont sénateurs, et tous les sénateurs sont des patriciens. Une gens comprend plusieurs branches, familles, avec à leur tête un pater familias qui règne en maître absolu sur tous les membres de la familia (femme, enfants, serviteurs). Par exemple, Jules César descend de la gens des Iulii.
Les patriciens seraient des descendants des compagnons de Romulus. En réalité, ils sont sans doute les acteurs de la révolution de 509 av. J.-C. qui voit la chute de la Monarchie romaine. Au début de la République, les patriciens dominent l’État romain et forment une oligarchie. Les descendants de ces premiers sénateurs conservent le nom de patriciens, même sans être sénateurs. D’autres familles puissantes s’installent à Rome, avec le rang de patriciens, tels les Claudii vers 504 av. J.-C.
Les familles patriciennes de la République romaine s’éteignirent petit à petit, malgré les adoptions. À la fin de la République (vers -30 av. J-C), les historiens n’identifient plus que trente familles patriciennes, appartenant à 13 gentes. ;

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Voilà, c’est tout pour les bouquins ! Du moins pour l’instant… Dans la partie 11, nous traiterons du nom des attaques. 🙂

Tschaw ! o/

Une réflexion au sujet de « Toutes les références culturelles dans One Piece – 10) L’Histoire »

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